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Inquiétude chez les personnes vulnérables pour la deuxième vague

Une femme tient dans ses mains un portefeuille vide. Elle porte un pull jaune et un jean. Le portefeuille est en cuir noir.

Les personnes démunies peuvent être plus vulnérables face à la COVID-19.

Photo : iStock

Radio-Canada

Un organisme communautaire de Trois-Rivières s’inquiète de la santé psychologique des personnes vulnérables.

Selon Sylvie Tardif, coordonnatrice de l’organisme COMSEP, la deuxième vague de la pandémie inquiète plusieurs de ses membres en situation de pauvreté, qui craignent de revivre les difficultés du printemps dernier.

COMSEP avait dû suspendre ses activités de groupe. Le centre d’aide offre des ateliers d’alphabétisation et de francisation auprès de 600 individus.

Il s’agit du seul endroit, pour plusieurs, où il est toujours possible de socialiser pendant la crise sanitaire.

Il ne faut pas que COMSEP ferme à cause de la deuxième vague, parce que pour nous, ceux qui sont en situation de pauvreté, on a ce lieu-là pour voir du monde, se divertir et participer à des ateliers. Ça nous évite de devenir dépressifs, parce qu'il y en a qui peuvent faire des dépressions ou tomber malades, estime Jean-Simon Desjardins, qui fréquente l'organisme.

Jean-Simon Desjardins est membre chez COMSEP depuis 13 ans. Il fait partie de l’escouade verte, où il apprend à développer des habitudes écoresponsables. Les activités de jardinage, de compostage et de collecte de déchets lui font un grand bien.

On sent que la nouvelle vague fait plus mal au niveau santé mentale que la première, parce que les gens savent vers quoi ils s'en vont. Beaucoup de gens nous disent qu'ils ont de la difficulté à dormir, ils sont plus fragiles. On a décidé de rester ouverts aussi longtemps qu'on le puisse, parce qu'on garde le lien social avec nos gens et ça pour nous c'est extrêmement important, souligne la coordonnatrice générale de COMSEP, Sylvie Tardif.

Les employés d’organismes communautaires sont, eux aussi, éprouvés par la pandémie.

Un sondage mené par la Table régionale des organismes communautaires en santé et service sociaux du Centre-du-Québec et de la Mauricie auprès de 259 employés révèle que 95 % d’entre eux ont vécu des problèmes physiques ou psychologiques depuis le printemps.

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