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Le compte Twitter de l'équipe de campagne de Trump brièvement bloqué

Une femme porte un masque « Make America Great Again ».

Un rassemblement de campagne a eu lieu jeudi à Greenville, en Caroline du Nord, en présence du républicain Donald Trump.

Photo : Reuters / Carlos Barria

Radio-Canada

Le compte Twitter de l'équipe de campagne de Donald Trump a brièvement été bloqué jeudi, créant la grogne chez les républicains, qui accusent les médias sociaux de s'adonner à la censure.

Twitter a momentanément bloqué le compte @TeamTrump après que ce dernier eut publié une vidéo au sujet de Hunter Biden, le fils du candidat démocrate Joe Biden. Celle-ci enfreignait les règles de la plateforme en matière de publication d'informations privées et de matériel piraté.

La vidéo en question faisait référence à un article controversé du New York Post publié mercredi dans lequel on trouve des renseignements provenant de courriels récupérés illégalement sur un ordinateur personnel lié à Hunter Biden.

Ces courriels permettent de raviver les accusations lancées contre le candidat démocrate à la Maison-Blanche par le camp de Donald Trump, selon qui il aurait aidé, par l'entremise de son fils, le groupe gazier ukrainien Burisma à échapper à des enquêtes pour corruption. Hunter Biden a siégé de 2014 à 2019 au conseil de surveillance de la société.

Twitter cherche par ailleurs à résoudre une panne mondiale depuis environ 17 h 30 (HAE) jeudi, après deux jours de controverse en raison de cet article du New York Post et de la suspension de plusieurs comptes. Nous savons que les gens ont des problèmes pour tweeter et utiliser Twitter. Nous cherchons à résoudre ce problème le plus rapidement possible, a confirmé un porte-parole du groupe californien. Les raisons de la panne ne sont pas encore connues.

Un porte-parole de Twitter a confirmé jeudi que le compte @TeamTrump, ainsi que ceux du New York Post et de la porte-parole de la Maison-Blanche Kayleigh McEnany, avaient été bloqués pour les mêmes raisons.

Il a précisé que les administrateurs de ces comptes pourraient devoir supprimer les gazouillis qui enfreignent les règles pour pouvoir recommencer à publier des messages.

Le compte de campagne du président, qui est suivi par 2,2 millions de personnes, était de nouveau fonctionnel jeudi après-midi, même si le camp républicain a republié la vidéo problématique sur Hunter Biden.

Un porte-parole de Twitter a indiqué que la nouvelle publication avait été modifiée pour éviter d'enfreindre sa politique et que, par conséquent, aucune action ne serait entreprise pour bloquer à nouveau le compte.

Quant au New York Post, son compte Twitter semble toujours suspendu, le dernier gazouillis du journal conservateur datant de mercredi, tandis que le compte de Kayleigh McEnany semble avoir été réactivé en début d'après-midi jeudi.

Tout ça va se terminer par une gigantesque poursuite, a prédit Donald Trump, alors qu'il était interrogé sur la décision de Twitter de suspendre ces comptes.

Les républicains en furie

Les républicains, dont de nombreux ténors, se sont empressés de dénoncer l'affaire. Le leader de la majorité républicaine au Sénat, Mitch McConnell, a affirmé que le blocage de cet article était répréhensible et qu'il ne devait pas y avoir de pareille entrave à la liberté d'expression aux États-Unis.

Furieux, le président de la commission judiciaire du Sénat, Lindsey Graham, ainsi que les sénateurs républicains Ted Cruz et Josh Hawley, ont fait savoir qu'ils allaient amorcer les procédures afin de convoquer le cofondateur de Twitter Jack Dorsey le 23 octobre, une dizaine de jours avant le scrutin présidentiel.

Le sénateur Josh Hawley a fait savoir qu'il avait l'intention de faire de même avec Facebook.

Nous allons enfin avoir une reddition de comptes, il est plus que temps, a déclaré Lindsey Graham.

Du côté démocrate, le porte-parole de la campagne de Joe Biden, Andrew Bates, s'est borné à rappeler que le Sénat, à majorité républicaine, avait déjà conclu que le candidat n'avait commis aucun acte répréhensible en lien avec l'Ukraine.

Manque de contexte

Mercredi soir, le cofondateur de Twitter a fait une sorte de mea culpa. Notre communication sur nos actions concernant l'article du New York Post n'a pas été super. Et bloquer le partage de l'adresse Internet de l'article sans contexte expliquant pourquoi, c'est inacceptable, a déclaré Jack Dorsey.

Dans les heures qui ont suivi la publication de l'article du New York Post mercredi, Facebook comme Twitter ont en effet pris des mesures pour en restreindre la diffusion et la visibilité sur leurs plateformes respectives.

Twitter a suspendu des comptes et empêché le partage de l'URL de l'article, tandis que Facebook a réduit la fréquence à laquelle le contenu pouvait apparaître dans le fil d'actualité des utilisateurs.

C'est ce qu'on fait si on a des signaux comme quoi un élément de contenu est faux, a fait savoir le porte-parole de Facebook, Andy Stone.

Avec les informations de Reuters

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