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Pas facile pour les bars et les restaurants en zone jaune

L'intérieur du Cabaret de la dernière chance.

Le Cabaret de la dernière chance lance un cri du coeur.

Photo : Facebook/Cabaret de la dernière chance

Même s’ils ont la permission de demeurer ouverts en zone jaune, les bars et les restaurants de la région subissent toujours les contrecoups de la crise de la COVID-19.

Aux prises avec des réductions de leur capacité d’accueil, plusieurs établissements peinent à couvrir leurs frais et à garder la tête au-dessus de l’eau.

Copropriétaire du Cabaret de la dernière chance, Véronique Aubin estime que le gouvernement du Québec doit en faire plus pour aider les établissements en zone jaune ou orange. Dans un cri du cœur adressé au premier ministre François Legault publié sur Facebook, elle fait ressortir l’urgence de la situation.

Quand on a entendu que l’aide du gouvernement serait limitée aux bars et aux restaurants en zone rouge et juste pour le mois d’octobre, on a rapidement vu que la situation serait vraiment difficile, explique-t-elle. Si on tombe dans l'orange, on devra vivre avec encore moins de revenus. Par contre, si on vire au rouge, on va avoir des prêts disponibles et même un montant de 15 000 $ non remboursable. C’est triste pour des entreprises qui veulent continuer à vivre d’en venir presque à souhaiter que la région tombe au rouge.

La femme d’affaires ne souhaite pas une nouvelle fermeture des établissements, mais bien une meilleure reconnaissance des difficultés qu’ils vivent en maintenant leurs opérations.

On veut que ça vaille la peine de rester ouvert, lance-t-elle. On ne sait pas combien de temps on peut durer. Si on avait une date butoir où tout reviendrait à la normale, on pourrait faire des calculs et des scénarios. Mais est-ce que ça va durer trois mois ou trois ans? Notre industrie vit avec les limitations imposées par le gouvernement. Une aide immédiate comme les 15 000 $ en zone rouge nous permettrait de garder la tête au dessus de l’eau. Comme société, on doit se demander si on veut encore avoir des restaurants ou des bars à la fin de cette crise-là.

Appui de Tourisme AT

À Tourisme Abitibi-Témiscamingue, on se dit sensible au sort des bars et des restaurants de la région. Selon Stéphanie Lamarche, directrice principale orientations stratégiques et affaires corporatives, des représentations en ce sens sont menées depuis plusieurs mois en partenariat avec le ministère du Tourisme et l’Alliance de l’industrie touristique.

Depuis le début de la crise, on milite et on travaille très fort avec nos partenaires pour que des programmes soient mis en place ou bonifiés, ou pour que des crédits soient accessibles aux entreprises en difficulté, explique-t-elle. Il y a déjà eu une première phase d’aide. On peut comprendre que la subvention salariale est une très bonne nouvelle pour les entrepreneurs.

Véronique Aubin parle au micro dans un studio de radio.

Véronique Aubin, copropriétaire du Cabaret de la dernière chance (archives)

Photo : Radio-Canada / Alexia Martel-Desjardins

Véronique Aubin reconnaît que différentes formes d’aide gouvernementale ont été accessibles depuis le printemps, mais elle affirme qu’il est possible de faire plus pour sauver cette industrie.

On a eu le prêt fédéral de 40 000 $ payable d’ici trois ans, mais ça commence à être pas mal épuisé, précise-t-elle. La subvention salariale ne s’applique pas vraiment à nous, au Cabaret, pas plus que le programme d’aide pour les loyers commerciaux. On sait que c’est difficile pour plusieurs autres types d’entreprises ou encore pour le milieu culturel, mais je pense sérieusement que les bars et les restaurants sont de grands oubliés sur le plan de l’aide financière.

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