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La police de Toronto a identifié le meurtrier de Christine Jessop, tuée en 1984

Photo de Christine Jessop.

Christine Jessop a été enlevée et tuée en 1984.

Photo : CBC

Radio-Canada

La police de Toronto a identifié l'assassin de Christine Jessop, 9 ans, qui a été enlevée à son domicile de la région du Grand Toronto avant d'être violée et tuée il y a plus de 36 ans.

Des sources ont affirmé à CBC que Calvin Hoover, le Torontois qui, selon la police, a commis le crime, s'est suicidé. La police n'a pas confirmé cette information lors de la conférence de presse qu'elle a tenue jeudi après-midi, disant seulement qu'il n'y a pas eu d'acte criminel associé à sa mort.

Le chef intérimaire de la police de Toronto, James Ramer, a déclaré que les autorités ont identifié par analyse d'ADN la personne à qui appartenait le sperme retrouvé dans les sous-vêtements de Christine Jessop. Cette analyse a été effectuée le 9 octobre 2020.

Calvin Hoover, qui avait 28 ans à l'époque, était connu de la famille Jessop. Il est mort en 2015, a précisé M. Ramer.

Deux portraits de Calvin Hoover présentés par la police de Toronto.

La police de Toronto a présenté jeudi deux photos de Calvin Hoover prises en 1996.

Photo : CBC

Il n'y a pas de gagnant dans cette histoire, a-t-il souligné. M. Ramer a qualifié cette annonce d’un pas en avant pour rendre justice à la famille Jessop.

Christine était décrite comme une fillette qui aimait la vie, sa famille, l'école et le sport.

James Ramer, chef intérimaire de la police de Toronto

Le chef intérimaire a par ailleurs confirmé que le tueur et sa femme avaient une relation de voisinage avec la famille à l'époque, et que Calvin Hoover avait peut-être même travaillé avec le père de la victime.

Selon M. Ramer, le tueur possédait une note à son casier judiciaire, mais la police n'en a pas tenu compte dans l'enquête sur la mort de Christine Jessop. Il n'avait en effet pas été identifié comme suspect auparavant.

Le chef par intérim de la police de Toronto, James Ramer, en conférence de presse.

Le chef par intérim de la police de Toronto, James Ramer.

Photo : Police de Toronto

Le corps de Christine Jessop avait été retrouvé dans une zone boisée de Sunderland, en Ontario, à environ 56 kilomètres de son domicile de Queensville, le 31 décembre 1984.

Elle était portée disparue depuis le 3 octobre, date à laquelle elle avait été vue pour la dernière fois.

Un échantillon d’ADN au cœur de l’enquête

Le chef intérimaire de la police de Toronto a expliqué qu'un échantillon d'ADN a été prélevé des pièces à conviction et envoyé à un laboratoire aux États-Unis possédant une technologie de pointe peu répandue.

Le système a finalement donné le nom de Calvin Hoover grâce à un processus impliquant la généalogie génétique.

Le Centre des sciences judiciaires de l’Ontario (CSJ) possède un certain nombre d'échantillons d'ADN, dont certains sont connus et d'autres non, a spécifié M. Ramer en conférence de presse. L'échantillon prélevé des sous-vêtements de Christine Jessop était inconnu.

Lorsque le nom de Calvin Hoover est ressorti au laboratoire américain, le centre ontarien, qui possédait un échantillon correspondant au tueur, a comparé les deux échantillons et a trouvé une correspondance.

La famille Jessop sous le choc

L'année suivant le meurtre, un voisin, Guy Paul Morin avait été accusé de la mort de Christine Jessop. Il a été acquitté après un premier procès puis condamné injustement après un second. Les avancées réalisées en matière d'analyse d'ADN ont permis de le blanchir en 1995.

La police s'est rendue au domicile de M. Morin, jeudi, pour lui faire part des nouvelles informations.

Les agents m'ont dit : "Nous allons faire le point, mais nous voulons juste nous excuser pour ce qui vous est arrivé au fil des ans. Nous avons trouvé la personne responsable du meurtre de Christine Jessop, a déclaré M. Morin.

Je peux dire que je suis heureux que la paix d'esprit des Jessop soit retrouvée, a-t-il confié, ajoutant qu'il était soulagé que son nom puisse maintenant être définitivement blanchi.

C'est quelque chose que j’espérais depuis toujours… le système judiciaire m'a laissé tomber, mais la science m'a sauvé.

Le père de la jeune victime, Bob Jessop, a mentionné qu'il se sentait dégoûté par la nouvelle. La mère, Janet Jessop, a également été ébranlée. En vieillissant, vous commencez à vous demander quand les choses vont se passer ou si elles vont se passer, a-t-elle dit.

Heureusement, c'est arrivé, mais c'est encore un choc. Un choc assez fort, en fait.

Janet Jessop, mère de Christine Jessop

Le travail de la police se poursuit

La police de Toronto a confirmé avoir rencontré des membres de la famille de Calvin Hoover.

Ils étaient bouleversés et surpris, a indiqué Meaghan Gray, porte-parole de la police de Toronto, dans un courriel envoyé à CBC.

Il s'agit toujours d'une enquête en cours, bien que la tournure des événements soit incroyable, a-t-elle ajouté.

Cette identification positive demeure très importante. Elle a généré un certain nombre de nouvelles questions que nos enquêteurs examinent activement.

Meaghan Gray, porte-parole de la police de Toronto

La police fait désormais appel au public pour reconstituer la chronologie de la vie du tueur, Calvin Hoover, entre 1984 et 2015.

Avec les informations de CBC

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