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Le débat a permis aux deux chefs de transmettre leurs idées, dit un politologue

Le plateau du débat des chefs, qui a opposé Ryan Meili et Scott Moe.

Les chefs des deux principaux partis de la Saskatchewan ont débattu de leurs idées, mercredi, en vue du scrutin du 26 octobre.

Photo : La Presse canadienne / Michael Bell

Radio-Canada

Le débat entre les chefs des deux principaux partis de la Saskatchewan s’est fait dans le respect du temps alloué et sans interruption cacophonique. L'exercice a permis à Scott Moe et à Ryan Meili de transmettre leurs idées et leurs stratégies assez clairement aux électeurs de la province, selon le politologue Stephen Kenny.

Le professeur émérite de l'Université de Regina et observateur de la scène politique en Saskatchewan estime que c’est l’électorat saskatchewanais qui est sorti gagnant de cette soirée.

Selon lui, la population saskatchewanaise n’a pas vraiment eu l’occasion de rencontrer les chefs depuis le début de la campagne, principalement en raison de la pandémie de COVID-19. Le débat représentait donc un moment clé pour Scott Moe et, surtout, Ryan Meili, de se faire connaître des électeurs.

Depuis longtemps, la stratégie du gouvernement sortant était d'ignorer le chef néo-démocrate. Mais hier, Scott Moe n’a pas eu le choix de confronter Ryan Meili, explique Stephen Kenny.

Selon Stephen Kenny, les deux chefs ont réussi à marquer des points au cours du débat.

Il croit que le moment fort du Nouveau Parti démocratique (NPD) a été la question du salaire minimum. Du côté du Parti saskatchewanais, il estime la question de Scott Moe sur la façon dont le NPD paierait ses promesses était très pertinente.

La manière dont Ryan Meili et les néo-démocrates vont payer les comptes reste très floue. Scott Moe a gagné des points lorsqu’il a regardé droit dans la caméra pour dire à la population que ce serait elle qui recevra la facture, précise M. Kenny.

Le politologue croit également que le premier ministre sortant a fait des gains lorsqu’il a dit que la promesse faite par son adversaire d’engager 1000 nouveaux médecins est en fait un remplacement des postes supprimés par le dernier gouvernement néo-démocrate.

Gros plan sur le visage d'un homme qui accorde une entrevue à la journaliste.

Stephen Kenny croit que Scott Moe et Ryan Meili ont tous les deux réussi à marquer des points au cours du débat (archives).

Photo : Radio-Canada / Marie-Christine Bouillon

Stephen Kenny se demande par contre si Scott Moe, quelles que soient ses promesses électorales, pourrait s'inspirer de l’Alberta, qui a annoncé qu’elle supprimera jusqu’à 11 000 postes dans le réseau de santé afin d’économiser 600 millions de dollars.

Avec plus de 150 cas de COVID-19 signalés dans les derniers jours, je me demande si Scott Moe pourrait faire ce que Jason Kenney a fait en Alberta, dit-il.

Le professeur émérite croit également que la gestion du dossier de Tristen Durocher, le militant autochtone qui avait entamé une grève de la faim de 44 jours devant l’Assemblée législative pour que le gouvernement adopte un projet de loi sur les suicides, a permis au chef du NPD de marquer quelques points.

Je crois que Scott Moe a mal géré le dossier de Tristen Durocher. Il aurait dû le rencontrer, et Ryan Meili lui a demandé pourquoi il ne l’avait pas fait et pourquoi il avait amené le dossier devant les tribunaux. C’est un moment du débat où Scott Moe semblait plutôt mal à l'aise, estime Stephen Kenny.

Avec les informations d’Elsie Miclisse

Élections Saskatchewan 2020

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