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L'OMS salue les nouvelles mesures européennes pour freiner la pandémie

Des gens marchent près d'Alexanderplatz, à Berlin.

L'Allemagne, qui a annoncé mercredi de nouvelles restrictions dans les lands, a comptabilisé 6638 cas de coronavirus en 24 heures, un record depuis l'éclatement de la pandémie.

Photo : Getty Images / Maja Hitij

Agence France-Presse

L'évolution de la pandémie de la COVID-19 en Europe est « très préoccupante », bien que la situation ne soit pas similaire à celle de mars-avril, a averti jeudi la branche européenne de l'Organisation mondiale de la santé (OMS).

Le nombre de cas par jour augmente, les admissions à l'hôpital aussi. La COVID est désormais la cinquième cause de décès et la barre des 1000 décès par jour a été atteinte, a affirmé le directeur de la branche Europe de l'OMS, Hans Kluge, lors d'une conférence de presse en ligne.

Si nous enregistrons deux à trois fois plus de cas par jour par rapport au pic d'avril, nous observons toujours cinq fois moins de décès, a-t-il toutefois souligné.

Cet écart s'explique, selon l'OMS, par une stratégie de dépistage plus complète qu'au printemps et un nombre de cas plus élevé chez les plus jeunes et les moins vulnérables.

Un homme fume la pipe sur la terrasse d'un pub, son masque sous le menton. Une pinte de bière ambrée repose sur la petite table à ses côtés.

Le gouvernement d'Irlande du Nord, au Royaume-Uni, ferma les écoles et imposera de nouvelles restrictions à l'industrie hôtelière. Les bars devront aussi fermer pendant au moins quatre semaines.

Photo : Getty Images / Charles McQuillan

Citant des projections épidémiologiques, l'OMS avertit toutefois que des niveaux de mortalité quatre à cinq fois supérieurs à ceux d'avril pourraient survenir d'ici janvier si des stratégies prolongées d'assouplissement des restrictions étaient menées.

Ce qui justifie l'importance des nouvelles mesures qui viennent d'être prises par de nombreux pays à travers l'Europe pour ralentir la transmission du virus.

Ce sont des réponses appropriées et nécessaires à ce que nous disent les données : la transmission et les sources de contamination se produisent dans les maisons et les lieux publics intérieurs, et chez les personnes qui respectent mal les mesures d'autoprotection.

Hans Kluge, directeur de la branche Europe de l'OMS
Un contenu vidéo est disponible pour cet article
Le premier ministre Castex aux cotés de la maire socialiste de Paris, Anne Hidalgo.

Il ne doit toutefois pas être question de généraliser à nouveau un confinement, selon l'OMS.

La situation n'était pas durable. Nous ne pouvons pas avoir indéfiniment un confinement comme celui de mars, qui a été une mise à l'arrêt. La pression et les dommages collatéraux sur les gens étaient trop élevés, a-t-il dit.

Notamment, tout doit être fait pour garder ouvertes les écoles, a plaidé le responsable onusien.

La zone Europe de l'OMS, qui comprend 53 pays dont la Russie, compte plus de 7,25 millions de cas officiels et près de 250 000 morts liées au virus, d'après le tableau de surveillance de l'organisation.

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