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Technosub veut tripler les revenus du système Mudwizard

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Bien des étudiants étrangers sont en quelque sorte bloqués au Canada à cause de la pandémie de la COVID-19.

Depuis près de 10 ans, l’entreprise rouynorandienne Technosub développe son système Mudwizard, qui sert à décanter la boue et l’eau pour ainsi faciliter le pompage et le traitement de l’eau. La direction estime que le temps est venu de faire croître cette innovation, mise en marché il y a environ quatre ans.

Sur un chiffre d’affaires de près de 100 millions de dollars, Mudwizard ne rapporte des revenus que d’environ 5 %. Aux yeux du président-directeur général, Éric Beaupré, il est temps d'enclencher la vitesse supérieure.

Ça fait juste trois ou quatre ans, nous avons lancé ça en 2016, donc ça monte, mais on s’en occupait pratiquement juste quand on avait le temps. Là, il faut que ça passe en vitesse grand V parce qu’on pense que ça peut faire tellement plus, lance-t-il.

Éric Beaupré écoute la question d'un journaliste hors-champ.

Éric Beaupré, président-directeur général de Technosub

Photo : Radio-Canada / Piel Côté

L’objectif de la direction de Technosub est de multiplier par trois ou même quatre les revenus associés à cette innovation. L’entreprise entend prendre les grands moyens pour y arriver.

La gestion de Mudwizard a toujours été faite dans le quotidien des autres divisions de Technosub, c’est pourquoi, dès 2021, l’entreprise a l'intention de créer un département entièrement consacré à ce système. Au moins huit nouveaux emplois seront créés grâce à cette innovation.

On s’aperçoit qu’il y a beaucoup de besoins dans le marché et cette année, on a décidé qu’il était temps de développer cette opportunité plus que ça, souhaite-t-il, ajoutant que le siège social de Technosub allait demeurer à Rouyn-Noranda.

Le Mudwizard 2.0 en développement

Technosub, avec sa pastille organique, a déjà prouvé qu’elle était en mesure de séparer l’eau et la boue. Le vice-président innovations et solutions intégrées, Patrick Martel, veut toutefois pousser le concept encore plus loin.

Éric Beaupré accorde une entrevue à un journaliste hors-champ.

Malgré le succès du système Mudwizard, le vice-président aux innovations et aux solutions intégrées continue de développer cette innovation.

Photo : Radio-Canada / Piel Côté

Maintenant, avec les nouvelles technologies que nous sommes en train de développer, on va enlever ce qui est en solution, donc ce qui est dissous dans l’eau. On va le faire précipiter et ensuite on va le séparer, ce qui permettra encore d’améliorer le traitement de l’eau et la qualité de celle-ci.

Les nouvelles pastilles Mudwizard, sur lesquelles le laboratoire de Technosub situé à Sherbrooke travaille depuis deux ans, vont apporter plus de flexibilité également. Nous pourrons traiter les boues des forages miniers, celles des mines de charbon, mais aussi l’eau des grands travaux civils où on retrouve parfois beaucoup de craie dans l’eau. Le 2.0 va aller dans tous les contaminants, azote ammoniacal ou de l’arsenic, résume Patrick Martel.

Une idée pour allonger la durée de vie des pompes

Au départ, la pastille Mudwizard devait servir à allonger la durée de vie des pompes qui se retrouvaient dans un environnement minier reconnu pour être rude sur les équipements de toutes sortes, que ce soit les camions, les outils ou les pompes, par exemple.

Un travailleur dans l'atelier de TechnoSub.

Technosub entend créer une division à part entière pour son innovation Mudwizard.

Photo : Radio-Canada / Piel Côté

On a fait ça parce que souvent, nos produits pompaient beaucoup de boue et les clients avaient une mauvaise perception de nos pompes, qu’elles n'étaient pas bonnes ou qu’elles ne faisaient pas le travail attendu, donc on s’est dit il faut que les minières diminuent le pompage des boues, explique Éric Beaupré.

Cette innovation avait d’ailleurs valu à Technosub une distinction de la part de la Fondation Solar Impulse. Cette fondation s’est donné le défi de sélectionner 1000 solutions capables de protéger l’environnement, tout en demeurant profitables.

Ce sont des solutions qui peuvent avoir un impact assez grand, qui peuvent changer beaucoup de choses sur la manière du traitement de l’eau et qui sont axées sur la simplicité et qui vont bien aussi avec notre philosophie de rentabilité, explique la vice-présidente pour l’Amérique du Nord de la Fondation Solar Impulse, Alexandra Barraquand.

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