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Poste de police dans Saint-Roch : encore des dépassements de coûts

Image de Google Street View de l'édifice F.X.-Drolet, un immeuble industriel en briques.

L'édifice F.X.-Drolet dans le quartier Saint-Roch, site du futur poste de police.

Photo : Google Images

La construction d’un nouveau poste de police à l’intérieur de l’édifice F.X.-Drolet, dans le quartier Saint-Roch, est reportée. Le projet coûtera aussi plus cher que prévu.

Les obstacles continuent de s’accumuler dans le dossier de la réfection de l’édifice F.X.-Drolet, situé sur la rue du Pont.

La Ville de Québec souhaite y aménager un poste de police de quartier en plus d'y déménager la cour municipale.

Le chantier, dont le coût est passé de 21 à 22 millions l'an dernier, devait être lancé le mois prochain.

Or, après des mois de discussions avec le ministère de l’Environnement, l’administration Labeaume se voit dans l’obligation de retourner à la planche à dessin.

La Ville doit ajuster les plans et devis réalisés afin de pouvoir procéder, compte tenu des exigences de décontamination du site, confirme par courriel le porte-parole David O’Brien.

Si tout se passe comme prévu, le chantier débutera en avril prochain et sera complété 6 mois plus tard qu’escompté, en octobre 2022.

Dépassements de coûts

Pour répondre aux exigences du ministère de l’Environnement, la Ville de Québec devra excaver davantage de sols contaminés sous le bâtiment avant de réaliser les travaux à l’intérieur de l’immeuble.

Aussi, l’installation de membranes et de systèmes de ventilation a été réclamée.

La Ville admet que les demandes du ministère imposent des modifications importantes au chantier à F.X.-Drolet.

Les coûts reliés à la décontamination additionnelle et la modification des plans et devis seront évalués par les professionnels et les montants nécessaires seront ajoutés au budget du projet.

David O'Brien, porte-parole de la Ville de Québec

Il y aura des coûts additionnels, concède David O’Brien. Une évaluation est en cours afin de préciser l’ampleur des sommes en jeu.

La réorganisation policière ira de l’avant

La construction d’un nouveau poste de quartier à Saint-Roch s’inscrit dans une réorganisation beaucoup plus vaste du Service de police de la Ville de Québec (SPVQ).

Ultimement, l’objectif est de mieux déployer les effectifs sur le terrain afin d’assurer une réponse plus efficace aux périodes de grandes demandes.

Ces derniers mois, environ 200 policiers affectés aux postes de quartier de Charlesbourg et de la Haute-Saint-Charles ont ainsi déménagé à la vielle centrale Victoria.

Dans la vision du SPVQ, ce bâtiment sera éventuellement démoli et remplacé par un quartier général flambant neuf à l’intersection de l’autoroute Laurentienne et du boulevard Louis XIV.

Le directeur du Service de police de la Ville de Québec, Robert Pigeon, en compagnie du maire Labeaume.

Le directeur du Service de police de la Ville de Québec, Robert Pigeon, en compagnie du maire Labeaume. (photo : archives)

Photo : Radio-Canada

À lui seul, le chantier de la nouvelle centrale devrait friser les 102 millions de dollars, en incluant l’acquisition du terrain.

Selon les informations obtenues par Radio-Canada, la finalisation des plans et devis se poursuit et le bâtiment sera livré comme prévu en novembre 2023.

Avec les dépassements de coûts confirmés pour le chantier de l’immeuble F.X.-Drolet, il est cependant clair que le coût total de la réorganisation policière, évalué à 124 millions de dollars l’an dernier, ne tient plus.

Une longue saga

Il s’agit d’une nouvelle tuile pour l’administration Labeaume qui se montrait convaincue de pouvoir redéployer les effectifs du SPVQ pour 40 millions de dollars en 2016.

Une mauvaise communication entre le corps policier et le Service de gestion des immeubles serait à la source de cette évaluation erronée.

Un an plus tard, au printemps 2018, la Ville admettait que le terrain choisi à l'origine pour accueillir la nouvelle centrale, dans Lebourgneuf, était trop petit. Le site à l’angle du boulevard Pierre-Bertrand et de la rue des Rocailles ne permettait pas d’aménager un stationnement adéquat pour les besoins opérationnels des policiers.

Le maire Labeaume avait alors jeté le blâme sur le vice-président du comité exécutif, Jonatan Julien, affirmant qu’il avait échappé le projet.

Il n’en fallait pas plus pour que celui-ci claque la porte du parti afin de siéger comme indépendant.

Jonatan Julien sourit à ses anciens co-équipiers d'équipe Labeaume.

Jonatan Julien sourit à ses anciens co-équipiers d'équipe Labeaume. Il est maintenant ministre au sein du gouvernement de la CAQ.

Photo : Radio-Canada / Daniel Coulombe

M. Julien a choisi de faire le saut en politique provinciale sous la bannière de la Coalition avenir Québec à l'automne 2018.

Suite à son élection dans la circonscription de Charlesbourg, il a été nommé ministre de l’Énergie et des Ressources naturelles.

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