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Forte augmentation de la demande auprès des banques alimentaires d'Ottawa et de Gatineau

Un table remplie de sacs en papier autour desquels travaillent des bénévoles.

Des bénévoles de Moisson Outaouais s'affairent à remplir des sacs de denrées (archives).

Photo : Radio-Canada / Reno Patry

Radio-Canada

La demande auprès des banques alimentaires d’Ottawa et de Gatineau a augmenté de façon importante avec la deuxième vague de COVID-19, tandis que le nombre de bénévoles est limité.

Selon Moisson Outaouais, qui recueille des dons et des denrées pour une quarantaine d'organismes de la région, cette hausse est notable.

Avant la pandémie, on servait un bassin de 12 000 personnes. Mais maintenant, on est rendus à 16 000 personnes.

Armand Kayolo, directeur général, Moisson Outaouais

Selon le directeur général, Armand Kayolo, les banques alimentaires connaissent un achalandage inhabituel.

Dans cette deuxième vague, nous notons une augmentation de 35 % par rapport à ce que c'était il n'y a pas très longtemps. Il y a des services qui ferment, le chômage qui se pointe à l’horizon pour certaines personnes. Donc, notre 35 % se justifie dans ce contexte-là, explique-t-il.

L'homme regarde la caméra lors d'une entrevue Skype.

Armand Kayolo est directeur général de Moisson Outaouais.

Photo : Radio-Canada

Une situation un peu différente à Ottawa

La situation est un peu différente du côté d'Ottawa où le nombre de personnes qui ont besoin d'aide alimentaire se maintient depuis le début de la pandémie.

Toutefois, selon Rachael Wilson, la PDG par intérim de la Banque d’alimentation d’Ottawa, c’est la diminution des denrées qui est problématique.

On voit encore que les dons en denrées sont moins [nombreux]. La communauté est vraiment généreuse habituellement, on a toujours besoin de leur aide, souligne Mme Wilson.

Elle invite les résidents à faire des dons en argent sur le site Internet de l’organisme. Ces sommes peuvent être utilisées par la Banque pour acheter des denrées.

Les organismes s’inquiètent par ailleurs de la future collecte de denrées, puisque plusieurs événements sont annulés pour le temps des Fêtes, une période où on observe habituellement une recrudescence de la générosité de la population.

Où sont passés les bénévoles?

La participation de bénévoles est aussi compliquée puisque les organismes sont limités par le nombre de personnes qui peuvent se trouver en même temps dans un même lieu.

Avant la pandémie, il y avait de 10 à 15 personnes chaque jour. Mais maintenant, on peut avoir à peu près 6 bénévoles. Il y a beaucoup de personnes qui veulent nous aider, mais malheureusement, il n'y a pas de place, constate Rachael Wilson.

Même son de cloche du côté de Moisson Outaouais qui avait pu compter sur la générosité de nombreux bénévoles lors de la première vague de la pandémie.

Des gens mettent des aliments dans des sacs de papier.

Plusieurs bénévoles avaient prêté main-forte à Moisson Outaouais au début de la pandémie (archives).

Photo : Radio-Canada / Reno Patry

Il y a un ralentissement par rapport au bénévolat qui est peut-être dû au fait qu’il y a beaucoup d’inquiétudes parce qu'on a ouvert les écoles, des parents qui se trouvent dans des situations difficiles, avance Armand Kayolo.

De l'argent au bon moment

Mercredi, deux députés fédéraux de la région ont annoncé que des banques alimentaires et organismes de l'Outaouais se partageront 164 000 $ afin de lutter contre l'insécurité alimentaire en ces temps de pandémie.

Cette contribution du gouvernement fédéral sert à aider les organismes à contrer les conséquences sociales, économiques et sanitaires de la pandémie de COVID-19, peut-on lire dans un communiqué envoyé par Greg Fergus et William Amos.

On a fait ça au mois d’avril, explique en entrevue le député de Hull, Greg Fergus. Le gouvernement avait annoncé qu’on va répéter l’exercice pour un investissement de 200 millions de dollars dans le but d’aider les banques alimentaires et les organismes communautaires à répondre aux besoins accrus.

Une aide qui arrive à point pour les organismes comme Moisson Outaouais.

Avec le ralentissement de l’économie, l’inquiétude est là, ça continue, conclut M. Kayolo. Mais nous sommes confiants de la générosité de la communauté et aussi de ce que le gouvernement pourra faire. On pourra compter sur les partenaires. Nous ne sommes pas seuls dans cette lutte.

Avec les informations de Stéphane Leclerc et d'Alexandra Angers

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