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Négociation des infirmières : une roulotte stationnée devant le Conseil du trésor

Des manifestants devant la roulotte du FIQ.

La roulotte sera visible sur la Grande Allée au cours des prochains jours.

Photo : Radio-Canada / Hadi Hassin

La Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec (FIQ) a stationné une roulotte devant les bureaux du Conseil du trésor à Québec pour faire pression sur le gouvernement.

Les infirmières et professionnelles des soins de santé poursuivent ainsi les négociations pour le renouvellement de la convention collective, échue depuis le 31 mars.

On campe ici, on va faire des réunions dans la roulotte avec notre comité de négociation. On est ici aussi longtemps, tant que le gouvernement ne nous entend pas, affirme Jérôme Rousseau, vice-président à la FIQ.

Cette opération surprise a rassemblé une cinquantaine de membres sur la colline parlementaire jeudi matin. La Fédération représente quelque 76 000 infirmières, infirmières auxiliaires, inhalothérapeutes et perfusionnistes cliniques au Québec.

En conférence de presse jeudi, le ministre de la Santé, Christian Dubé, a réitéré sa confiance envers la suite des négociations, menées par sa collègue Sonia LeBel, qui l'a remplacée au Conseil du trésor.

Je me fie beaucoup au rapprochement qui s'est fait dans les derniers jours entre les deux parties pour continuer à travailler et trouver une solution. [...]Je vais laisser ça à ma collègue parce qu'on dirait que plus que je m'éloigne, plus que ça avance, de répondre M. Dubé.

Quelques dizaines de personnes brandissent des drapeaux à l'effigie de la FIQ.

Des manifestants de la FIQ devant les bureaux du Conseil du trésor, jeudi matin.

Photo : Radio-Canada / Hadi Hassin

Des négociations qui stagnent

La FIQ fait remarquer que les négociations ont été entamées depuis plus d’un an. Ça stagne! Le gouvernement n’entend pas le message. Le problème est la surcharge de travail constante. Les membres sont écoeurés, ils tiennent le réseau à bout de bras, et on utilise le temps supplémentaire obligatoire à outrance, ajoute M. Rousseau.

Il précise que les demandes entourant le salaire des membres sont toujours sur la table de négociation. Par contre, selon lui, l’urgence est de s’entendre sur la surcharge de travail.

Et il faut faire attention. On le répète souvent : la surcharge était là bien avant la COVID. Il est là le problème.

Non au TSO

La Fédération prévoit aussi encourager ses membres à refuser les heures supplémentaires obligatoires (TSO), lors du week-end du 24 octobre prochain.

En entrevue avec La Presse canadienne, mercredi, la présidente de la FIQ, Nancy Bédard, a indiqué que les professionnelles sont prêtes à embarquer dans ce moyen de pression, une autre fois, si les négociations n’avancent pas.

Des journées sans TSO avaient eu lieu en avril et novembre 2019.

Mme Bédard a aussi souligné qu’elle garde espoir que le gouvernement fasse preuve d’une plus grande ouverture d’ici là.

La présidente de la FIQ, portant un masque.

Nancy Bédard, présidente de la FIQ (archives)

Photo : Radio-Canada / Sylvain Roy Roussel

L’abolition des heures supplémentaires obligatoires était l’une des promesses du gouvernement de la CAQ.

Avec la collaboration d'Hadi Hassin

Avec des informations de Lia Lévesque de La Presse canadienne

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