•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

YouTube supprime la chaîne Radio-Québec

La nouvelle politique vise les contenus qui font la promotion de théories complotistes qui justifient la violence.

Extrait d'une page d'un site Internet.

En octobre, la page YouTube de Radio-Québec comptait 124 000 abonnés.

Photo : YouTube

Après Facebook la semaine dernière, c’est au tour de YouTube de sévir contre Alexis Cossette-Trudel, l’une des figures de proue du mouvement au Québec, en fermant sa chaîne Radio-Québec.

Jeudi matin, une porte-parole de YouTube confirmait que la chaîne d’Alexis Cossette-Trudel avait été effacée de leur site pour avoir, à plusieurs reprises, enfreint les politiques en matière de désinformation en lien avec la COVID-19, et ce, en publiant des fausses nouvelles à ce sujet.

Alexis Cossette-Trudel, une des figures de proue de la complosphère francophone, perd d’un coup ses 124 000 abonnés.

YouTube emboîte le pas à Facebook qui, la semaine dernière, avait mis à jour ses politiques pour ajouter le mouvement QAnon à sa liste de groupes dangereux. Dans la foulée de ces changements, la page Facebook d’Alexis Cossette-Trudel, qui comptait plus de 75 000 abonnés, avait été effacée.

Dans un communiqué diffusé jeudi matin, YouTube a affirmé effectuer des changements à ses politiques en matière de conspirations dangereuses. La plateforme a affirmé vouloir bannir des contenus qui visent des individus ou des groupes à l’aide de théories complotistes qui justifient la violence réelle.

YouTube a donné comme exemple les conspirations QAnon et Pizzagate, qui affirment qu’il existe un vaste réseau de trafic d’enfants au sein du Parti démocrate américain.

Jeudi matin, plusieurs chaînes et vidéos liées à QAnon étaient toujours sur le site, mais une porte-parole de la compagnie a assuré que le grand ménage se fera au courant des prochaines semaines. La plateforme affirme vouloir supprimer des vidéos individuelles qui partagent des idées conspirationnistes et des chaînes qui publient à répétition des contenus qui contreviennent à ces nouveaux règlements.

YouTube a longtemps été une plateforme de prédilection pour les conspirationnistes. La plateforme avait déjà entrepris plusieurs mesures pour tenter de freiner l’essor de mouvements conspirationnistes, entre autres en limitant les vidéos associées à QAnon dans son algorithme de recommandations et dans les résultats de recherche.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !