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Ottawa pressé de sauver les chouettes tachetées de l’exploitation forestière en C.-B.

Un gros plan d'une chouette tachetée qui est une espèce en voie de disparition.

La chouette tachetée est une espèce en voie de disparition.

Photo : Ecojustice

Radio-Canada

L'organisation de justice environnementale Ecojustice et l'organisme de conservation de la nature Wilderness Committee demandent au gouvernement fédéral d’agir pour mettre fin à l’exploitation forestière dans le bassin hydrographique Spuzzum Creek, à 50 km au nord de Hope.

Les deux groupes mentionnent la Loi sur les espèces en péril pour justifier une intervention d’urgence.

Il ne reste que trois chouettes tachetées en liberté sur le territoire de la Colombie-Britannique et celles-ci sont maintenant menacées par l’exploitation forestière dans le sud de la province, selon des environnementalistes.

Il n’est pas clair à quel endroit précis ces trois chouettes, un couple reproducteur et une chouette solitaire, ont fait leur nid puisque cette information est protégée.

Une chouette tachetée en vol.

La chouette tachetée du Nord est sur la liste rouge de la Colombie-Britannique. Le Canada lui a accordé le statut d’espèce en voie de disparition en 2000.

Photo : Ecojustice

Cependant, des environnementalistes indiquent que les grumiers font du bruit cette semaine dans une zone jugée idéale pour la nidification ou la recherche de nourriture.

Le militant auprès du Wilderness Committee, Joe Foy, affirme que des arbres d’une forêt ancienne, un habitat qui est idéal pour les chouettes tachetées, sont abattus dans ce secteur.

Ces immenses arbres sont traînés et chargés dans les camions à l’instant même, écrit-il dans un communiqué.

La chouette tachetée a déjà été une espèce prospère avec une population estimée à 1000 spécimens. Mais aujourd’hui, le couple reproducteur est le seul couple vivant dans la nature en Colombie-Britannique.

Des efforts ont été faits par le passé pour élever les bébés du couple reproducteur en captivité, dans un centre de reproduction de Langley, afin de sauver l’espèce. Toutefois, les environnementalistes ne croient pas que les bébés aient réussi à retourner en liberté.

On a pas besoin d’être scientifique pour reconnaître que des rapaces élevés en cage ne constituent pas une population florissante, souligne l’avocate chez Ecojustice, Keegan Pepper-Smith.

Une route de bois à flan de montagne dans une forêt.

L'agence provinciale B.C. Timber Sales est responsable de la coupe du bois dans ce secteur du bassin hydrographique Spuzzum, affirme l'avocate Keegan Pepper-Smith.

Photo : Joe Foy/Wilderness Committee

Les deux groupes environnementaux demandent maintenant l’aide du ministre fédéral de l’Environnement, Jonathan Wilkinson, puisqu’ils ne font plus confiance à la Colombie-Britannique en ce qui concerne la protection de ces oiseaux.

L’audace du gouvernement provincial est choquante. Il sait que ce couple de chouettes est le dernier couple reproducteur et malgré cela, il continue à autoriser l’exploitation forestière dans leur habitat, affirme Keegan Pepper-Smith.

Le gouvernement fédéral examine la demande des groupes environnementaux de publier un avis de protection, indique la porte-parole du ministère canadien de l’Environnement, Moira Kelly.

Le ministère provincial des Forêts n’est pas en mesure de faire des commentaires durant la campagne électorale, souligne son porte-parole Tyler Hooper.

Avec les informations d'Yvette Brend

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