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La criminologue Michelle Dionne désignée pour enquêter sur le drame à Wendake

Lieu où se recueillent les résidents de Wendake à la suite de la mort de 2 garçons.

Les résidents de Wendake sont nombreux à continuer à se recueillir près de l'église du village depuis le drame.

Photo : Radio-Canada / Guillaume Croteau Langevin

Le ministre Lionel Carmant a choisi la criminologue Michelle Dionne pour piloter l’enquête externe sur la DPJ de la Capitale-Nationale à la suite de la mort de deux garçons dimanche à Wendake, selon ce que Radio-Canada a appris.

Mme Dionne a été directrice de la protection de la jeunesse au Centre jeunesse de Montréal-Institut universitaire de 2008 à 2018. Cette dernière cumule plus de 35 ans d'expérience dans le système de protection de la jeunesse.

Elle a, plus récemment, rédigé un mémoire pour l'Ordre professionnel des criminologues du Québec qui a été soumis à la commission Laurent, sur les droits des enfants et la protection de la jeunesse.

Elle aura jusqu’au 5 décembre pour vérifier pourquoi les signalements dans le dossier des petites victimes n’ont pas été retenus.

Le ministre délégué à la Santé et aux Services sociaux a confirmé que trois signalements ont été faits à la Direction de la protection de la jeunesse (DPJ) au cours des dernières années.

M. Carmant a ordonné la tenue d’une enquête externe puisqu’il jugeait ne pas détenir suffisamment de réponses à la suite du drame, faisant référence aux règles visant la confidentialité des dossiers.

La personne choisie aura accès à tous les documents. Elle fera un rapport complet. Ça me sera soumis au mois de décembre, a affirmé Lionel Carmant en entrevue à l'émission Première heure mercredi.

La nomination de Mme Dionne a été confirmée dans une communiqué jeudi après-midi.

Plan rapproché de Michelle Dionne. Elle porte des lunettes et un chandail jaune. Elle sourit.

Michelle Dionne cumule plus de 35 ans d'expérience au sein du système de protection de la jeunesse au Québec.

Photo : CIUSSS du Centre-Sud-de-l'Île-de-Montréal/Espace mémoire

Les garçons de deux et cinq ont été retrouvés sans vie dans une résidence de Wendake dans la nuit de samedi à dimanche. Un homme de 30 ans, Michaël Chicoine, est accusé de deux meurtres au second degré.

Le CIUSSS de la Capitale-Nationale garantit son entière collaboration dans le processus d'enquête.

Enjeu de santé mentale

Par ailleurs, la mère de l’accusé, Mylène Chicoine, affirme dans une lettre envoyée à divers médias que son fils avait lancé plusieurs appels à l'aide qui sont restés sans réponse.

Cette dernière n’a pas offert d’entrevue par la suite. Son témoignage indique que son fils souffrait de plusieurs problèmes de santé mentale. Dieu sait qu’il a demandé de l’aide à plusieurs reprises, écrit-elle.

Jeudi matin, le Journal de Québec a révélé qu’un document interne du CIUSSS de la Capitale-Nationale stipule que M. Chicoine était connu du réseau depuis 2013 pour des suivis en santé mentale. Il est également écrit, toujours selon le journal, que des intervenants auraient eux aussi effectué trois relances qui sont restées sans réponse.

Radio-Canada n’a pas été en mesure d’obtenir ce document.

Toutefois, des sources nous ont indiqué que de l'aide avait en effet été offerte à Michaël Chicoine. Ce dernier n'aurait cependant pas toujours fait preuve d'assiduité.

Avec la collaboration de David Rémillard

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