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Des médecins en Ontario se plaignent de manquer de vaccins contre la grippe

Gros plan sur une seringue qui pénètre dans une bouteille contenant le vaccin contre la grippe.

Le nombre d'Ontariens voulant se faire vacciner contre la grippe est en forte augmentation cette année.

Photo : Radio-Canada / Robert Short

Radio-Canada

Après les pharmacies, c'est au tour des cabinets de médecins d'être en rupture de stock de vaccins contre l'influenza, alors que la demande est forte cette année chez les Ontariens.

Par le passé, l'omnipraticienne torontoise Alisa Naiman offrait le vaccin contre la grippe à ses patients à partir de la fin octobre.

Mais cette année, la demande est « sans précédent », dit-elle, à cause du risque combiné posé par l'influenza et la COVID-19, un phénomène appelé twindemic en anglais.

La clinique de la Dre Naiman à North York a 7000 patients, mais n'a reçu que 500 doses du vaccin contre la grippe jusqu'à maintenant. Elle est déjà en rupture de stock pour ce qui est du vaccin à haute dose destiné aux aînées.

Situation similaire à Ottawa pour la médecin de famille Nili Kaplan-Myrth. Sa clinique a 1400 patients, mais n'a reçu que 140 doses régulières et 15 hautes doses pour les aînés.

Ce n'est pas assez pour desservir ses 180 patients de plus de 65 ans, note-t-elle.

À qui dois-je donner le vaccin à haute dose? À qui dois-je refuser de le donner? demande-t-elle.

Le gouvernement se défend

Le ministère de la Santé répète qu'il a commandé 5,1 millions de doses du vaccin contre la grippe cette année, soit environ 15 % de plus que l'an dernier.

La province explique que d'autres doses seront distribuées au cours des prochaines semaines aux cliniques et aux pharmacies, alors que la priorité était accordée initialement aux patients plus vulnérables dans les centres de soins de longue durée et les hôpitaux.

Le Ministère ajoute que des doses supplémentaires pourront être commandées, si nécessaire.

De leur côté, des chercheurs du groupe Ontario Drug Policy Research Network estiment que la demande surpassera de 21 % cette année le niveau atteint en 2019.

Pour sa part, l'urgentologue de Toronto David Carr affirme qu'il ne faut pas oublier les travailleurs de la santé, qui ne devraient pas avoir, selon lui, à faire la file dans une pharmacie ou à attendre un rendez-vous chez leur docteur pour se faire immuniser.

Avec les informations de CBC News

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