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COVID-19 : non, votre foulard ne remplacera pas votre masque cet hiver

Il faudra adapter les mesures d'hygiènes publiques à la saison froide.

Une femme se couvre le visage pour lutter contre le froid.

Les écharpes sont loin d'apporter une étanchéité suffisante contre le coronavirus, indique un infectiologue de Santé publique Ontario.

Photo : CBC/Lyzaville Sale

Radio-Canada

Le masque sera toujours d’actualité cet hiver, malgré les écharpes et autres vêtements qui couvrent le visage, tandis que le lavage des mains devra être encore plus fréquent, prévient un infectiologue.

Soyons honnêtes, nous apprenons tous au fur et à mesure que l’on avance, lance d’emblée le Dr Gary Garber, médecin spécialiste de la prévention des infections à Santé publique Ontario, à propos de l’adaptation probable des règles sanitaires au cours de la saison froide.

Selon lui, les autorités devraient mettre l’accent sur le fait, entre autres, qu’une simple écharpe ou un foulard couvrant le visage ne protège pas contre la transmission des virus lorsque la distanciation physique n’est pas possible.

Si vous marchez seul dehors, il n’y a aucun problème. Mais à un arrêt de bus ou à l’intérieur d'un bus ou d'un métro, une écharpe ne sera pas suffisante, parce que vous avez besoin de plusieurs couches pour être suffisamment efficace pour empêcher le virus de se propager au visage d'autres personnes.

Le port du masque sous notre vêtement de protection du visage contre le froid sera donc de mise dans de telles circonstances.

Nous disons aux gens de porter le masque. S'ils ont besoin d'une couverture supplémentaire sur ce masque [comme un foulard] c'est très bien, soutient-il.

Dr Gary Garber.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Dr Gary Garber, médecin spécialiste en maladies infectieuses à Santé publique Ontario.

Photo : Photo soumise par Santé publique Ontario

Du côté du ministère de la Santé de l’Ontario, la planification de la communication pour l’hiver se poursuit et évolue selon les changements aux mesures de santé publique apportés par le gouvernement.

De plus amples informations sur la protection du public tout au long de l'hiver seront disponibles dans les semaines et les mois à venir, assure dans un courriel à Radio-Canada Alexandra Hilkene, porte-parole de la ministre Christine Elliott.

Le lavage des mains en hiver

Le ministère insiste particulièrement sur la nécessité de respecter la distance physique pour réduire l’exposition à d'autres personnes, le lavage des mains et le fait d’éviter de toucher son visage avec ses mains.

Ce dernier aspect sera compliqué par le besoin de se couvrir et se découvrir le haut du corps à mesure que l’on alternera entre un lieu chauffé et l’extérieur. Le message c’est vraiment : lavez-vous les mains avant de vous toucher le visage, reprend le Dr Garber.

L’usage des gants devra donc être suivi d’un lavage des mains systématique après les avoir retirés. Lors d’une entrée dans un bâtiment, vous devez enlever vos gants, vous laver les mains, sortir votre masque de votre sac puis l’enfiler. Ce n’est pas facile à faire quand il fait -20 C.

Une femme traverse une rue enneigée avec ses deux chiens.

Le gouvernement de l'Ontario dit qu'il communiquera prochainement des informations liées à l'adaptation des mesures sanitaires pour l'hiver.

Photo : La Presse canadienne / Cole Burston

Qui dit froid dit aussi nez qui coule. Si votre masque est mouillé, il faut le changer, remarque le médecin. Bien que les masques en coton ou en tissu puissent être lavés après une telle mésaventure, le Dr Garber estime que les masques jetables sont à privilégier. Une fois souillé, il est préférable de s’en débarrasser.

Pour lui, les autorités devront faire preuve de clarté dans leurs campagnes de communication consacrées à l’adaptation des mesures de protection pour l’hiver.

Plus nous rendons le message facile, plus facile il sera pour nous de nous adapter.

Dr Gary Garber, infectiologue de Santé publique Ontario

Et de prendre pour exemple la rapidité avec laquelle la population a apprivoisé le port du masque.

Il n'était pas naturel pour moi de porter un masque lorsque j’entrais dans une épicerie. Mais une fois que tout le monde a dû le faire, nous le faisons tous. Et maintenant, nous avons tous notre masque dans la voiture et avant de sortir de la voiture, nous allons à l'épicerie. Et nous n'y pensons tout simplement pas.

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