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Des chercheuses prônent l’intégration de l'antiracisme à la Loi canadienne sur la santé

Une photo de Joyce Echaquan.

La mort de Joyce Echaquan a poussé les auteures d'un rapport sur une autre mort d'un Autochtone sur fond de racisme à écrire une lettre ouverte.

Photo : La Presse canadienne / Paul Chiasson

Des chercheuses et une avocate qui ont participé à la création d’un rapport sur la mort d’un homme autochtone dans un hôpital de Winnipeg en 2008 demandent au gouvernement fédéral d’intégrer la lutte contre le racisme à la Loi canadienne sur la santé, dans la foulée de la mort de Joyce Echaquan.

Nous nous sommes réunies à la suite de la mort de M. Brian Sinclair au service des urgences du Centre des sciences de la santé de Winnipeg, en 2008, pour étudier et exposer comment le racisme systémique a des répercussions sur la santé et la sécurité des peuples autochtones dans les établissements de santé canadiens, indique la lettre ouverte.

Les signataires sont Josée G. Lavoie, professeure de médecine à l’Université du Manitoba, Mary Jane Logan McCallum, professeure en histoire à l’Université de Winnipeg, Annette J. Browne, professeure en sciences infirmières à l’Université de la Colombie-Britannique, et Emily Hill, l’avocate principale de Services juridiques autochtones à Toronto.

Les circonstances entourant le décès de Mme Echaquan, 12 ans après M. Sinclair, montrent que les établissements de santé continuent non seulement de perpétuer le racisme contre les peuples autochtones, mais aussi de refuser le droit fondamental aux soins de santé aux peuples autochtones, affirment-elles.

Brian Sinclair.

Brian Sinclair est mort à l'âge de 45 ans après avoir attendu 34 heures à l'urgence du Centre des sciences de la santé de Winnipeg, en septembre 2008.

Photo : Photo de famille

Ainsi, les signataires prônent de l’action aux plus hauts niveaux d'influence pour perturber le racisme anti-Autochtones dans le système de soins de santé .

Pour nous assurer que le principe d’accès universel aux soins de santé garantie par la Loi canadienne sur la santé est pleinement opérationnel, nous demandons au gouvernement fédéral d’adopter la lutte contre le racisme comme sixième pilier de la Loi canadienne sur la santé, poursuit la lettre.

Les signataires soutiennent qu’une telle mesure serait une réaffirmation de l'article 15 de la Charte des droits et libertés, qui interdit la discrimination fondée sur la race.

En pratique, elles voudraient que tous les intervenants du système de santé tels que le gouvernement fédéral, les gouvernements provinciaux, les autorités sanitaires, les syndicats, les organisations professionnelles et les établissements postsecondaires qui offrent des services et forment la prochaine génération de professionnels de la santé adoptent des politiques antiracistes.

La Faculté des sciences de la santé de l’Université du Manitoba a été la première faculté universitaire au Canada à adopter une telle politique, à la fin du mois d'août, environ un mois avant la mort de Joyce Echaquan.

La lettre ouverte affirme qu’une politique antiraciste efficace exige des ressources pour fournir une formation antiraciste, des mécanismes de responsabilisation, un examen des programmes ainsi que des enquêtes indépendantes.

Il est grand temps d'agir, concluent les signataires.

Lettre ouverte : Ajouter l'antiracisme à la Loi canadienne sur la santé: le moment est venu by Radio-Canada on Scribd

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