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COVID-19 : la Côte-Nord toujours en attente d’une réponse au sujet des barrages routiers

Debout à côté d'une automobile arrêtée, un policier parle au conducteur, près du débarcadère du traversier à Tadoussac.

Le point de contrôle policier de Tadoussac (archives)

Photo : Radio-Canada / Marlène Joseph-Blais

Radio-Canada

Le Centre intégré de santé et de service sociaux (CISSS) de la Côte-Nord attend toujours une réponse du gouvernement concernant sa demande de prolonger et de rendre plus coercitifs les barrages policiers installés aux entrées de la région pour limiter la propagation de la COVID-19 sur le territoire.

Toutefois, la Sûreté du Québec va maintenir ses efforts de sensibilisation au moins jusqu’à vendredi. La traverse de Matane–Côte-Nord et la traverse entre Baie-Sainte-Catherine et Tadoussac demeurent les lieux ciblés pour ces opérations, assure le porte-parole du CISSS, Pascal Paradis.

Des policiers vont vérifier pourquoi [les gens] voyagent vers la Côte-Nord et rappeler les mesures de prévention, en particulier s'ils proviennent d’une zone orange ou d’une zone rouge, indique M. Paradis.

Le maintien des barrages est bien accueilli par la préfète de la MRC de la Haute-Côte-Nord et mairesse de Forestville, Micheline Anctil. Elle estime que ces barrages ont leur utilité et qu’il faut continuer de s’adapter à l’évolution de la pandémie au Québec.

La situation est très préoccupante parce qu'on est limitrophe au Saguenay–Lac-Saint-Jean, où il y a des foyers d'éclosion présentement. Québec et Charlevoix aussi.

Micheline Anctil, mairesse de Forestville
La mairesse de Forestville, Micheline Anctil, assise à son bureau.

La mairesse de Forestville, Micheline Anctil

Photo : Radio-Canada / Benoit Jobin

Elle espère que ces barrages permettront d’éviter que la région passe au rouge et que les consignes sanitaires reliées à ce palier d'alerte soient appliquées sur la Côte-Nord.

On est dans le deuxième confinement. C'est très difficile pour les populations. Peut-être que les barrages, à ce moment-là, sont une voie de passage qui serait plus favorable. Il faudrait les mettre en application de façon un peu plus coercitive avant de mettre toute la région en rouge.

Le maire de Sept-Îles, Réjean Porlier, s'est lui aussi dit favorable à la possibilité de restreindre l'accès à la Côte-Nord dans le but d'éviter que celle-ci bascule à son tour en zone orange ou rouge.

Même son de cloche du côté du député de René-Lévesque, Martin Ouellet. Les barrages routiers ont prouvé leur efficacité lors de la première vague, selon lui.

La Côte-Nord a été la dernière région déconfinée après le premier confinement, en raison des barrages routiers. Donc, si on est encore en zone jaune, c’est parce que tout le monde a mis la main à la pâte et, surtout, parce que les déplacements se sont faits de façon sécuritaire, affirme-t-il.

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