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COVID-19 : la France annonce des couvre-feux dans plusieurs grandes villes

Un homme en dossard orange dirige des voitures.

Un employé de la Croix-Rouge dirige le trafic près d'une clinique de dépistage, à Montpellier. Le sud de la France est particulièrement touché par la deuxième vague de COVID-19.

Photo : afp via getty images / Pascal Guyot

Radio-Canada

Devant l'aggravation de l'épidémie de COVID-19 en France, le gouvernement d'Emmanuel Macron a annoncé mercredi le rétablissement de l'état d'urgence sanitaire à partir de minuit samedi sur l'ensemble du territoire, et l'imposition de couvre-feux dans plusieurs grandes villes, dont Paris.

Les villes de Paris, Lille et Rouen sont concernées au nord du pays. Plus au sud, Grenoble, Lyon, Toulouse, Montpellier, Saint-Étienne et Aix-Marseille sont touchées. Environ 20 millions de Français devront se plier à cette mesure de restriction.

Le couvre-feu sera en vigueur tous les soirs dès samedi, de 21 h à 6 h, et ce, pour quatre semaines, a annoncé le président lors d'une entrevue sur la chaîne de télévision France 2.

Nous irons devant le Parlement pour le prolonger jusqu'au 1er décembre. Six semaines, c'est le temps qui nous paraît utile, a cependant précisé Emmanuel Macron.

Le non-respect du couvre-feu sera passible d'une amende de 135 euros (environ 200 $ CA). En cas de récidive, ce montant s'élèvera à 1500 euros (environ 2300 $ CA), a prévenu le président. Des exceptions seront faites pour les personnes qui travaillent de nuit ou qui ont une bonne raison.

Dans la pratique, les restaurants, bars, théâtres et cinémas devront donc fermer avant le couvre-feu. On ne sortira plus au restaurant après 21 h, on n'ira plus chez des amis faire la fête, car on sait que c'est là qu'on se contamine le plus, a déclaré le chef de l'État, qui a aussi invité les Français à limiter les rassemblements à six personnes maximum.

En journée, la vie quotidienne ne devrait pas vraiment changer. Nous allons continuer à travailler, notre économie en a besoin, nous en avons besoin, nos enfants vont continuer d'aller à l'école, a affirmé Emmanuel Macron. Il a cependant demandé à ceux qui le peuvent de faire du télétravail deux à trois jours par semaine.

Il n'y aura pas non plus de restrictions de déplacement dans le pays.

COVID-19             : ce qu'il faut savoir

Une situation plus préoccupante qu'au printemps

La France a enregistré 22 591 nouveaux cas et 104 décès de plus dans les dernières 24 heures, pour un total de quelque 820 000 cas et 33 037 morts depuis le début de l'épidémie.

La première vague a fait environ 30 000 victimes en France, a précisé le président, la plaçant ainsi parmi les nations les plus durement touchées en ce qui a trait au nombre de morts par million d'habitants.

À l'heure actuelle, un tiers des places disponibles aux soins intensifs à travers tout le pays sont occupées par des patients ayant une forme grave de la COVID-19, a-t-il aussi fait savoir.

Nos services de réanimation sont aujourd’hui dans une situation de pression qui n’est pas soutenable, a ainsi souligné Emmanuel Macron, qui souhaiterait ramener ce niveau d'occupation à 10 ou 15 %.

Nous n’avons pas perdu le contrôle, a toutefois assuré le président. Mais, selon lui, la situation est plus préoccupante qu'au printemps dans les urgences et les services hospitaliers, et ce, pour deux raisons.

D'abord, parce que le virus est partout en France, ce qui fait que des patients hospitalisés ne peuvent être transférés dans des régions moins touchées. Il n'y a pas de réserve cachée de lits, a-t-il dit.

Ensuite, parce que le personnel soignant, qui était au front lors de la première vague, est fatigué, et avec raison.

C’est pour cela que nous devons prendre des mesures plus strictes, a-t-il expliqué.

Le président a aussi indiqué qu’il fallait ramener ces 20 000 cas par jour à 3000 ou 5000 cas par jour, parce que là, on peut maîtriser.

Nous en avons jusqu'à l'été 2021 au moins avec ce virus, a signalé Emmanuel Macron.

Avec les informations de Agence France-Presse

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