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Quels États clés feront de Trump ou Biden le président des États-Unis?

Oubliez les sondages à l’échelle nationale, la présidence se jouera dans quelques États clés. Lesquels? Suivez notre guide pour connaître la douzaine d’États à surveiller... et gardez-le tout près en vue du soir du 3 novembre!

Montage photo de Donald Trump et Joe Biden, qui ont tous deux les mains levées et regardent devant eux.

Donald Trump et Joe Biden, lors du premier débat présidentiel, à Cleveland, en Ohio, le 29 septembre.

Photo : Associated Press / Patrick Semansky

Si on se fie aux sondages réalisés à l’échelle des États, l’ancien vice-président Joe Biden est bien placé pour reprendre les bastions démocrates que Donald Trump avait ravis à ses rivaux et étendre encore plus sa carte électorale. Au centre de luttes serrées, le président sortant se retrouve même à jouer en défensive dans une poignée d’États traditionnellement républicains. État des lieux.

Il faut porter le regard sur deux régions principales : le Midwest, avec la Pennsylvanie voisine, au nord, et le Sun Belt, dans le sud du pays, où se trouvent notamment des États historiquement favorables aux républicains.

Un peu d’arithmétique électorale

Les 13 États à surveiller, ceux dans lesquels la marge de la victoire a été la plus mince en 2016 pour Donald Trump et Hillary Clinton, et ceux qui émergent comme de nouveaux champs de bataille, totalisent 199 grands électeurs. À cela s'ajoutent deux grands électeurs, un dans le Maine et un au Nebraska, attribués selon des règles spécifiques à ces États.

Si Donald Trump et Joe Biden remportent tous les autres États (et trois autres districts) dans lesquels ils sont respectivement favoris, le premier arrive sur la ligne de départ avec 125 grands électeurs, et le deuxième 212.

Pour atteindre le seuil de 270 grands électeurs qui lui permettrait de remporter l'élection, soit la moitié des 538 membres du Collège électoral, le président sortant a donc besoin de 145 grands électeurs supplémentaires. Son rival démocrate, lui, de 58.


Premier objectif de Joe Biden : reconquérir la Pennsylvanie, le Michigan et le Wisconsin, trois anciens bastions démocrates de la région des Grands Lacs qui ont boudé les républicains pendant des décennies. En 2016, une frange importante des électeurs blancs de la classe ouvrière de la région, plus nombreuse que la moyenne du pays, a été séduite par le discours populiste de Donald Trump. La victoire à l'arraché de ce dernier dans ces trois États, par des marges inférieures à un point de pourcentage, a été payante, lui procurant 46 grands électeurs.

PENNSYLVANIE – 20 grands électeurs

  • Résultats de 2016* : Trump + 0,7 point de pourcentage
  • Moyenne des sondages** : Biden + 4,8 point de pourcentage

Né dans cet État, à Scranton, et issu d’un milieu modeste, Joe Biden espère ramener dans le giron démocrate les cols bleus qui ont délaissé sa formation et convaincre les membres des communautés ethniques, qui représentent 40 % de la population, de voter.

Les deux candidats livreront en outre bataille dans les banlieues de Pittsburgh et de Philadelphie.

Des trois États dans cette liste, c'est celui dont la victoire est la moins assurée pour le candidat démocrate. Si l'issue du vote n'est pas scellée mardi par d'autres États, les yeux se tourneront vers cet État, qui comptera ses bulletins de vote postaux, qu'on prévoit majoritairement pro-démocrates, dans les jours suivant le 3 novembre.

Pour le site de prévisions probabilistes FiveThirtyEight, la lutte en Pennsylvanie s'annonce décisive : victorieux, Donald Trump aurait 84 % de chances d’obtenir un deuxième mandat, tandis qu’un gain démocrate ferait passer à 96 % les probabilités d’une présidence Biden.

À suivre : le nombre de bulletins de vote par correspondance qui seront rejetés. Sur décision de l'Assemblée législative républicaine, ceux qui ne seront pas cachés dans une enveloppe secrète devant être insérés dans l’enveloppe postale ne seront pas dépouillés. Les démocrates craignent que cela ne prive de leur droit de vote des dizaines de milliers d'électeurs, dans un État où le scrutin s’est joué avec à peine plus de 44 000 voix en 2016.


MICHIGAN – 16 grands électeurs

  • Résultats de 2016 : Trump + 0,2 point de pourcentage
  • Moyenne des sondages : Biden + 8,2 points de pourcentage

Le Michigan, cœur de l'industrie automobile américaine, est l’État qui en 2016 a donné lieu à la lutte la plus serrée. Des trois États ayant infligé aux démocrates une défaite crève-cœur il y a quatre ans, c’est aussi le plus susceptible de tourner le dos au président Trump, selon FiveThirtyEight.

Pour reconquérir cet ancien bastion qui vote démocrate sans interruption depuis 1992, Joe Biden espère entre autres motiver les nombreux électeurs démocrates qui ont boudé les urnes. Signe encourageant pour eux, les démocrates ont signé d’importantes victoires dans les banlieues lors des élections de mi-mandat de 2018.

Opposé au confinement qu'elle avait ordonné, Donald Trump prend souvent pour cible la gouverneure de l'État, Gretchen Whitmer. Même l'inculpation de miliciens d'extrême droite accusés d'avoir voulu enlever la politicienne, début octobre, n'a pas modéré ses attaques : il l'a comparée à une dictatrice et a suggéré qu'elle soit emprisonnée.


WISCONSIN – 10 grands électeurs

  • Résultats de 2016 : Trump + 0,8 point de pourcentage
  • Moyenne des sondages : Biden + 8,3 points de pourcentage

La précédente victoire républicaine au Wisconsin remontait à 1984. Celle de Donald Trump, qui y a obtenu moins de voix que son prédécesseur républicain Mitt Romney en 2012, est grandement attribuable à la désaffection des démocrates, notamment celle des Afro-Américains, dont la participation a chuté de façon significative. Les tiers partis avaient en outre recueilli plus de 6,3 % des voix.

Le président républicain espère que son message de loi et d’ordre résonnera dans un État qui a été le théâtre de protestations ayant viré à l’émeute après l’interpellation d’un homme noir, grièvement blessé par la police. C’est aussi là, à Kenosha, qu’un de ses partisans – un adolescent – a été accusé d'avoir tué deux manifestants et d’en avoir blessé un troisième avec une arme semi-automatique.


Les résultats serrés au New Hampshire, au Minnesota et au Nevada, remportés par Hillary Clinton, donnaient bon espoir au camp Trump pour 2020. Mais, à en croire les sondages, Joe Biden est en bonne position pour conserver ces trois États dans la colonne des victoires démocrates.

MINNESOTA – 10 grands électeurs

  • Résultats de 2016 : Clinton + 1,5 point de pourcentage
  • Moyenne des sondages : Biden + 9,1 points de pourcentage

Le camp Trump a les yeux rivés sur le Minnesota, terrain d’une des plus courtes victoires démocrates de 2016, mais Joe Biden y semble bien en selle. Aucun candidat républicain à la présidence n’a remporté l’État depuis 1972.

Donald Trump avait bien réussi auprès des électeurs blancs des régions rurales, mais il avait mordu la poussière dans les comtés des villes comme Minneapolis et Saint Paul. Dans l'État, les tiers partis avaient en outre recueilli 8,6 % du vote, le troisième plus haut taux au pays.

La mort de l’Afro-Américain George Floyd, tué par un policier blanc en mai, a été le catalyseur d’une vague de manifestations pour les droits des Noirs ayant déferlé sur le pays et parfois dégénéré, alimentant le message d'ordre public mis de l'avant par le président.


NEVADA – 6 grands électeurs

  • Résultats de 2016 : Clinton + 2,4 points de pourcentage
  • Moyenne des sondages : Biden + 5,1 points de pourcentage

État pivot traditionnel, le Nevada compte l’une des populations les plus diversifiées du pays, notamment dans la région de Las Vegas, où se concentrent ses habitants. La communauté hispanique appuie très largement le démocrate, mais son rival républicain a gagné du terrain depuis 2016.

L'équipe de campagne de Donald Trump poursuit l'État, gouverné par un démocrate, dans le but de faire révoquer une loi visant à faciliter le vote postal, une tentative bloquée par un tribunal de première instance et même contestée par la secrétaire d’État du Nevada, pourtant républicaine.

Important centre touristique, la capitale du jeu a subi les contrecoups économiques de la pandémie.


NEW HAMPSHIRE – 4 grands électeurs

  • Résultats de 2016 : Clinton + 0,4 point de pourcentage
  • Moyenne des sondages : Biden + 11 points de pourcentage

En 2016, le New Hampshire, qui a presque toujours voté démocrate depuis 1992, a accordé à Hillary Clinton sa victoire la plus mince. Près de 7 % des électeurs de l'État avaient alors préféré un tiers parti.

L’État, l’un des moins diversifiés du pays avec quelque 90 % de Blancs, compte des électeurs ruraux plus conservateurs, mais aussi une frange importante de professionnels blancs dans ses banlieues.

Lors de la primaire de février, les démocrates avaient préféré à l’ex-vice-président de Barack Obama quatre autres candidats, dont Bernie Sanders, et, au début de mars, Joe Biden et Donald Trump étaient à égalité statistique. Sept mois plus tard, les sondages montrent que les habitants de l’État en sont venus à de meilleurs sentiments à l'endroit de Joe Biden : selon les sondages, c’est l’État clé qui lui est le plus favorable.


S'ajoutent des États pivots traditionnels, comme la Floride, qui a préféré de peu Donald Trump en 2016, et même l'Ohio et l'Iowa, des États plus conservateurs qui avaient choisi le candidat républicain avec une marge de plus de 8 points.

FLORIDE – 29 grands électeurs

  • Résultats de 2016 : Trump + 1,2 point de pourcentage
  • Moyenne des sondages : Biden + 2,2 points de pourcentage

À part sur papier, une victoire de Donald Trump n'est pas envisageable sans ce poids lourd du Collège électoral dont il est désormais le résident.

Contrairement à d'autres États, la Floride devrait être en mesure de donner la majeure partie de ses résultats le soir même parce qu'elle a déjà commencé à dépouiller ses bulletins de vote postaux. L'État pourrait donc sceller le sort du président Trump ou s'il la remporte, annoncer des jours de suspense.

Théâtre de la saga politico-judiciaire de 2000 qui avait livré la victoire au républicain George W. Bush, l’État à la population diversifiée, mais à tendance conservatrice est souvent le terrain de luttes très serrées. État pivot par excellence, la Floride a vu le gagnant l’emporter avec moins de 1,2 point de pourcentage dans trois des cinq dernières élections.

Avec un Floridien sur cinq ayant plus de 65 ans, la Floride compte l’une des plus grandes proportions d’aînés du pays. Conséquence possible de la gestion de la pandémie par le président, cette tranche de l’électorat floridien qui l’avait préféré par une marge de 17 points en 2016, selon les sondages réalisés à la sortie des urnes, favorise désormais son adversaire démocrate.

Un homme sur une voiturette de golf arborant une affiche de républicains qui appuient Joe Biden.

En Floride, des républicains déçus de Trump affichent ouvertement leur soutien au candidat démocrate Joe Biden

Photo : Radio-Canada / Jean-François Bélanger

Si Joe Biden conserve son avance auprès de la majorité des communautés hispanophones, le message antisocialiste du président trouve un écho auprès de la communauté cubaine, concentrée à Miami-Dade, un comté favorable aux démocrates.

Les démocrates ont déjà voté par correspondance en bien plus grand nombre que les républicains, qui semblent avoir été sensibles aux attaques du président contre le vote postal, même s’il s’y dit favorable dans le cas de la Floride. Il faut cependant prévoir une remontée marquée des appuis au président le soir de l’élection.

Puisque l’État amorce dès la fin septembre le traitement des bulletins de vote reçus, les résultats devraient tomber plus rapidement qu’ailleurs et pourraient donner une indication de l’issue du scrutin à l’échelle du pays.

Depuis 1928, seuls deux candidats à la présidence ont été élus sans remporter la Floride.


OHIO – 18 grands électeurs

  • Résultats de 2016 : Trump + 8,1 points de pourcentage
  • Moyenne des sondages : Trump + 0,3 point de pourcentage

L’Ohio fait historiquement figure de baromètre : depuis 1948, l’État a voté seulement une fois pour le perdant de l’élection. Mais sa population moins diversifiée et plus âgée que celles d’autres États pivots le rend désormais davantage conservateur.

L’ampleur de la victoire de Donald Trump, qui a fait très bonne figure dans les régions rurales et auprès des Blancs de la classe ouvrière, laissait présager que l’Ohio ne serait pas en jeu cette année. Depuis le printemps, la lutte est cependant très serrée, malgré un recul de l'emploi manufacturier.

Des partisans de Donald Trump en Ohio.

Malgré le recul de l'emploi manufacturier dans la « Rust Belt », plusieurs cols bleus continuent d'appuyer Donald Trump en Ohio.

Photo : Radio-Canada / Frédéric Arnould

Il y a quatre ans, le républicain avait réussi à gagner du terrain partout, à l’exception des villes de Cincinnati et Columbus, où les démocrates auront besoin d’un taux de participation important de la part des électeurs afro-américains pour espérer l’emporter.

Aucun républicain n’a jamais remporté la présidence sans sortir victorieux en Ohio.


IOWA – 6 grands électeurs

  • Résultats de 2016 : Trump + 9,4 points de pourcentage
  • Moyenne des sondages : Trump + 1,7 point de pourcentage

La bataille entre démocrates et républicains dans cet État parmi les plus changeants a souvent été serrée. Comme dans les autres États du Midwest, les républicains ont pu bénéficier en 2016 de l’appui des cols bleus.

À l’instar de l’Ohio, l’Iowa a une population plus blanche et plus âgée. Les résultats de la dernière élection semblaient concrétiser le virage conservateur de l’État, mais les sondages laissent présager l’une des luttes les plus serrées de 2020.

L’Iowa, qui dépend largement de son agriculture pour son économie, a par ailleurs souffert de la guerre commerciale du président avec la Chine, marché d’exportation majeur pour les agriculteurs américains.


Une démographie changeante et des électeurs de banlieues qui se détournent du parti de Donald Trump dans le Sun Belt contribuent à mettre en jeu des États que remportent les candidats républicains à la présidentielle depuis des décennies, comme la Caroline du Nord, l’Arizona, la Georgie et le Texas.


ARIZONA – 11 grands électeurs

  • Résultats de 2016 : Trump + 3,5 points de pourcentage
  • Moyenne des sondages : Biden + 3,1 points de pourcentage

Donald Trump a enregistré l’une de ses victoires les plus courtes en Arizona, que les républicains remportent depuis près de sept décennies, à une exception près. Aucun républicain n’a remporté la présidence en perdant cet État.

Si un seul des États traditionnellement républicains devient bleu, ce sera lui.

L’Arizona connaît de rapides changements démographiques, avec une population hispanique et une urbanisation en croissance, et une migration provenant d’États progressistes comme la Californie.

Depuis 2000, les démocrates y ont augmenté leurs appuis, et ils ont cette fois bon espoir de le faire basculer dans leur camp. Signe encourageant pour Joe Biden : en 2018, Kyrsten Sinema est devenue la première démocrate à représenter l’État au Sénat en trois décennies, et l’ex-astronaute Mark Kelly, candidat au Sénat en bonne position pour la rejoindre, pourrait aider Joe Biden à engranger des appuis.

Ce dernier a en outre reçu l’appui de Cindy McCain, la veuve de l’ancien candidat républicain à la présidence John McCain, un sénateur qui s’est opposé au président Trump jusqu’à la fin.

Comme la Floride, cet État clé commence le traitement des bulletins de voix avant le soir du 3 novembre. Maricopa, un comté crucial pour la victoire qui comprend les 9 villes les plus importantes de l’État, dont Phoenix, et abrite plus de la moitié de la population de l'Arizona, annoncera les couleurs de l'État.


CAROLINE DU NORD – 15 grands électeurs

  • Résultats de 2016 : Trump + 3,7 points de pourcentage
  • Moyenne des sondages : Biden + 2 points de pourcentage
Des clients sur une terrasse de Raleigh, en Caroline du Nord.

En Caroline du Nord, 44% des résidents sont nés à l'extérieur de l'État.

Photo : Radio-Canada / Raphaël Bouvier-Auclair

Depuis 1968, la Caroline du Nord n’a voté que deux fois pour un candidat du Parti démocrate, dont Barack Obama, en 2008. Depuis cette date, la lutte entre les deux formations est d’ailleurs plus serrée, et le profil de la population se diversifie, notamment avec l'arrivée d’électeurs venus d’États démocrates. Près de quatre habitants sur 10 sont issus des communautés ethniques, et sur ce nombre, plus de la moitié sont des Afro-Américains.

L’électeur qui fera la différence, résume toutefois le site Politico : une femme blanche d’une banlieue de Charlotte ou de Raleigh ayant une éducation supérieure. Le camp Trump espère les rallier avec un message d’ordre public, mais les sondages montrent que cet électorat risque de lui échapper.


GEORGIE – 16 grands électeurs

  • Résultats de 2016 : Trump + 5,1 points de pourcentage
  • Moyenne des sondages : Biden + 1,5 point de pourcentage

Signe de la précarité à laquelle est confronté Donald Trump : à moins de trois semaines de l'élection, il a tenu un rassemblement en Georgie, qui a voté républicain lors de huit des neuf dernières élections présidentielles. Une victoire démocrate est loin d’être acquise, mais la seule présence de la Georgie dans la liste des États clés est significative.

En 1992, Bill Clinton avait réussi à percer une brèche dans la forteresse républicaine, mais l’excellente performance d’un candidat indépendant avait brouillé les cartes.

Devant un président qui demeure très populaire dans les régions rurales, les démocrates doivent faire grimper le taux de participation des Afro-Américains, surtout à Atlanta et dans ses banlieues.

Lors des élections de mi-mandat de 2018, la candidate démocrate pour le poste de gouverneur, Stacey Abrams, a montré qu’il était possible de stimuler le vote démocrate, terminant un point de pourcentage derrière son rival républicain, qui supervisait aussi l'administration des lois électorales.

L'État, dirigé par des républicains, est reconnu pour son épuration énergique des listes électorales et pour d'autres mesures que les démocrates assimilent à une suppression du vote, visant surtout les Afro-Américains.

Cette année, la Georgie a fracassé des records pour le vote anticipé. Lors de la première journée, des électeurs et des médias (dont The Atlanta Journal-Constitution, dans le tweet ci-dessous) ont fait état de longues heures d'attente.


TEXAS – 38 grands électeurs

  • Résultats de 2016 : Trump + 9 points de pourcentage
  • Moyenne des sondages : Trump + 1,3 point de pourcentage

Un gain démocrate au Texas, acquis aux républicains depuis quatre décennies? Ce scénario représenterait un véritable séisme électoral.

Mais la courte défaite du candidat démocrate au Sénat Beto O’Rourke lors des élections de mi-mandat a donné de l’espoir aux démocrates. Misant sur la démographie changeante de l’État, le camp démocrate espère depuis longtemps mettre la main sur le deuxième plus grand prix du Collège électoral.

Extrêmement diversifié, l’État attire de nouveaux arrivants venus de l’étranger et des quatre coins du pays et compte désormais presque autant d’hispaniques que de Blancs non hispaniques (chacun de ces groupes compose environ 40 % de la population).

De plus en plus dominants dans les villes, les démocrates ont aussi vu leurs appuis monter dans les banlieues de Houston, San Antonio et Austin en 2018.

Le gouverneur républicain a par ailleurs réduit à un par comté le nombre de boîtes de dépôt de bulletins de vote, même, par exemple, dans le comté de Harris, un comté prodémocrate de 4,7 millions d'habitants, et a éliminé les bureaux de vote dans les campus universitaires. Des décisions, disent les démocrates, qui équivalent à restreindre le vote.

L’État est en outre l’un de ceux qui ont été les plus touchés par la COVID-19 cet été.


Deux districts spécifiques à surveiller

Il faudra aussi garder à l’œil deux districts du Maine et du Nebraska, les seuls États qui en plus d’attribuer des grands électeurs au candidat qui remporte le vote populaire de l’État en octroient un à chaque gagnant de district. Les deux districts avaient voté pour Donald Trump en 2016, mais la lutte y est serrée.

Deuxième district du Maine – 1 grand électeur

  • Résultats de 2016 : Trump + 10,3 points de pourcentage
  • Moyenne des sondages : Biden + 3,2 points de pourcentage

Depuis 1992, le Maine attribuait tous ses grands électeurs au candidat à la présidence démocrate, mais en 2016 Donald Trump s'est emparé du deuxième district congressionnel de l’État, où Joe Biden mène légèrement dans les intentions de vote.


Deuxième district du Nebraska – 1 grand électeur

  • Résultats de 2016 : Trump + 2,3 points de pourcentage
  • Moyenne des sondages : Biden + 4,5 points de pourcentage

À part en 2008, année où Barack Obama a soutiré un grand électeur à cet État conservateur, les républicains règnent en maîtres absolus sur la délégation des grands électeurs du Nebraska. Donald Trump remportera vraisemblablement l’État, mais Joe Biden a de bonnes chances de recueillir plus de voix dans le deuxième district, centré autour d'Omaha, la plus grande ville de l’État.

* Source : Federal Elections 2016, rapport officiel de la Federal Election Commission
** Moyenne des sondages compilée par FiveThirtEight en date du 1er novembre 2020

Avec les informations de CBC, Washington Post, New York Times, et Politico

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