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L'éditeur Michel Brûlé coupable d'agression sexuelle

Michel Brûlé lors d'une précédente entrevue.

L’éditeur Michel Brûlé a été déclaré coupable d'agression sexuelle mercredi matin au palais de justice de Québec.

Photo : Radio-Canada

Le juge Sébastien Proulx a qualifié « d'invraisemblable » le récit de l'éditeur Michel Brûlé, qui a agressé sexuellement une femme venue lui présenter ses manuscrits en 2014.

Lors de son procès, le fondateur des Éditions des Intouchables a assuré que la victime était consentante lorsqu'il l'a embrassée, le 21 mars 2014.

Le juge Proulx a indiqué que la crédibilité de l'homme de 56 ans l'avait laissé songeur, avant de le déclarer coupable.

La victime s'était présentée à la résidence de Michel Brûlé, dans le Vieux-Québec, dans l'espoir de trouver un éditeur pour ses écrits.

L'homme d'affaires a tenté de l'embrasser avant de lui faire des attouchements aux parties intimes, par-dessus ses vêtements.

Prise de panique, la femme dans la trentaine a brusquement quitté les lieux avant de parler de l'agression à ses proches.

Mouvement #MoiAussi

Trois ans se sont écoulés avant qu'elle décide de porter plainte à la police, dans la foulée du mouvement #MoiAussi.

Le juge a constaté que le témoignage de la plaignante lors du procès tenu en février n'était pas parfait.

La défense y a relevé une quinzaine de contradictions. Même la Couronne a convenu de 11 contradictions, mais pour des éléments périphériques au dossier.

Michel Brûlé et son avocat.

Le procès de l'éditeur Michel Brûlé, au palais de justice de Québec

Photo : Radio-Canada

Des contradictions liées à son état de panique

Le juge n'en a pas tenu rigueur à la victime, expliquant ses écarts de mémoire par son état de panique lié à l'agression.

Elle cherchait un partenaire d'affaires sérieux, et non une aventure d'un soir, a insisté le magistrat.

Michel Brûlé, qui est en quarantaine, a suivi le prononcé du verdict par vidéoconférence depuis son appartement.

Au procès, il a juré que la victime s'était montrée très très chaleureuse et qu'elle dégageait « une véritable tension sexuelle ».

Selon lui, elle s'était sauvée après avoir probablement été prise de remords parce qu'elle avait un conjoint.

Lorsque les policiers ont interrogé l'éditeur, près de quatre ans plus tard, il a affirmé n'avoir aucun souvenir des événements, ce qui est incroyable aux yeux du juge.

La victime en larmes

Après avoir entendu le juge déclarer son agresseur coupable, la victime a essuyé quelques larmes.

La femme, dont l'identité est protégée par une ordonnance de non-publication, a préféré ne pas s'adresser aux médias, avant de quitter le palais de justice souriante et soulagée.

L'avocat de Michel Brûlée, Me Laurent Morin, a indiqué à la sortie de la salle d'audience qu'il allait examiner sérieusement la possibilité de porter le verdict en appel.

Observations sur la peine

Le dossier reviendra devant le juge Proulx au mois de janvier pour les observations sur la peine.

D'ici là, Michel Brûlé a accepté de rencontrer un agent de probation qui préparera un rapport à l'intention du tribunal pour l'éclairer sur la peine à imposer.

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