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Il y a 30 ans, le prix Nobel de la paix était décerné à Mikhaïl Gorbatchev

Mikhaïl Gorbatchev.

Mikhaïl Gorbatchev reçoit le prix Nobel de la paix en 1990.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Le 15 octobre 1990, le président soviétique Mikhaïl Gorbatchev reçoit le prix Nobel de la paix. Ce prix récompense plusieurs aspects de ses politiques depuis qu’il dirige l’Union soviétique.

Des réformes internes sans effusion de sang

Des dissidents prisonniers sont libérés. Les soldats postés en Afghanistan rentrent à la maison de plus en plus nombreux.

Simon Durivage, 1987
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Le Point, 10 avril 1987

Le 10 avril 1987, l’animateur de l’émission Le Point Simon Durivage propose en exclusivité une entrevue avec un dirigeant soviétique de passage au Canada.

Igor Yourgens est sous-directeur au développement international de l’Association des syndicats soviétiques.

Il explique pourquoi le président Gorbatchev a entrepris un vaste programme de réformes depuis 1985.

Deux ans auparavant, le 10 mars 1985, Mikhaïl Gorbatchev était devenu secrétaire général du Parti communiste de l’Union soviétique.

Son accession au pouvoir amène un vent de profonds changements dans la politique interne soviétique, que souligne le comité Nobel lorsqu’il lui décerne le prix Nobel de la paix.

Deux expressions résument les réformes que propose Mikhaïl Gorbatchev.

La perestroïka, qui signifie reconstruction en russe, englobe un ensemble de politiques visant à réformer les structures défaillantes de l’économie soviétique.

La glasnost, qui signifie transparence en russe, vise pour sa part une libéralisation politique de la société soviétique.

Ces réformes sont engagées sans faire couler le sang, ce qui contraste avec le comportement des autres dirigeants de l'Union soviétique depuis 1917.

La référence de Simon Durivage au retrait des troupes soviétiques d'Afghanistan montre par ailleurs que les réformes engagées concernent aussi la politique internationale de l'Union soviétique.

Laisser se dissoudre l’empire soviétique

Il y avait en Allemagne un demi-million de nos hommes armés jusqu’aux dents […] et je crois que si on avait donné l’ordre d’intervenir, ça aurait été une grave erreur qui aurait pu conduire à une catastrophe. Une catastrophe de l’ampleur, de l’envergure d’une nouvelle guerre mondiale.

Mikhaïl Gorbatchev, 2009

En 1989, l’Histoire s’est subitement accélérée. Les peuples d’Europe centrale et de l’Est se mobilisent pour faire tomber les régimes communistes qui les gouvernent depuis 1945.

Le secrétaire général du Parti communiste soviétique, Mikhaïl Gorbatchev, ne voit pas d’un mauvais œil cette volonté d’affranchissement.

En novembre 1989, le mur de Berlin est abattu par les citoyens allemands. Cet événement a rendu possible une réunification des Républiques démocratique et fédérale allemandes.

Dans ce contexte, il existe une question cruciale et potentiellement explosive.

Doit-on permettre cette réunification des deux Allemagnes qui pourrait remettre en question l’équilibre politique et militaire de l’Europe?

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Téléjournal, 4 novembre 2009

En 2009, deux décennies après la chute du mur de Berlin, Mikhaïl Gorbatchev accorde une entrevue à la correspondante de Radio-Canada à Moscou Alexandra Szacka.

L’entrevue est diffusée le 4 novembre 2009 au Téléjournal qu’anime Céline Galipeau.

L’entrevue est précédée d’une récapitulation historique des événements en Allemagne depuis 1945 par la journaliste Catherine Kovacs.

La question de la réunification allemande et du statut de la ville de Berlin avait le potentiel de déclencher une troisième guerre mondiale, selon Mikhaïl Gorbatchev.

Alors qu’il se trouve en visite officielle en République démocratique allemande, le dirigeant soviétique constate que le peuple veut la réunification de l’Allemagne.

Pour lui, il est évident que le régime communiste est-allemand va tomber.

Le 9 novembre 1989, alors que le mur de Berlin est abattu, Mikhaïl Gorbatchev ne mobilise pas les soldats soviétiques présents en territoire est-allemand.

Il affirme qu’en agissant ainsi, il a évité une troisième guerre mondiale.

On remarquera par ailleurs le peu de regret exprimé par l’ex-dirigeant soviétique envers cette période.

Il semble suggérer que la chute de l’empire soviétique était un préalable à l’établissement d’un nouvel ordre mondial plus pacifique.

Éliminer le péril de la guerre et des armes nucléaires

En décembre 1989, Mikhaïl Gorbatchev orchestre avec son homologue américain, le président George H. W. Bush, la fin de ce qu’on appelle la guerre froide entre Moscou et Washington.

C’est à Malte que se réunissent les deux dirigeants pour dessiner un nouvel ordre mondial.

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Téléjournal, 3 décembre 1989

Le 3 décembre 1989, le Téléjournal, qu’anime Robert-Charles Longpré, consacre trois reportages à l’événement.

Les journalistes Don Murray et Jean-Michel Leprince rappellent que la rencontre de Malte a permis à l’Union soviétique et aux États-Unis de se mettre d’accord sur la réunification de l’Allemagne et sur le départ des pays d’Europe de l’Est du giron de Moscou.

Le reportage du journaliste Raymond Saint-Pierre, pour sa part, montre que la rencontre de Malte change profondément le rôle des alliances militaires que sont l’Organisation du traité de l’Atlantique Nord (OTAN) et le Pacte de Varsovie, dirigés respectivement par Washington et Moscou.

La rencontre de Malte a aussi contribué à ce qu'en juillet 1991 l’Union soviétique et les États-Unis signent le premier traité START qui prévoit une réduction des arsenaux nucléaires soviétique et américain.

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