•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Une cinquième école touchée par la COVID-19 au Nouveau-Brunswick

Trois voitures sont garées devant l'école.

L'École Aux-quatre-vents, à Dalhousie, annonce un cas de COVID-19 dans l'établissement.

Photo : Radio-Canada / François Lejeune

Radio-Canada

La direction de l’école Aux-quatre-vents, à Dalhousie, annonce un cas de COVID-19 dans l’établissement. Il s'agit de la cinquième école dans le nord du Nouveau-Brunswick où le virus s'est infiltré.

Notre dossier : La COVID-19 en Atlantique

La Santé publique confirmé la nouvelle tard mardi soir, indique la direction de l’école dans une note envoyée aux familles.

Comme c’est le cas dans les autres écoles de la région touchées par la COVID-19, les autorités scolaires et médicales tentent de communiquer avec toutes les personnes qui auraient eux des contacts étroits avec celle qui a contracté la maladie, explique la direction.

Les autorités scolaires recommandent aux familles, en cas d’apparition de symptômes chez leur enfant, de l’inscrire en ligne sur le site du gouvernement du Nouveau-Brunswick (gnb.ca/coronavirus (Nouvelle fenêtre)) pour subir un test de dépistage, ou de communiquer avec le service Télé-Soins au 811 ou avec leur médecin.

La direction de l’école Place-des-Jeunes, à Bathurst, annonce pour sa part que quelques membres de son personnel sont en isolation après avoir été exposés à un cas de COVID-19.

La COVID-19 a déjà été confirmée à l’école secondaire anglophone Sugarloaf de Campbellton jeudi dernier, à l’école primaire francophone Académie Notre-Dame de Dalhousie samedi, à l’école primaire anglophone L. E. Reinsborough de Dalhousie dimanche ainsi qu’à l’école secondaire anglophone de Dalhousie lundi.

À Campbellton, l’école intermédiaire anglophone, l’école primaire anglophone Lord Beaverbrook et l’école primaire anglophone Campbellton Learning Centre ont aussi annoncé ces derniers jours qu’elles craignaient une potentielle exposition à la COVID-19.

L’école à la maison

Les élèves qui fréquentent l'école primaire Académie Notre-Dame de Dalhousie poursuivront temporairement leur apprentissage à distance jeudi et vendredi. Ces élèves retourneront progressivement en classe à partir du lundi 19 octobre.

Lisa Arseneault a deux garçons qui fréquentent l'Académie Notre-Dame, en 4e et en 6e année. Elle reconnaît que l'apprentissage virtuelle demande une certaine adaptation, mais qu'il s'agit dans les circonstances d'une bonne décision.

De ce que j'ai pu voir ce matin avec les devoirs qu'il a reçus, il touche quand même la matière qu'il semble avoir besoin, c'est vraiment pas juste une rencontre sociale qu'ils font, mais vraiment des devoirs. À court terme, je pense que c'est ce qu'on a besoin de faire. J'aime mieux faire ça que de les exposer à être contaminés avec le virus puis être dans une phase orange ou même retourner dans la phase rouge, justifie-t-elle.

Dans les autres écoles en zones orange, aucun plan d'apprentissage à distance n'est prévu.

Le ministre de l’Éducation, Dominic Cardy, a d'ailleurs expliqué, mardi, que son gouvernement préfère garder les écoles ouvertes tout en veillant sur la sécurité des élèves et du personnel.

Cette décision suscite de l'inquiétude chez certaines familles, qui ont choisi de leur plein gré de retirer leurs enfants des établissements scolaires.

C'est le cas de Dominic Clément, père de deux adolescents inscrits à l'école secondaire Aux-quatre-vents à Dalhousie.

C’est parce que les enfants sont inquiets, à un moment donné. Il peut y avoir des petites crises d’anxiété de temps en temps, confie-t-il.

Dominic Clément ne comprend pas pourquoi les écoles demeurent ouvertes. Tout le monde est toujours en contact dans une école, dit-il.

L'enseigne de l'école.

L'École Aux quatre vents est à Dalhousie.

Photo : Radio-Canada / François Lejeune

Dimanche, le député de Campbellton-Dalhousie, Guy Arseneault, a demandé à la Dre Jennifer Russell de fermer les écoles de la région jusqu’à ce que l’éclosion soit terminée.

Ma position comme parent, elle est comme celle de notre député qui a demandé qu’on fermerait cela [les écoles] pendant deux semaines, au moins, pour laisser passer un petit peu la vague.

Dominic Clément, père de deux enfants de l’école

Selon ce père de famille diabétique, il existe une incompréhension générale face aux communications actuelles, du district et de la province.

On sent un peu d’incohérence puis de fouillis dans la procédure, dit Dominic Clément. Je sais qu’on n’est pas habitué. Ce n’est pas une critique, mais c’est juste qu’en tant que parent, c’est sûr que ça nous inquiète

Le maire d’Atholville, Michel Soucy, se fait quant à lui rassurant.

Je comprends très bien les préoccupations des parents dans la situation que l’on vit présentement, affirme ce dernier. Sauf que d’un côté, je regarde aussi le travail qui est fait par la Santé publique et le ministère de l’Éducation, qui à mon point de vue, semble avoir un contrôle sur la situation et qui permet vraiment d’évaluer de jour en jour la situation.

Ma confiance va envers les gens qui sont là, et qui prennent des décisions. Ils sont au courant de chaque cas.

Michel Soucy, maire d’Atholville

Michel Soucy indique que la présence des jeunes à l’intérieur des écoles a longtemps été identifiée comme une des priorités.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !