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Éclosion à l'hôpital de Rimouski : des dizaines de chirurgies reportées

Des véhicules entrent dans le stationnement à l'avant de l'hôpital de Rimouski.

Trois membres du personnel ont contracté la COVID-19 à l'hôpital de Rimouski (archives).

Photo : Radio-Canada / Simon Turcotte

Une trentaine de membres du personnel de l'hôpital de Rimouski ont dû subir un test de dépistage à la suite d'une éclosion de COVID-19 qui a contaminé jusqu'à maintenant trois employés de l'établissement.

Dans son bilan quotidien, mardi, le Centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS) de la région révélait qu'un foyer d'infection avait été détecté dans l'une de ses unités d'hospitalisation.

Cette unité d'hospitalisation est celle consacrée à la COVID-19 à l'hôpital de Rimouski.

Ce sont des membres du personnel dédié de la zone rouge. Le personnel qui est là ne travaille pas avec des clientèles tièdes ou froides, a expliqué le président-directeur général adjoint du CISSS, Jean-Christophe Carvalho.

Jean-Christophe Carvalho.

Le président-directeur général adjoint du CISSS du Bas-Saint-Laurent, Jean-Christophe Carvalho (archives)

Photo : Radio-Canada / François Gagnon

Jusqu'à maintenant, trois employés sont contaminés et cinq sont en isolement. L'hôpital de Rimouski doit donc se passer de huit membres de son personnel actuellement.

Ça amène une gestion de nos ressources qui est un peu plus poussée, a expliqué le Dr Carvalho en entrevue à Info-réveil.

Même s'il y a des gens qui ont été retirés, à l'heure actuelle, on est quand même capables d'offrir la mission, indique-t-il, en ajoutant qu'heureusement, les hospitalisations en lien avec la COVID-19 sont moins nombreuses qu'au début octobre, entre autres depuis que l'hôpital de Gaspé peut accueillir les patients gaspésiens qui ont des complications liées au virus.

Bonne nouvelle cependant, aucun usager n'a été contaminé.

Les usagers avec lesquels les membres du personnel [qui ont contracté le virus] interagissent sont déjà atteints de la COVID.

Jean-Christophe Carvalho, président-directeur général adjoint du CISSS du Bas-Saint-Laurent

Une quarantaine de chirurgies reportées

L'éclosion de COVID-19 à l'hôpital de Rimouski a un impact direct sur la prestation des services chirurgicaux.

L'établissement confirme que plus de 40 chirurgies ont dû être reportées en raison de la réduction forcée des activités au bloc opératoire puisqu'il a fallu faire un remaniement du personnel.

Selon le CISSS, il s'agit de chirurgies non urgentes qui ont été reportées.

On travaille avec les partenaires dans la Matanie et dans la Matapédia pour délocaliser des chirurgies et être capables de maintenir un certain volume, explique le docteur Carvalho.

Un chirurgien prend un instrument dans sa main.

Quelque 43 chirurgies non urgentes ont été reportées en raison de l'éclosion survenue à l'hôpital de Rimouski. (archives)

Photo : iStock

Les activités étaient déjà suspendues dans deux salles du bloc opératoire cette semaine en raison des efforts qui doivent être déployés pour lutter contre le coronavirus.

Pendant la première vague de la pandémie, 2000 interventions chirurgicales avaient dû être reportées au Bas-Saint-Laurent.

Réaction du syndicat

La présidente régionale de la Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec (FIQ), Cindie Soucy, n'est pas surprise de voir que cette éclosion force l'annulation de chirurgies.

Ça illustre la fragilité de tout le réseau. Pas juste de Rimouski.

Cindie Soucy, présidente régionale de la Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec

Effectivement, le CISSS n'a pas le choix d'agir en prévention pour s'assurer d'avoir les ressources nécessaires pour répondre à la COVID-19. Si la situation vient à s'envenimer, on doit avoir les ressources en place, poursuit-elle.

La leader syndicale est satisfaite de la façon dont le CISSS a géré cette éclosion à l'hôpital de Rimouski.

Des infirmiers poussent une civière dans un couloir.

Le syndicat invite les gestionnaires du CISSS à éviter de surcharger le personnel qui prend la relève de ceux qui sont malades ou en isolement. (archives)

Photo : Getty Images / vm

Par contre, elle invite les gestionnaires du CISSS à ne pas surcharger de travail les employés qui restent en poste.

On va la suivre de très près, cette situation-là, pour s'assurer que nos salariés vont avoir des horaires de travail qui vont leur permettre vraiment un temps de repos suffisant. On veut s'assurer qu'elles ne seront pas soumises à du temps supplémentaire obligatoire de façon outrageuse, souligne Cindie Soucy.

Elle estime que les gestionnaires ont tiré leçon de l'éclosion survenue à la fin septembre à l'hôpital de Rivière-du-Loup.

Cindie Soucy souhaite quand même que l'ensemble des employés de l'unité touchée passent un test de dépistage de la COVID-19 et pas seulement ceux qui ont eu un contact étroit avec les personnes qui ont déjà reçu un résultat positif.

Avec les informations de Denis Leduc

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