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Complot, cocaïne et plongeons : coupables, mais non au bout de leurs peines

D'immenses grues des conteneurs sur le quai.

Au moment des faits à Halifax, le porte-conteneurs où la drogue était dissimulée était amarré au terminal de Halterm.

Photo : CBC/Pam Berman

Radio-Canada

Deux hommes reconnus coupables de trafic de cocaïne impliquant des plongeons risqués à Montréal et à Halifax n’ont pas fini de comparaître en cour.

Matthew Ross Lambert, 36 ans, et Darcy Peter Bailey, 49 ans, ont été reconnus coupables le mois dernier. Lambert a été condamné à 14 ans de prison. Bailey connaîtra sa peine le mois prochain.

Ils ont été arrêtés en juin 2018. Les autorités ont saisi près de 158 kg de cocaïne pure. La drogue emballée en petits paquets de la taille d’une brique se trouvait dans des sacs dissimulés dans un caisson de la coque d’un porte-conteneurs. Le navire, l’Arica, provenait de Montréal et il était au quai de Halterm, près du parc de Point Pleasant.

Tandis que Matthew Ross Lambert était détenu et qu’il subissait son procès pour cette affaire, il a été accusé d’avoir participé à une violente agression sur un autre détenu du centre correctionnel provincial à Dartmouth. Lambert et un autre accusé doivent comparaître en cour mercredi pour répondre à des accusations, dont celle de tentative de meurtre.

Darcy Peter Bailey a été arrêté la semaine dernière en Colombie-Britannique, la province où il réside. Jusqu’à 65 accusations pèsent sur lui, notamment en matière d’armes. En Nouvelle-Écosse, en plus d’avoir à comparaître en cour pour connaître sa peine pour trafic de cocaïne, il doit répondre à des accusations d’omission de se conformer à des conditions.

Quatre hommes étaient accusés au début pour l’affaire du trafic de cocaïne. Les procédures devant la cour ont duré 35 jours au cours de plusieurs mois et elles se sont terminées en février 2020. La juge Elizabeth Buckle a rendu sa décision écrite cette semaine. Elle a conclu qu’il n’y avait pas assez de preuve pour condamner les deux autres accusés.

Un canot pneumatique et de l’équipement de plongée

Selon la preuve présentée durant leur procès, Lambert et Bailey ont fait partie d’un complot. Ils comptaient récupérer la drogue dissimulée sous l’Arica lorsque ce dernier était à Montréal. Ils avaient acheté de l’équipement de plongée et un canot pneumatique.

Darcy Peter Bailey a fait une tentative de plongeon sous l’Arica à Montréal, mais les conditions météorologiques étaient mauvaises et les courants étaient trop forts. Cela a éveillé les soupçons de l’autorité portuaire de Montréal qui a interrogé les deux hommes. Les autorités à Halifax ont été mises au courant et elles attendaient l’arrivée de l’Arica.

Toujours selon la preuve présentée au procès, la drogue se trouvait dans un caisson de prise d’eau de la coque du navire recouvert d’une grille en métal. Le caisson sert à aspirer de l’eau dans le navire pour refroidir les moteurs.

Des plongeons à Halifax

Darcy Peter Bailey a effectué quelques tentatives de plongeons sous l’Arica à Halifax, et ce, sous le regard attentif de policiers et d’agents des services frontaliers. Il avait pris la mer de la plage de Black Rock, dans le parc de Point Pleasant. Selon des témoins, il utilisait un appareil de propulsion qui l’aidait à se déplacer plus rapidement sous l’eau.

Après une deuxième plongée, Bailey et Lambert ont chargé leur équipement dans un véhicule utilitaire sport et ils ont tenté de quitter les lieux. Ils ont été arrêtés un peu plus loin.

Les pompes de l’Arica étaient à l'arrêt lorsque les autorités ont dépêché un plongeur professionnel pour inspecter la coque. Le plongeur a découvert que des boulons de la grille du caisson étaient desserrés.

La Couronne a présenté comme preuve, entre autres, des conversations en messages texte des deux hommes sur la plateforme WhatsApp. Ils discutaient notamment de la taille des outils nécessaires pour accéder au caisson.

La défense soutenait que les plongées de Bailey avaient pour but de recueillir des algues dans le cadre d’une étude sur le plastique dans l’océan. Mais la juge a déterminé que les preuves présentées par la Couronne étaient plus convaincantes.

Avec les renseignements de Blair Rhodes, de CBC

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