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Drame à Wendake : l'accusé aurait lancé plusieurs appels à l'aide, déplore sa mère

Photo de l'accusé portant des lunettes noires et une camisole bleue.

Michaël Chicoine, 30 ans, est accusé du meurtre au deuxième degré des garçons de 2 et 5 ans, retrouvés sans vie dans une maison de Wendake.

Photo : Facebook

La mère de Michaël Chicoine, accusé du meurtre de deux enfants retrouvés sans vie à Wendake, affirme que son fils avait lancé plusieurs appels à l'aide qui sont restés sans réponse. « Le soutien reçu n’a malheureusement pas été suffisant ni adéquat », dénonce-t-elle.

Michaël Chicoine, 30 ans, est accusé du meurtre au deuxième degré des garçons de 2 et 5 ans dont les corps ont été retrouvés dans une maison de Wendake dimanche.

Dans une lettre destinée aux médias, Mylène Chicoine écrit que son fils souffrait de plusieurs problèmes de santé mentale liés à une dépression majeure. Dieu sait qu’il a demandé de l’aide à plusieurs reprises, peut-on lire.

Jamais, jamais je n’aurais pensé que Michaël aurait pu être un danger pour quiconque et qu’il commettrait l’irréparable.

Mylène Chicoine, mère de l'accusé

Michaël Chicoine aurait déjà commis une tentative de suicide et il aurait été hospitalisé à plusieurs reprises, mais son fils n'a pas reçu l'aide appropriée, déplore-t-elle.

Elle affirme avoir discuté régulièrement avec son fils sans pour autant imaginer qu'une telle tragédie allait survenir.

Plusieurs démarches entamées, affirme la mère

Des peluches et des chandelles.

Des personnes ont déposé des peluches et des chandelles près du lieu du drame.

Photo : Radio-Canada / Dominic Martel

Mylène Chicoine affirme que son fils a entamé plusieurs démarches pour obtenir de l'aide. Selon sa lettre, il n'y avait pas de place disponible à l'Institut universitaire en santé mentale de Québec ni au Centre de crise de Québec.

Son médecin de famille a tout fait pour qu’il obtienne l’aide appropriée, mais les portes se sont refermées, souligne-t-elle.

Le seul suivi qu’il a obtenu est un appel téléphonique, à une occasion, d’un psychiatre, [l'appel] a duré à peine 10 minutes. Le spécialiste lui a alors prescrit une médication, sans autre consultation, ajoute la mère de l'accusé.

Mylène Chicoine a aussi précisé qu'il ne consommait ni drogue ni alcool. Je suis déchirée par des sentiments complètement opposés, irréconciliables.

Michaël Chicoine sera de retour en cour le 11 novembre pour la divulgation des éléments de preuve. D’ici là, il demeure détenu et l’enquête se poursuit.

Une marche commémorative samedi

Des membres de la communauté organisent une marche en mémoire des deux petites victimes du drame, samedi à 14 h à Wendake.

Le rassemblement débutera sur la rue de l'Ours près de l'école primaire et du Centre de la petite enfance.

Les organisatrices indiquent que la marche permettra aussi de rendre hommage à deux autres membres de la communauté, Aweha Siouï et Emery Hervieux, qui nous ont quittés beaucoup trop tôt.

Deux campagnes de financement officielles sont aussi en circulation sur GoFundMe pour aider les proches des garçons durant cette période de deuil.

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