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La classe complète utile pour garder le lien avec l'enseignant, affirme Roberge

Jean-François Roberge en conférence de presse.

Pour le ministre de l'Éducation, le lien avec l'enseignant, mais aussi entre les élèves, est essentiel.

Photo : Ivanoh Demers

Radio-Canada

Le ministre de l'Éducation du Québec, Jean-François Roberge, croit qu'il est essentiel de préserver le lien entre les enseignants et leurs élèves. Voilà pourquoi, dit-il, l'ensemble des élèves des classes de 4e et de 5e secondaire se retrouvent à l'école un jour sur deux, plutôt que de scinder le groupe en deux pour alterner les jours d'enseignement à l'école.

En entrevue à l'émission 24/60, sur les ondes d'ICI RDI, le ministre Roberge est ainsi revenu sur les informations, dévoilées mardi matin, selon lesquelles l'Institut national de santé publique du Québec (INSPQ) avait recommandé de réduire le nombre d'élèves par classe et ne mettait pas le port obligatoire du couvre-visage en tête de ses priorités.

Le gouvernement Legault a pourtant choisi de ne pas réduire la taille des groupes-classes, même si l'Ontario et le Nouveau-Brunswick sont allés de l'avant en ce sens.

[L'avis] de l'INSPQ ne s'est jamais rendu à moi, a indiqué M. Roberge. L'INSPQ fait des analyses et présente ensuite des recommandations à la Direction nationale de santé publique avec ses porte-parole, M. [Horacio] Arruda, M. [Richard] Massé, avec lesquels nous discutons de toutes les manières possibles pour limiter les éclosions, la propagation, pour continuer d'enseigner.

C'est vrai que la santé publique nous présente des mesures comme optimales, comme vraiment très efficaces; d'autres sont intéressantes, complémentaires, sans nécessairement être au sommet de la liste [des priorités]. Ce qui est au sommet, c'est la bulle-classe, c'est la mère de la prévention.

Une citation de :Jean-François Roberge, ministre de l'Éducation du Québec

Le ministre soutient par ailleurs que la fréquentation de l'école par les élèves de la fin du secondaire une journée sur deux permet d'avoir beaucoup de distanciation dans les aires communes, dans les autobus, dans les cafétérias.

Si on avait la moitié des classes à la maison en alternance, les élèves n'auraient de contacts ni avec leurs camarades ni avec leur enseignant un jour sur deux, soutient M. Roberge.

Serait-il possible d'offrir de la webdiffusion aux élèves ne fréquentant pas l'école un jour donné? Le ministre renvoie la balle aux syndicats :Vous demanderez aux syndicats s'ils sont vraiment d'accord pour avoir des caméras en classe et pour enseigner aux élèves qui sont devant eux, mais aussi à ceux qui sont à la maison. C'est un enjeu différent, et nous n'en sommes pas là en ce moment.

M. Roberge précise que le gouvernement cherche toujours à protéger la santé des élèves, tout en assurant la réussite éducative de nos jeunes.

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