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Une vacancière de Campbellton se voit refuser l'hébergement en Nouvelle-Écosse

Une route rurale au Cap-Breton.

Carole McLean a eu peine et misère pour trouver un endroit où dormir au Cap-Breton le 10 octobre 2020.

Photo : Getty Images / shayes17

Radio-Canada

En vacances en Nouvelle-Écosse depuis le 6 octobre, une résidente de Campbellton s'est vu refuser l'hébergement à plusieurs hôtels lorsque sa région résidentielle, au Nouveau-Brunswick, a été rétrogradée en phase orange le 10 octobre.

Carole McLean n’a pas eu la chance de prendre ses vacances l’été dernier. À l'automne, avec la bulle atlantique toujours en place, elle décide de se rendre en Nouvelle-Écosse. J’avais longtemps entendu parler de la piste Cabot au Cap-Breton, dit-elle.

Elle quitte le Nouveau-Brunswick le 6 octobre. À ce moment, la province enregistre seulement cinq cas de COVID-19 et toutes ses régions sont en phases jaunes. J’ai vérifié à ce que tout soit sécuritaire avant de partir de Campbellton, souligne Carole McLean.

Les premiers jours de son voyage à l’île du Cap-Breton se déroulent sans embûche.

Vendredi, alors que le Nouveau-Brunswick est alarmé par l'augmentation du nombre de cas de COVID-19 sur son territoire et qu'il annonce que les règles sanitaires changeront dans la région du Grand Moncton et du Restigouche, les vacances de Carole McLean prennent un tournant inattendu.

Quand que la zone 1 et la zone 5 ont reculé en zone orange, ça a commencé à être corsé pour trouver des places pour dormir, raconte-t-elle Il fallait jouer serré pour obtenir un endroit à coucher.

La vacancière témoigne s’être fait énormément questionner sur sa provenance, ce à quoi elle répondait avoir été en Nouvelle-Écosse avant la régression en phase orange du Restigouche.

Samedi soir, la vacancière doit faire plusieurs tentatives pour trouver un hébergement au Cap-Breton, mais tous la refusent pour la même raison : la menace de la zone 5. J’ai fini par trouver un endroit [...] dans un petit village un peu plus isolé, à Baddeck, dit-elle.

Dimanche matin, en quittant Baddeck, la vacancière retrouve une note anonyme sur le pare-brise de sa voiture, lui insinuant de retourner au Nouveau-Brunswick.

Carole McLean avait toutefois prévu de se diriger vers Halifax après sa nuit à Baddeck. Face aux difficultés éprouvées pour l'hébergement au Cap-Breton, elle décide de faire quelques appels pour trouver un hébergement dans la capitale de la province, avant de prendre la route.

J’ai appelé à quatre endroits différents, dit-elle. Automatiquement, quand il me demandait à quel endroit j’habitais, on me disait ''vous venez de la zone 5, on n’accorde pas d’hébergement pour la zone 5''.

Elle se dirige donc à Truro, ville située dans le centre de la province, et se rend physiquement à la réception de trois hôtels distincts. Le même cas de figure s’y reproduit.

Après ces sept tentatives en une journée le 11 octobre, elle décide alors d’écourter ses vacances en Nouvelle-Écosse de trois jours, et de revenir au Nouveau-Brunswick.

Une bulle avec conditions

Perplexe de cette expérience, Carole McLean s'interroge : pourquoi l’hébergement est-il refusé, si légalement les résidents des provinces de l'Atlantique ont encore le droit de circuler librement?

Malgré le fait qu’il est légal d’aller dans les autres provinces de la bulle atlantique, il reste qu’en Nouvelle-Écosse, on n’est plus les bienvenus quand on est dans une zone reculée orange, dit Carole McLean.

Les provinces Atlantique.

La bulle atlantique inclut les provinces du Nouveau-Brunswick, de la Nouvelle-Écosse, de l'Île-du-Prince-Édouard, et de Terre-Neuve-et-Labrador.

Photo : Courtoisie La voie Atlantique

La vacancière affirme suivre de près les règlements sanitaires de la province : elle ne serait jamais partie en voyage si sa région avait été en phase orange le jour de son départ.

Mais, au moment où ils ont reculé dans la zone orange, j’étais déjà en Nouvelle-Écosse. Donc, ce n’était pas irresponsable de ma part de partir en vacances, affirme-t-elle. Il faudrait qu’il y ait une ouverture des autres provinces pour ne pas refuser l’accès à l’hébergement.

Quand tu es à plus de 1000 km de chez toi, et on te refuse l’hébergement, tu fais quoi? Tu couches dans ton véhicule?

Carole McLean, vacancière néo-brunswickoise

Carole McLean affirme aussi avoir repéré une éraflure de trois pouces sur son véhicule, qui a vraisemblablement été fait avec une clef d’auto lors de ses vacances. C’est très désagréable, confie-t-elle.

Déçue de son expérience, la Néo-Brunswickoise conseille aux gens de faire des réservations avant leur départ de leur province de résidence, s’ils ont l’intention de voyager dans la bulle atlantique. Pour s’assurer qu’ils vont être bien accueillis et qu’ils vont avoir un endroit où dormir, précise-t-elle.

Avec les informations de Serge Bouchard

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