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COVID-19 : l’Estrie reste en zone orange

Le centre-ville de Sherbrooke.

Le centre-ville de Sherbrooke.

Photo : Radio-Canada / Dominique Bertrand

Radio-Canada

Alors que la Montérégie, le Centre-du-Québec et l’intégralité du territoire de la Capitale-Nationale sont désormais passés en zone rouge, l'Estrie demeure pour le moment en zone orange.

Questionné sur la raison qui pourrait expliquer pourquoi l’Estrie a l’air de se démarquer des autres régions de la province, le Dr Alain Poirier, directeur de la santé publique en Estrie, s’est montré prudent. Il reconnaît cependant que c’est tout le travail réalisé en amont qui a été crucial pour tenter de contrer la propagation de la COVID-19.

On a mis beaucoup de ressources pour travailler avec les milieux, en prévention. On a énormément de ressources pour les enquêtes à la recherche de contacts, mais on a aussi autant de monde qui travaille avec les milieux, indique-t-il.

On a vraiment insisté sur notre équipe permanente qu’on a mise en place pour que des gens [puissent intervenir] pas seulement quand il y a des cas, mais avant la parade, ajoute-t-il.

Une fois qu’il y a une éclosion ou des cas, [le personnel] continue l’enquête et suit l’éclosion. Je trouve que c’est une formule très aidante. [...] Mais est-ce qu’on le fait mieux que les autres régions? C’est difficile à dire.

Dr Alain Poirier, directeur de la santé publique en Estrie

D’ailleurs, d’après le Dr Poirier, l’Estrie se trouverait même en zone jaune en se fiant aux critères actuellement en place. Je ne sais pas si les Estriens sont meilleurs qu’ailleurs, mais ça donne de bons résultats, reconnaît-il.

Bilan encourageant pour les éclosions

Au niveau des éclosions, la santé publique a dressé un bilan encourageant. L'Estrie en a connu une trentaine sur son territoire depuis le début de la pandémie.

Six d’entre elles sont toujours en cours, d’après Vincent Masse, microbiologiste-infectiologue et officier en chef de prévention et contrôle des infections. La bonne nouvelle, c’est que nous n’avons pas de [nouvelles éclosions] depuis la fin de semaine, explique-t-il.

Selon Vincent Massé, c’est l’éclosion dans le CHSLD du Centre de santé et de services sociaux du Granit (CSSS) de Lac-Mégantic qui a préoccupé les autorités sanitaires en fin de semaine dernière.

L’établissement compte 12 usagers et trois employés atteints du virus. Aucun nouveau cas n’a été recensé dans le dernier bilan de la santé publique, mardi.

Selon ce bilan, 11 nouveaux cas de coronavirus se sont ajoutés en Estrie. Le nombre de cas actifs est donc passé à 222.

Pour le Dr Alex Carignan, microbiologiste-infectiologue au CIUSSS de l'Estrie-CHUS, il est encore trop tôt pour se réjouir.

Le prochaine semaine va nous en apprendre davantage. Est-ce qu’on atteint un certain plateau au niveau de la deuxième vague? C’est évidemment ce qu’on souhaite. On espère que les mesures qui ont été mises en place vont nous aider à diminuer la pression [sur le système de santé], lance-t-il en entrevue.

Avec les informations de Fanny Lachance-Paquette

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