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Sophie Prégent et Charles Lafortune lancent une fondation pour aider les autistes adultes

« Ce serait le fun de créer le Harvard de l’autisme au Québec pour que les pays scandinaves puissent s’inspirer de nous pour une fois. » – Charles Lafortune

Le couple sourit en se tenant par les épaules.

Sophie Prégent et Charles Lafortune

Photo : Témoin production

Radio-Canada

Le couple formé par la comédienne Sophie Prégent et l’animateur Charles Lafortune ont créé une nouvelle fondation pour améliorer la qualité de vie ainsi que l'intégration dans la société des jeunes adultes ayant un trouble du spectre de l'autisme (TSA).

Leur fils, Mathis, a reçu un diagnostic d'autisme dans la petite enfance. D’ailleurs, Charles Lafortune a produit une série documentaire à laquelle le couple participait, Autisme, bientôt majeur, qui s'est ensuite appelée Autisme, maintenant majeur lors de la deuxième saison.

Charles Lafortune a de grandes ambitions et espère réunir l’ensemble des connaissances sur l’autisme au Québec.

Ce serait le fun de créer le Harvard de l’autisme au Québec pour que les pays scandinaves puissent s’inspirer de nous pour une fois.

Charles Lafortune

Remédier au manque d’aide

L’objectif de la nouvelle fondation est de financer des programmes qui touchent le développement continu, le maintien des acquis et la poursuite de l'éducation des personnes ayant un trouble du spectre de l'autisme (TSA). Ceci pour permettre aux autistes de 21 ans et plus de mieux s'intégrer au travail et d'offrir du temps de répit à leurs familles par l’intermédiaire de centres de jour. La Fondation souhaite pouvoir appuyer des programmes sur l'ensemble du territoire québécois.

Quand on sort du système scolaire après 21 ans, ça devient pas mal plus complexe. On va aussi favoriser toutes les initiatives d’intégration au travail, que ce soit des entreprises qui veulent intégrer des autistes, que ce soit dans la restauration, des usines, et parfois des emplois plus répétitifs. Pour certains neurotypiques, c’est plate, mais pour certains autistes, il y a un plaisir réel [à occuper ce type d’emploi], car c’est prévisible et une tâche récurrente, explique Charles Lafortune en entrevue avec la chroniqueuse du 15-18 Catherine Richer.

Les deux personnes sont souriantes avec des casques de son, dans un studio de radio.

Charles Lafortune et Sophie Prégent

Photo : Radio-Canada / Thomas Lafontaine

À plusieurs reprises, des parents de jeunes autistes se sont plaints de la presque absence de service une fois que leurs enfants sont adultes.

Il existe de l’aide, mais il n’y en a assurément pas assez et ça ne répond pas aux besoins et à la demande. D’autre part, le support n’est pas nécessairement très bien adapté à la réalité des enfants autistes. Un autiste peut très bien ne pas ressembler à un autre autiste. Charles dit souvent qu’il y a autant de formes d’autisme que d’autistes dans la vie. L’idée est d’essayer de cibler les demandes de chaque enfant devenu adulte qui a encore besoin d’un suivi, ajoute Sophie Prégent.

La fondation entend appuyer les différentes associations partout au Québec et avoir un lien avec les méthodes qui fonctionnent bien.

On veut répéter des succès ailleurs, que ce soit en Gaspésie, au Québec ou en Outaouais. Souvent, les gens qui ont des initiatives plus modestes pourront avoir des modèles d’intégration au travail, des activités des centres de jour, les méthodes d’intervention utilisées, souligne Charles Lafortune.

Un premier don de 1 million

La Fondation peut déjà compter sur un premier partenaire. Lors du lancement, la Fondation St-Hubert a offert un montant de 1 million de dollars à la Fondation Autiste et majeur.

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