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Montée fulgurante du nombre de jeunes vapoteurs depuis 2 ans

Le tiers des jeunes vapotent, mais seuls 5 % des parents pensent que leur enfant fait partie de ce tiers.

Une jeune femme qui fume une cigarette électronique.

Le nombre de jeunes ayant vapoté dans les 30 derniers jours a doublé en deux ans. (archives)

Photo : Associated Press / Steven Senne

Tanya Neveu

Le nombre de jeunes ayant vapoté dans les 30 derniers jours a doublé en deux ans. C’est ce qui ressort d’une étude dévoilée par le Conseil québécois sur le tabac et la santé (CQTS). Le tiers des jeunes vapotent, mais seulement 5 % des parents pensent que leur enfant fait partie de ces chiffres.

Nancy Labrecque sait que son fils de 12 ans a commencé à vapoter à son entrée au secondaire. Même si elle est au courant de ses gestes, elle n’est pas rassurée.

C’est inquiétant, car ils ne savent pas ce qu’ils vapotent. Ils ne sont pas tous conscients du danger. Le mien m’a dit : "Maman, ce n’est pas dangereux, car ça goûte les fruits", raconte-t-elle.

Peu de parents sont pourtant au courant que leur enfant vapote. Selon une étude Léger, 5 % des parents pensent que leurs enfants vapotent, tandis que la réalité est jusqu’à six fois plus élevée. En deux ans, les jeunes qui vapotent sont passés de 16 à près de 32 %.

Une donnée préoccupante, dit le Dr Nicholas Chadi, pédiatre et chercheur spécialisé en toxicomanie et médecine de l’adolescence.

Les jeunes peuvent vapoter dans leur chambre à coucher, dans leur salle de classe et même à l’école et peu de gens vont s’en apercevoir, car il n’y a pas d’odeur qui reste et c’est un tout petit dispositif, explique le docteur.

Si les effets à long terme sont peu connus, ceux à court terme sont néfastes, entre autres sur le système respiratoire, affirme le Dr Chadi.

On voit des cas de jeunes qui se présentent à l’urgence avec des maladies respiratoires graves.

Dr Nicholas Chadi, pédiatre

Première campagne de sensibilisation destinée aux parents

Le Conseil québécois sur le tabac et la santé lance ainsi une campagne de sensibilisation, la première destinée aux parents.

Le vapotage, c’est vraiment un nouveau phénomène chez nos jeunes qui nous passe sous le nez. Il y a un décalage entre la perception des parents par rapport au vapotage et la réalité, c’est ce qui est inquiétant. On a tellement bien positionné la cigarette électronique comme un outil de cessation tabagique que maintenant, les parents ne pensent pas que leurs jeunes puissent vapoter. C’est la nouvelle porte d’entrée à la fumée, pour nos jeunes, affirme la directrice générale du Conseil québécois sur le tabac et la santé, Annie Papageorgiou.

Une vidéo et des outils d’aide pour les parents se trouvent maintenant sur le site Internet www.parlonsenmaintenant.ca (Nouvelle fenêtre).

Ça aide les parents à savoir comment aborder le sujet avec leur jeune. On les invite à regarder la vidéo avec leur jeune et à ouvrir la discussion, c’est excessivement important, dit Annie Papageorgiou.

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