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« Je ne suis pas en mission pour détruire l'Obamacare », dit Amy Coney Barrett

Portrait d'Amy Coney Barrett, au Sénat américain.

Les audiences se sont poursuivies mardi sur la candidature d'Amy Coney Barrett, à Washington.

Photo : Reuters

Radio-Canada

À la deuxième journée d'audiences sur sa candidature à la Cour suprême des États-Unis, la juge Amy Coney Barrett s'est défendue de vouloir torpiller l'Obamacare, la réforme de l'assurance maladie promulguée par l'ex-président démocrate. Elle a cependant refusé de répondre à diverses questions de droit posées par les sénateurs démocrates.

Je ne suis pas en mission pour détruire l'Affordable Care Act (ACA), a ainsi lancé la candidate conservatrice nommée par Donald Trump, en utilisant le nom officiel de la réforme de l'assurance maladie.

Nommée par le locataire de la Maison-Blanche pour remplacer en quatrième vitesse Ruth Bader Ginsburg, la juge progressiste décédée il y a moins d'un mois, Mme Barrett est interrogée depuis deux jours sur ses intentions par la minorité démocrate au Sénat.

En accédant à la plus haute cour du pays, la juge, dont les positions contre l'avortement et l'Obamacare sont connues, pourrait faire pencher la balance en faveur des républicains pour des décennies.

Semblant parfois agacée par les questions des démocrates, notamment en ce qui concerne l'assurance maladie, Mme Barrett a martelé qu'elle s'intéresserait notamment au dossier de l'ACA sans biais.

Je suis ici pour appliquer la loi et adhérer à l'état de droit, a-t-elle déclaré.

L'administration Trump tente depuis quatre ans de faire disparaître l'ACA, notamment sa disposition obligeant les assureurs à accepter des gens souffrant de problèmes de santé préexistants.

La loi avait entre autres choses été maintenue à l'aide d'une décision de la Cour suprême à laquelle avait participé le juge en chef John Roberts, un conservateur qui s'était rallié aux progressistes.

De son côté, Mme Barrett avait critiqué la décision de M. Roberts.

L'ACA sera de retour devant la Cour suprême le 10 novembre.

Réponses floues

La candidate nommée par le président Trump a, à d'autres moments, semblé refuser de répondre aux interrogations des démocrates.

Interrogée, par exemple, quant à la possibilité que le président puisse reporter unilatéralement la date de l'élection présidentielle prévue le 3 novembre, Mme Barrett a temporisé, disant ne pas pouvoir se prononcer sur des situations hypothétiques.

Pourtant, la Constitution américaine définit clairement les dates des différentes étapes du scrutin présidentiel. Pour modifier celles-ci, il faudrait que le Congrès vote en ce sens, ce qui est très peu probable, puisque la Chambre des représentants est contrôlée par les démocrates.

Les républicains, majoritaires au Sénat, prévoient tenir un vote sur la candidature de Mme Barrett d'ici la fin du mois, ce qui permettrait à celle-ci d'exercer ses fonctions avant le début du prochain mandat présidentiel.

Plusieurs démocrates craignent ainsi que la Cour suprême, solidement conservatrice, favorise M. Trump dans l'éventualité de procédures judiciaires visant à contester les résultats électoraux si ceux-ci étaient trop serrés dans les jours suivant la date du scrutin.

Le droit à l'avortement n'est pas gravé dans le marbre

Autre sujet de contentieux entre républicains et démocrates aux États-Unis, le droit à l'avortement, sous la forme de la décision Roe c. Wade, en 1973, n'est pas un superprécédent, a affirmé mardi la juge Barrett, contrairement à d'autres jugements de la Cour suprême qui ne font plus l'objet de contestations.

Ça ne veut pas dire qu'il doive être annulé, a toutefois pris soin d'ajouter la magistrate de 48 ans.

Que je dise que je l'aime ou que je le déteste, cela va envoyer un signal alors que des recours sont pendants, a justifié la magistrate, en parlant de ce droit à l'avortement, avant de se dérober de la même manière sur le sujet des armes à feu ou de la légalisation du mariage homosexuel.

Avec les informations de CNN, et Agence France-Presse

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