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Golf : Julie Gauvin aux États-Unis pour jouer dans la NCAA

Julie pose fièrement avec son trophée.

Julie Gauvin a remporté le seul tournoi auquel elle a participé cet été à Dieppe.

Photo : Courtoisie: Julie Gauvin

Mathieu Massé

La golfeuse acadienne Julie Gauvin n’a pas froid aux yeux. La COVID-19 ne l’a pas empêchée de se rendre au Delaware, il y a quelques semaines, où elle poursuit sa carrière dans le circuit universitaire de la National Collegiate Athletic Association (NCAA).

L’été 2020 en aura été un bon pour les golfeurs en Atlantique. Les terrains de golf ont été un des seuls endroits où la pandémie n’a (presque) pas eu d’emprise. Une chance que le golf était ouvert! s’exclame Julie Gauvin, de l’autre côté de son écran, sur le campus de l’Université Delaware State.

La golfeuse de Dieppe a passé l’été à s’entraîner et le travail a porté ses fruits. Après avoir vu les tournois tomber comme des mouches, annulés en raison de la COVID-19, elle s’est présentée au Championnat provincial junior féminin en terrain connu. Le Club de golf Fox Creek de Dieppe est son terrain de jeu et elle l’a démontré en éliminant la concurrence du revers de la main.

Après six participations à ce tournoi, la victoire était la bienvenue. Surtout à quelques semaines de son départ pour les États-Unis. Elle avait visité le campus de l’Université Delaware State peu avant la pandémie de COVID-19 et fait son choix de s’y installer au mois de février.

Julie est concentrée sur sa balle, elle calcule l'angle du vert pour son roulé.

Julie Gauvin lors d'un tournoi en 2017, à Bouctouche.

Photo : Radio-Canada

La décision de Julie lui a fait grand plaisir à son entraîneur de longue date, Louis Melanson. J’étais très content pour elle, parce que c’est quelque chose qu’elle voulait depuis un bon bout de temps et elle a travaillé pour. Les jeunes veulent souvent aller jouer universitaire aux États-Unis parce que c’est ''the place to be''.

Je suis très content pour elle parce que ça fait toujours plaisir de voir des jeunes d’ici qui se trouvent une place pour aller compétitionner… et aussi étudier.

Louis Melanson, entraîneur

Golfer au temps de la COVID-19

Mais avec la pandémie qui frappe particulièrement fort aux États-Unis, les choses n’étaient plus aussi simples : J’étais pas certaine si j’allais pouvoir venir ou non. Ils nous donnaient des nouvelles régulièrement, mais ça a pas mal été décidé à la dernière minute.

Julie Gauvin raconte que la maladie lui a causé un peu de stress au départ. Je regardais ça à la télé et j’étais comme "oh mon doux!", mais je suis arrivée ici et c’est pas comme ça paraît. C’est un peu moins pire.

Julie Gauvin, en entrevue à partir du campus de l'Université Delaware State, aux États-Unis.

Julie Gauvin, en entrevue à partir du campus de l'Université Delaware State, aux États-Unis.

Photo : Radio-Canada

Elle raconte que, un peu comme ailleurs, les protocoles sanitaires sont assez stricts pour donner une certaine confiance. On se fait tester deux fois par semaine. Chaque jour, on a un screening, ils prennent notre température, si on a des symptômes, on les dit. C’est quand même bien contrôlé.

Ironie du sort, elle est déménagée aux États-Unis pour y compétitionner dans la NCAA, mais toutes les compétitions ont été annulées. Elle explique que certains événements pourraient avoir lieu après Noël. On peut pratiquer quand même alors en ce moment on joue avec l’équipe, notre coach nous aide et puis c’est ça.

Elle raconte que depuis son arrivée, elle joue une ronde presque quotidiennement. De quoi faire saliver ceux qui appréhendent la fin de la saison ici. Seulement quelques degrés au sud de son Nouveau-Brunswick natal, Julie Gauvin affirme qu’au Delaware, on joue presque à l’année.

Elle aura donc tout le temps pour améliorer les quelques failles dans son jeu d’ici les premiers tournois de sa carrière universitaire.

Louis Melanson en entrevue.

Louis Melanson est le président de l'Académie de golf Louis Melanson.

Photo : Radio-Canada / Gilles Boudreau

Louis Melanson estime que pour Julie, les améliorations à son jeu passent avant tout par le conditionnement physique. Il décrit Julie comme une joueuse qui frappe droit et de manière précise. Il ajoute cependant que sa petite taille peut avoir une incidence sur la force de ses coups. Elle doit avoir plus de vitesse et d’explosion dans son mouvement pour aller chercher quelques verges supplémentaires avec son bois numéro un et même avec ses fers.

À savoir si la NCAA pourrait la mener à la LPGA, Julie Gauvin préfère se concentrer sur le moment présent. Elle entame aussi des études en comptabilité et, le circuit professionnel féminin est encore loin à l’horizon.

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