•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Un nouveau laboratoire pour apprendre à piloter des véhicules sous-marins téléguidés

Une chaise et des manettes devant plusieurs écrans.

Un des simulateurs dévoilés, mardi, à l'Institut maritime de l'Université Memorial, à Saint-Jean (T.-N.-L.).

Photo : Radio-Canada / Patrick Butler

Ce fut une inauguration futuriste, digne d’un nouveau laboratoire à la fine pointe de la technologie. Mardi matin, sous les applaudissements, un robot téléguidé a coupé le ruban pour inaugurer trois nouveaux simulateurs conçus pour former des étudiants à piloter des drones sous-marins, à l’Institut maritime de l’Université Memorial.

Au lieu d’être obligé d’aller sur le bateau et de passer des heures et des heures super dispendieuses à s'entraîner, on peut maintenant faire ça directement ici.

Kathleen Robert, chaire de recherche du Canada en cartographie des océans

On peut passer beaucoup plus de temps à s'entraîner et diplômer des étudiants avec beaucoup plus d’expérience, se réjouit Mme Robert.

Un véhicule sous marin téléguidé près du fond marin.

Une image du type de véhicule sous-marin téléguidé exploité par les diplômés de l'Institut maritime.

Photo : Radio-Canada / Patrick Butler

Le trio de simulateurs — équipés d’écrans et de chaises qui semblent tirés directement d’une émission de Star Trek — reproduit les conditions à bord des bateaux et des plateformes où les robots téléguidés effectuent souvent des inspections et des réparations.

C’est exactement comme si on était sur un bateau. Il y a la même chaise, il y a les mêmes manettes, on voit toutes les mêmes télévisions. C’est exactement la même chose, mais pas de mal de mer, explique-t-elle en riant.

Kathleen Robert.

Kathleen Robert, chaire de recherche du Canada en cartographie des océans à l'Institut maritime.

Photo : Radio-Canada / Patrick Butler

Réduire les risques — et les coûts

Selon Paul Brett, directeur de l’École de la technologie des océans de l’Institut maritime, les simulateurs serviront à réduire les risques et le coût de la formation des étudiants.

Il rappelle les conditions souvent défavorables au large de Terre-Neuve, qui mènent souvent à la disparition des véhicules sous-marins téléguidés. Il explique aussi que ces drones peuvent coûter des dizaines de milliers — et parfois des millions — de dollars.

Mais il ajoute que les engins constituent une facette intégrale de l’exploitation et de l’entretien des plateformes pétrolières, des projets énergétiques extracôtiers et des barrages hydroélectriques.

Tom Osborne assis dans une chaise devant une série d'écrans.

Le ministre de l'Éducation de Terre-Neuve-et-Labrador, Tom Osborne, s'essaie à réparer un câble sous-marin.

Photo : Radio-Canada / Patrick Butler

Sur chaque installation pétrolière exploitée au large de Terre-Neuve-et-Labrador, il y a un véhicule sous-marin téléguidé qui est là sept jours sur sept, raconte M. Brett.

Kathleen Robert indique que les drones sous-marins existent actuellement un peu partout au monde, mais elle ajoute que d’être capable de s’entraîner à distance sur un simulateur, ça, c’est beaucoup plus spécial.

Le projet de 440 000 $ a été financé par l’Institut maritime et les gouvernements fédéral et provincial. La technologie utilisée pour monter le laboratoire a été fournie par GRi Simulations, une compagnie locale basée à Mount Pearl.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !