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Patrick Chénard réfute de nouveau les allégations qui pèsent contre lui

Patrick Chénard et son avocat Yves Desaulniers devant palais de justice de Mont-Joli.

Patrick Chénard (droite) et son avocat Yves Desaulniers (gauche) devant palais de justice de Mont-Joli mardi matin.

Photo : Radio-Canada / Alexandre Courtemanche

Le procès du massothérapeute et kinésiologue Patrick Chénard s’est poursuivi mardi au palais de justice de Mont-Joli. L’accusé a témoigné pour une cinquième journée en niant avoir eu des contacts de nature sexuelle avec des clientes, et en alléguant qu’une des présumées victimes avait plutôt tenté de lui toucher les parties génitales.

L’homme de 29 ans fait face à 11 chefs d’accusation d’agression sexuelle et un chef d’exploitation sexuelle pour des faits allégués qui se seraient produits en novembre 2015 à Trois-Rivières et entre janvier 2016 et avril 2018 à Rimouski.

En cour mardi matin, l'avocat de Patrick Chénard, Yves Desaulniers, a terminé de l'interroger sur ses rencontres avec une huitième présumée victime qu’il a invitée, en 2018, à participer à des tests sur les effets de la musique en massothérapie.

L’accusé a nié avoir inséré sa main sous la région pubienne de la plaignante pour y ancrer le drap la recouvrant pendant le massage. Il a dit l’avoir plutôt inséré entre sa cuisse et la table.

Il a également réfuté que le déplacement du drap lui avait permis de voir les parties génitales de la présumée victime.

 C’est elle qui s’est excusée

Patrick Chénard a ensuite été appelé par son avocat à livrer sa version des faits sur ses rendez-vous avec une neuvième présumée victime en 2018. Il a raconté l’avoir aussi invitée sur Facebook, à des séances dans le cadre de tests sur les effets de la musique en massothérapie.

L’accusé a non seulement nié les gestes allégués par la présumée victime, mais a aussi allégué que la plaignante aurait elle-même glissé sa main vers ses parties génitales à lui. Il a dit s’être immédiatement dégagé et lui avoir demandé : qu'est-ce que tu fais là?

Il a raconté que la plaignante s’est alors excusée et qu’il a mis fin au traitement.

Dans la discussion suivant cette séance, l’accusé a dit avoir mentionné à la présumée victime qu’il pouvait comprendre qu’elle ait eu une pulsion, mais que professionnellement et personnellement, il ne pouvait pas se permettre ça.

Il a indiqué que la cliente avait l’air mal à l’aise, qu’elle s’était excusée et qu’elle avait dit qu’il était un beau garçon et qu’il avait un beau body.

L'accusé a indiqué qu'il ne lui avait pas facturé la séance parce qu'il n'aimait pas l'image que cela pourrait lui donner, en raison du geste allégué qu'il a décrit comme à caractère sexuel.

Ça se rapprochait plus d’un, pardonnez-moi l’expression, d’un travailleur du sexe, je n’aimais pas l’image que ça me donnait, a-t-il soutenu devant le tribunal.

L’homme de 29 ans a dit s'être ensuite interrogé sur la motivation de la présumée victime. Il a expliqué s’être demandé si elle l’avait fait de son propre gré, ou si un de ses compétiteurs souhaitait lui mettre des bâtons dans les roues.

Patrick Chénard a confirmé avoir plus tard invité la plaignante à passer une fin de semaine avec lui à Québec pour connaître ses intentions. Si elle acceptait, a-t-il dit, c'est qu'elle était intéressée par une réelle relation avec lui et qu'elle n'avait pas agi dans le but de nuire à sa réputation.

Selon lui, la plaignante a plutôt répondu qu’elle allait y réfléchir. Il a précisé qu’il n’avait jamais vraiment eu l’intention d’aller à Québec avec elle, en indiquant qu’il avait une conjointe.

Lorsque l’avocat de la défense a lu à Patrick Chénard la version des faits de la présumée victime, qui a allégué que le massothérapeute aurait baissé ses sous-vêtements, l’aurait pénétré avec son doigt et aurait eu un contact oral avec ses parties génitales, l’accusé a nié en bloc avoir posé ces gestes.

Il a notamment soutenu qu’il n’aurait pas pu atteindre les parties génitales de la plaignante avec sa bouche alors qu’elle était couchée sur le ventre.

L’accusé a précisé que contrairement aux dires de la présumée victime, il ne s’était pas excusé après les gestes allégués et qu’il n’avait pas dit à la plaignante que c'était la première fois extraconjugualement et professionnellement

C’est elle qui s’est excusée, c’est pas moi qui s’est excusé , a-t-il soutenu.

Patrick Chénard a aussi réfuté avoir passé sa main sous la présumée victime entre ses seins pour masser son ventre, un geste allégué par la plaignante.

Au niveau biomécanique, ça m’apparaît impossible, a-t-il dit.

La défense a ensuite commencé à interroger l’homme de 29 ans sur une séance de massokinésithérapie qui a eu lieu avec une dixième présumée victime en 2018.

Le procès a ensuite été ajourné. Il reprendra le 6 novembre au palais de justice de Matane.

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