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Une vidéo d’une discothèque de Saskatoon pleine à craquer cause l’indignation

Une capture d'écran de la vidéo qui montre plusieurs personnes qui dansent.

Le propriétaire de la discothèque confirme que la vidéo a été prise dans son établissement, mais il affirme que les mesures sanitaires de la province ont été respectées.

Photo : Capture d'écran Snapchat

Radio-Canada

Une vidéo filmée dans la boîte de nuit Divas, à Saskatoon, vendredi et publiée en ligne cause l’émoi auprès de propriétaires de discothèques de la Ville des Ponts. La vidéo semble montrer un établissement rempli de clients qui ne respectent pas la distanciation physique ou qui ne portent pas de masque.

Le propriétaire de la boîte de nuit, Aaron Paetsch, confirme dans une déclaration que la vidéo a été filmée par un client vendredi, mais il affirme que son établissement respecte les directives sanitaires de l’Autorité de la santé de la Saskatchewan (SHA) et qu’il va même au-delà de ces directives.

Nous avons toujours collaboré avec la SHA. Nous pouvons fournir toutes les informations nécessaires, notamment en ce qui concerne le traçage, et nous n’avons jamais eu de problème à fournir ce type d’information, précise-t-il.

Aaron Paetsch mentionne également que, si la SHA s'oppose à la gestion de son établissement, il travaillera avec les autorités sanitaires pour résoudre la situation.

M. Paetsch affirme que l’entreprise respecte les mesures sanitaires tout en tentant de compenser la perte de revenus enregistrée lorsqu'elle a fermé ses portes pendant quatre mois en raison de la pandémie de COVID-19.

Il indique que les personnes qui dansent dans la vidéo sont dans la section bar de l'établissement et non sur la piste de danse, puisque celle-ci est recouverte par des tables pour favoriser la distanciation physique.

La santé et la sécurité de notre personnel et de notre clientèle seront toujours notre priorité. Mais, une fois les clients à l’intérieur de la discothèque, nous ne pouvons pas contrôler tous leurs mouvements ou encore assurer qu’ils maintiennent la distance les uns avec les autres, soutient Aaron Paetsch.

Il ajoute qu’il encourage les clients à porter un masque et que son établissement en fournit gratuitement. De plus, il a suspendu les demandes de chansons au disc-jockey, fait installer du plexiglas sur les sièges et augmenté le personnel dans l’établissement.

Dans un message texte, Aaron Paetsch affirme qu’il fait tout ce qu’il peut. On ne peut pas dire à une salle remplie de personnes ivres où elles doivent se tenir.

Selon les directives sanitaires du gouvernement, les boîtes de nuit, les pistes de danse ou tout espace qui favorise les rassemblements sont interdits.

Dimanche, la SHA a publié une notification qui a mentionné la discothèque Divas comme étant un lieu potentiel de contamination par la COVID-19 le 3 octobre, de 23 h 30 à 1 h 00.

Extrêmement déçu

Le copropriétaire du Capitol Music Club de Saskatoon, Mitch Lupichuk, affirme que la vidéo est extrêmement décevante et qu'Aaron Paetsch est dans l’erreur lorsqu'il dit qu'il est difficile de contrôler les gestes de sa clientèle.

C’est très facile d’empêcher les gens de danser. Si quelqu’un commence à danser, vous lui demandez de s’asseoir, s’il y a un groupe de personnes qui dansent, vous éteignez la musique. Je pense que cette vidéo démontre un manque d’empathie pour notre industrie, et c’est une mauvaise chose pour tout le monde, dit-il.

Mitch Lupichuk dit que son établissement perd des dizaines de milliers de dollars par mois parce qu'il n'a pas de piste de danse. Il affirme cependant qu’il est important de suivre les directives de la SHA pour assurer la sécurité de ses clients et de ses employés, mais aussi pour éviter que la province ne ferme les boîtes de nuit, comme c'est le cas en Ontario ou impose un couvre-feu, comme en Colombie-Britannique.

C’est un privilège en ce moment d’être ouvert et d’avoir une licence pour vente d'alcool. Le gouvernement a mis en place ces directives pour une bonne raison, et si on n’est pas en mesure de contrôler la clientèle de son établissement, on ne devrait pas en avoir , estime-t-il.

Très inquiet

Le directeur général du PiNK Lounge and Nightclub, Joe Jackson, était furieux après avoir vu la vidéo.

Il affirme qu’il n’est pas sûr de ce que fait la discothèque Divas pour assurer la sécurité des gens à l’intérieur de la boîte de nuit, mais que, d'après ce qu'il a vu dans la vidéo, les directives de la SHA ne semblent pas être appliquées.

Quand on lui demande quel message ce type de comportement envoie aux entreprises qui essaient de suivre les directives, il répond : C'est comme un énorme gifle.

Joe Jackson raconte également que, une vingtaine de fois par soirée, des clients lui demandent pourquoi sa piste de danse n’est pas ouverte, contrairement à celle de Divas.

Beaucoup de nos clients sont des habitués qui sont devenus des amis. Je ne veux pas qu’un seul d’entre eux soit malade à cause de quelqu’un qui est allé danser à Divas et qui a ramené le virus dans mon établissement, dit-il.

Avec les informations de Morgan Modjeski et Laura Sciarpelletti

Notre dossier COVID-19 : ce qu'il faut savoir

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