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Regroupement familial des immigrants : le formulaire en ligne aujourd'hui

Grace Sorenson et sa mère

Grace Sorenson tente de faire venir sa mère de 87 ans des Philippines.

Photo : CBC/Grace Sorenson

Radio-Canada

Le Canada retourne cette année à un processus de loterie pour accorder à certains immigrants la chance de faire venir leurs parents ou leurs grands-parents. C’est dès midi mardi, et ce, pour trois semaines, que les parrains potentiels pourront aller remplir le formulaire qui leur permettra de participer à cette loterie.

De ces formulaires, 10 000 seront ensuite tirés au hasard. Ceux qui les auront remplis seront autorisés à faire une demande officielle.

Le ministère de l’Immigration souligne qu'il est inutile de soumettre plus d'une demande, puisque les formulaires en double seront supprimés avant le tirage au sort.

Ottawa a décidé cette année de retourner à un système de loterie, après avoir l’an passé utilisé le système du premier arrivé, premier servi, qui avait connu des problèmes.

En 2017 et 2018, un système de loterie avait également été utilisé, mais le gouvernement avait décidé de le remplacer, parce que ce processus de sélection aléatoire avait été jugé cruel et impitoyable.

Lors de ces deux années, le système de loterie a remplacé le système du premier arrivé premier servi, car Ottawa l’estimait plus juste, plus transparent, et pensait qu’il améliorerait l'accès au processus de demande.

Le gouvernement avait ainsi répondu aux plaintes qui alléguaient notamment que le système du premier arrivé, premier servi privilégiait les immigrants qui vivaient le plus près des centres de traitement des demandes ou qui avaient les moyens de payer des frais de messagerie pour que leur demande parvienne plus rapidement.

La loterie est plus équitable, pense de nouveau le gouvernement

Nous pensons que c'est la façon la plus juste d'administrer les formulaires, affirme le ministre de l'Immigration, Marco Mendicino. Nous savons que l'année dernière, la demande a été très forte et que certaines personnes ont été désavantagées par le processus d'admission, c'est pourquoi nous avons voulu essayer de créer des conditions égales pour tous autant que possible.

En 2019, le processus du premier arrivé en ligne a frustré de nombreuses personnes qui n’ont pas pu accéder au formulaire ou le remplir assez rapidement. Le portail en ligne a fermé au bout de huit minutes.

Certains se sont indignés du fait que la façon de faire désavantageait les personnes handicapées ou les personnes ayant des problèmes d'alphabétisation, ou encore celles qui vivent dans des endroits où la connexion Internet est lente.

Le gouvernement fédéral a fini par conclure un accord secret pour annuler deux procès qui prétendaient que le processus était imparfait et injuste. Pour résoudre le litige collectif, le gouvernement a accordé au moins 70 places aux plaignants pour qu’ils puissent parrainer des proches.

Mais de nombreux immigrants critiquent de nouveau le système de loterie, jugeant qu’on ne peut pas mettre ainsi leur vie en jeu. C'est le cas de Lee-Anne Stuart, qui est au Canada depuis huit ans et tente de faire venir ses parents d'Afrique du Sud depuis 2016.

Mme Stuart dit perdre espoir et assure que si elle avait su qu'il n'y avait pas de chance que ses parents puissent la rejoindre, elle n'aurait peut-être pas choisi d'immigrer au Canada. Elle dit parfois songer à repartir vivre dans son pays d’origine.

Il y a des gens qui, à leur première tentative, sont capables de parrainer leurs parents, puis d'autres personnes essaient depuis 10 ans. Je pense que ce n'est pas juste, dit-elle.

Parmi les suggestions pour améliorer le processus, certains demandent que le gouvernement tienne compte de la durée du séjour du demandeur au Canada et de circonstances qui exigent la compassion. D'autres suggèrent un modèle qui donnerait à chaque demandeur une plus grande chance de réussite pour chaque année suivante.

Selon le ministre de l’Immigration, la loterie de l'année prochaine devrait accorder 30 000 places.

Avec les informations de CBC

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