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Des étudiants de l’UQAT découragés par leur session en ligne

Assise à son bureau, une étudiante suit un cours en ligne de chez elle avec une fenêtre en arrière-plan.

Les cours en ligne fatiguent les étudiants, qui disent manquer d'interactions avec leurs enseignants et camarades.

Photo : Reuters / NATHAN FRANDINO

En raison de la pandémie, un grand nombre d'étudiants à l’Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue (UQAT) doivent suivre la plupart de leurs cours à distance, et ils en ressentent les impacts.

Kelly-Ann Bertrand, étudiante en enseignement préscolaire, raconte qu’elle a eu de la difficulté à envisager une session à distance.

Je dois avouer que je me suis vraiment remise en question par rapport à mes études. Je ne croyais pas que c’était possible pour moi, j’ai toujours mis ça un peu de côté, les études à distance, parce que, me connaissant, j’ai vraiment besoin d’être dans un environnement stimulant , dit-elle.

Guillaume Laroche, qui en est à sa dernière année de baccalauréat en enseignement du français au secondaire, abonde dans le même sens.

Si j’en avais été à ma deuxième année sur quatre ans, je me serais peut-être posé plus de questions parce que c’est difficile moralement et au niveau motivationnel, reconnaît-il.

C’est drôle d’être assis chez toi, huit heures sans arrêt, les yeux fixés sur un écran, et on dirait que je me sens comme si je venais d’aller courir 20 km.

Guillaume Laroche, étudiant à l’UQAT en enseignement du français au secondaire

La formation à distance semble moins attrayante pour plusieurs. L’UQAT compte 125 étudiants internationaux de moins comparativement à l’année passée, indique le recteur Denis Martel. Le nombre total d’inscriptions à l’UQAT a toutefois augmenté, et le recteur croit que la spécialisation de l’établissement dans les formations à distance lui offre un avantage. 

À cause de l’immensité du territoire et du déploiement de la population sur ce vaste territoire, il allait de soi que, très rapidement, l’UQAT développe la formation autrement qu’en présentiel pour pouvoir donner l'accessibilité à la formation universitaire à tout le monde. Et ça nous a permis de développer une expertise qui est enviée maintenant par tous nos collègues , affirme-t-il.

Une affiche de l'Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue.

L'Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue

Photo : Radio-Canada / Marie-Hélène Paquin

Néanmoins, plusieurs étudiants disent préférer les cours en présentiel. Mae Lacerte, en dernière année de baccalauréat en enseignement des mathématiques au secondaire, ressent elle aussi du découragement dans son entourage.

On finit, on se dit "on donne un dernier go", mais je connais des élèves du Cégep qui n’ont pas voulu recommencer parce qu' ils se sont dit "quant à être à distance", je préfère travailler un an, me faire de l’argent, et voir où on en sera rendu dans un an, rapporte-t-elle.

Denis Martel indique que l’université a investi davantage dans les technologies et pour accompagner les étudiants et les enseignants dans cette nouvelle réalité. Malgré tout, ce n’est pas suffisant, selon les étudiants.

Parfois, toute la partie pratique, tous les exercices que l’on faisait en classe autrefois, c’est rendu qu’on ne les fait plus. On saute souvent cette partie-là. Je trouve, personnellement, que ça fait en sorte que nos apprentissages sont un peu diminués. Ils sont moins significatifs, à vrai dire , pense Kelly-Ann Bertrand.

Les difficultés technologiques rendent les cours plus lassants aussi. Je sais que les enseignants font leur possible et qu’il y en a qui vont chercher de l’aide, mais on a encore beaucoup de travail à faire. Je pense que ça a été précipité et qu’il n’y a pas eu beaucoup d’encadrement , conclut Mae Lacerte.

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