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Drame à Wendake : trois signalements avaient été faits à la DPJ

Michaël Chicoine était connu du réseau de la santé et des services sociaux pour des troubles de santé mentale.

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Lieu où se recueillent les résidents de Wendake suite à la mort de 2 garçons.

Des proches des deux jeunes garçons qui auraient été tués à Wendake, dans la nuit de samedi à dimanche, craignaient pour leur sécurité.

Photo : Radio-Canada / Guillaume Croteau Langevin

Des proches des deux jeunes garçons qui auraient été tués à Wendake craignaient pour leur sécurité, selon diverses personnes rencontrées par Radio-Canada.

Deux proches de la famille éplorée ont affirmé tour à tour qu'au moins trois signalements ont été faits à la Direction de la protection de la jeunesse (DPJ) au cours des dernières années. Au moins un a été fait par des policiers et un autre par du personnel hospitalier.

Dans les trois cas, la DPJ n'y a pas donné suite, disent-ils. La faille a été à la DPJ. [...] Ils n'ont pas fait leur travail, tranche une source, qui prend la parole aujourd'hui pour éviter qu'un nouveau drame ne se produise. Dans mon cas, il est trop tard.

Il faut que ça arrête, il faut que ça arrête. Il faut qu'il y ait une justice. Une justice et vite... pas une justice lente.

Un proche de la famille

Selon ces témoignages, le suspect, Michaël Chicoine, avait manifesté des comportements instables dans le passé et souffrait de troubles de santé mentale. Selon nos informations, il était suivi dans le réseau de la santé et des services sociaux depuis au moins 2013.

« Échec du système »

Au fond d'elle-même, notre source craignait qu'une tragédie arrive si les autorités n'intervenaient pas.

Pour notre source, le drame n'est ni plus ni moins qu'un échec du système. La machine n'a pas fonctionné, dit-elle en colère, criant à l'injustice.

Un second proche a corroboré ce premier témoignage.

Ève Francis et Frédérique Gros-Louis

Frédérique Gros-Louis et Ève Francis, de la communauté huronne-wendat, sont consternées par le drame.

Photo : Radio-Canada

Deux femmes rencontrées lundi à Wendake étaient consternées.

Selon elles, les proches des victimes méritent plus que jamais d'être entendus. Ils veulent être compris. Ils veulent que, quand ils parlent, il y ait quelque chose qui se passe et qu'ils ne soient pas seuls dans ces épreuves-là, a déclaré Frédérique Gros-Louis.

Les deux femmes ont par ailleurs lancé une campagne de sociofinancement pour venir en aide à la famille endeuillée.

Réaction du gouvernement

Le gouvernement du Québec n'a pas déclenché d'enquête formelle sur la mort des deux jeunes enfants. Pour le moment, une enquête policière est menée par la Sûreté du Québec.

Le ministre Lionel Carmant, responsable de la protection de la jeunesse, et Ian Lafrenière, nouvellement ministre des Affaires autochtones, ont offert leur collaboration à la nation huronne-wendat.

Au cabinet du ministre Lionel Carmant, on affirme être en quête d'informations.

Nous sommes en lien depuis dimanche matin avec le CIUSSS de la Capitale-Nationale. Pour l’instant, les informations dont nous disposons sont parcellaires, affirme un membre du cabinet. Nous souhaitons obtenir l’ensemble des éléments avant de nous prononcer.

Le gouvernement n'écarte pas d'aller plus loin si les réponses fournies par le CIUSSS ne nous satisfont pas.

Michaël Chicoine, 30 ans, est accusé de meurtre au second degré. Il doit revenir en cour le 11 novembre pour la divulgation des éléments de preuve. D’ici là, il demeure détenu et l’enquête se poursuit.

Avec les informations d'Alexane Drolet

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