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Résilience chez des chauffeurs de taxi devant l’entrée en vigueur de la loi 17

Assis dans son véhicule, un conducteur de taxi brandit une pancarte où il est écrit « Non au projet de loi 17 ». Derrière lui, d'autres taxis font la file dans les rues de Montréal.

La loi 17, qui a suscité de vives réactions en 2019, est entrée en vigueur le 10 octobre dernier (archives).

Photo : La Presse canadienne / Ryan Remiorz

Les chauffeurs de taxi n’ont aucun autre choix que de se montrer résilients devant l’entrée en vigueur de la loi 17, qui a eu lieu samedi, et de s’y conformer, selon l’Association des taxis des régions du Québec (ATRQ).

Pour le porte-parole de l'ATRQ, Serge Lebreux, c’est la disponibilité de la main d’œuvre qui demeure au cœur des préoccupations de l’industrie.

Les propriétaires de taxi habitués d’employer des chauffeurs craignent d’avoir de la difficulté à opérer leur voiture puisque les chauffeurs ont maintenant la chance de posséder leur propre voiture dans le cadre de la loi 17.

Serge Lebreux affirme que les chauffeurs de taxi ont dû se questionner quant à leur avenir dans l’industrie. Ceux qui y demeurent ont décidé de se conformer en respect pour leur profession, indique-t-il.On a le choix d’accepter et de s’adapter pour survivre, c’est la voie qu’on a décidé d’adopter.

L’ATRQ demandait au gouvernement l’exclusivité des contrats gouvernementaux, la protection de certains territoires et quotas ou l’augmentation progressive de l’offre.

Plein de choses ne font pas notre affaire, explique-t-il. On perd le monopole, le contrôle sur notre capacité à gérer l’offre. C’est un fait majeur qu’on n’a plus de quotas ni de permis.

Des points positifs ressortent de la nouvelle loi

Il n’y a pas juste du mauvais dans cette loi-là, dit-il en soulignant que c’est plutôt ce message qu’il souhaite lancer à l’industrie. Il y a de bonnes choses et je pense qu’on doit se concentrer là-dessus.

Le porte-parole de l’ATRQ estime qu’à long terme, le client bénéficiera de la réforme qui vise à améliorer l’offre de service en matière de mobilité.

Je pense que si on est capables de se doter d’outils technologiques efficaces avec lesquelles on va être capable de s’interconnecter avec d’autres solutions qui existent déjà comme les autobus, les trains ou d’autres compagnies de taxi, on va être capables d’offrir une meilleure offre de service à nos clients, soutient Serge Lebreux.

La loi 17 en bref

Concrètement, la loi permet la mise en place de différentes pratiques d’affaires en offrant un traitement équitable à l’ensemble des acteurs de l’industrie, selon un communiqué du cabinet du ministre des Transports, François Bonnardel.

Parmi les mesures qui entrent en vigueur, l’abolition des agglomérations de taxi est au cœur de cette réforme. Le règlement permet maintenant aux chauffeurs d’offrir des services de transports partout au Québec.

Le gouvernement souhaite alléger les démarches administratives, notamment avec le retrait des plaques d'immatriculation « T », qui débutera dès cette semaine, selon le porte-parole de l’ATRQ, afin d’être remplacées par des plaques « F ».

Le gouvernement prévoit entre autres une formation obligatoire et la vérification des antécédents judiciaires auprès des chauffeurs. Avec la loi 17, les chauffeurs sont invités à avoir recours à des applications mobiles.

Serge Lebreux mentionne que l’industrie a jusqu’au 31 mars pour basculer entièrement dans le nouveau système.

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