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COVID-19 : ne comptons pas sur l'immunité collective, prévient l'OMS

Un passant masqué marchant devant une statue de John Lennon accotée à un pub.

À Liverpool, au Royaume-Uni, un passant croise la statue de John Lennon, alors que de nouvelles restrictions sont prises pour endiguer la propagation du virus.

Photo : Reuters / PHIL NOBLE

Radio-Canada

Au moment où une résurgence du coronavirus entraîne de nouvelles restrictions sanitaires en Europe et menace de faire déborder les services de santé dans plusieurs pays, dont la France, l'OMS prévient qu'il serait inenvisageable de compter sur l'immunité collective pour une sortie de crise.

Jamais dans l'histoire de la santé publique, l'immunité collective n'a été utilisée comme stratégie pour répondre à une épidémie, et encore moins à une pandémie. C'est scientifiquement et éthiquement problématique, a déclaré le directeur général de l'OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus.

Laisser libre cours à un virus dangereux, dont nous ne comprenons pas tout, est tout simplement contraire à l'éthique. Ce n'est pas une option, a-t-il insisté.

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Une terrasse avec des chaises vides.

COVID-19 : L’Europe en pleine 2e vague

Photo : Reuters / CHARLES PLATIAU

Le directeur général de l'OMS a également expliqué que les connaissances sur l'immunité dont jouissent les personnes ayant contracté la COVID-19 étaient trop rudimentaires, en soulignant que certains individus ont nouvellement été infectés.

Au Royaume-Uni, le premier ministre, Boris Johnson, a présenté un nouveau système d'alerte à trois niveaux, moyen, élevé et très élevé, censé simplifier à partir de mercredi le patchwork actuel de restrictions pour l'Angleterre.

Les autres nations du Royaume-Uni sont compétentes pour appliquer leur propre dispositif.

Les taux d'infection dans certaines parties de l'Angleterre, en particulier dans le nord du pays, augmentent rapidement.

La terrasse vide d'un pub anglais.

Les pubs sont désertés au Royaume-Uni, comme ici à Nottingham, le 12 octobre.

Photo : Reuters / CARL RECINE

Selon les responsables de la santé, les données montrent également que les infections commencent à se déplacer des jeunes vers les groupes d'âge plus vulnérables.

La France traverse une deuxième vague forte de l'épidémie et il ne peut plus y avoir de relâchement, a déclaré le premier ministre français, Jean Castex, qui n'exclut pas des reconfinements localisés.

Un reconfinement général, dont les conséquences sont absolument dramatiques, doit être par tous moyens évité, a-t-il précisé.

Les villes de Toulouse et de Montpellier passeront mardi en zone d'alerte maximale, rejoignant de nombreuses autres villes comme Paris, Marseille, Lyon ou Lille.

Un médecin se penchant sur le lit d'un patient.

Dans un hôpital de Vannes, en France, un patient se fait soigner; le pays fait face à une deuxième vague particulièrement virulente.

Photo : Reuters / STEPHANE MAHE

En Asie

La Chine mène lundi une campagne massive de dépistage de la métropole de Qingdao (Est) après la découverte de six cas. Les neuf millions d'habitants de la métropole seront soumis à ces tests dans les cinq jours.

Selon les autorités sanitaires locales, toutes les personnes contaminées semblent avoir un lien avec un hôpital de la ville qui traite des patients de la COVID-19.

Un supermarché bondé.

En Malaisie, des clients font la queue pour payer dans un supermarché après que le gouvernement a annoncé qu'il imposerait certaines restrictions à la circulation à Kuala Lumpur.

Photo : Reuters / LIM HUEY TENG

Après un rebond des cas de contamination, la Malaisie a annoncé de nouvelles restrictions qui seront appliquées à partir de mercredi dans la capitale Kuala Lumpur, l'État voisin de Selangor et la capitale administrative Putrajaya, ainsi que dans l'ensemble de l'État de Sabah sur l'île de Bornéo.

Les écoles et les lieux de culte seront fermés et les citoyens seront autorisés à quitter leur domicile seulement pour des tâches essentielles comme pour faire les courses.

Avec les informations de Agence France-Presse, et Reuters

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