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L'artiste visuelle Francine Simonin s’éteint à l’âge de 84 ans

La femme est assise avec une cigarette dans la main et regarde devant elle.

Francine Simonin

Photo : Lea Lung

Radio-Canada

Artiste visuelle d’origine suisse, Francine Simonin vivait à Montréal depuis presque 50 ans. Elle est morte d’un cancer le 9 octobre dernier.

Peintre, dessinatrice, graveuse, Francine Simonin est née à Lausanne en 1936. C’est en 1968 qu’elle est arrivée pour la première fois à Montréal, après avoir reçu une bourse d’études du Conseil des arts du Canada. L’artiste visuelle s’est installée dans la métropole pour y vivre, mais retournait souvent dans son pays d’origine.

Francine Simonin faisait partie des artistes que représentait la galerie Lacerte, à Montréal. Sur le site Internet de l’établissement, on explique qu’elle a présenté plus de deux cents expositions individuelles, principalement en Suisse et au Canada, mais aussi en France, aux États-Unis et en Espagne.

Née au bord du lac Léman en Suisse, elle retournait régulièrement en Europe, où elle vivait à temps partiel à Évian-les-Bains, une ville française située sur la rive opposée du Léman.

Plusieurs personnages peints avec des traits de noir, de gris et de rouge.

« Les chaises », peinture de Francine Simonin de 1986

Photo : Musée des beaux-arts de Québec

Dans un article du média suisse 24heures, on souligne qu’elle a longtemps évité de peindre le lac Léman, jusqu’en 2016. Je n’osais pas, avouait-elle alors. J’étais trop impressionnée, trop attachée. Et je me demandais si les Vaudois, si sensibles aux sublimes roses teintés de brun de Bocion ou aux déclinaisons de Hodler, allaient pouvoir s’approprier mon interprétation.

Dans un portrait écrit en 2019 par la directrice de la galerie Go Art, Johanne Gaudet, celle-ci la décrivait comme une artiste expressionniste et poétique, soulignant que ses œuvres sont marquées par l’exploration du corps féminin. Elle ajoutait que son médium de prédilection était la gravure.

Francine Simonin a reçu de nombreux prix au cours de sa carrière, dont celui de la Fondation Monique et Robert Parizeau du Musée national des beaux-arts du Québec en 2004.

On peut voir les œuvres de Francine Simonin à divers endroits, dont le Musée d’art contemporain de Montréal, le Musée d’art de Joliette et le Musée des beaux-arts de Lausanne en Suisse. Ces derniers possèdent notamment une collection de cette artiste.

En 1988, Monique Crouillère a réalisé un documentaire, D’un coup de pinceau, qui suit Francine Simonin dans son atelier de Montréal.

Avec les informations de 24 heures

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