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Un homme accusé du meurtre de deux enfants à Wendake

Photo de l'accusé portant des lunettes noires et une camisole bleue.

Michaël Chicoine, 30 ans, est accusé du meurtre au deuxième degré des garçons de 2 et 5 ans, retrouvés sans vie dans une maison de Wendake.

Photo : Facebook

Érik Chouinard

Michaël Chicoine, 30 ans, est accusé du meurtre au deuxième degré des garçons de 2 et 5 ans dont les corps ont été retrouvés dans une maison de Wendake dimanche.

Le jour même, le suspect a été interrogé par des membres du Service des enquêtes sur les crimes contre la personne de la Sûreté du Québec; il a ensuite comparu par vidéo sous deux chefs d’accusation pour meurtre.

Trois autopatrouilles de la police de Wendake sont visibles autour d'une maison encerclée par un périmètre de sécurité.

Dimanche matin, un périmètre de sécurité avait été érigé autour d'une maison située rue Chef-Nicolas-Vincent, au cœur du village ancestral.

Photo : Radio-Canada / Kassandra Nadeau-Lamarche

La comparution a eu lieu lundi vers 13 h devant le juge Christian Boulet. À la demande du procureur de la Couronne Thomas Jacques, il a délivré une ordonnance de non-publication sur les noms des victimes et leurs liens avec l’accusé.

Une autre ordonnance limite aussi la divulgation de toute information qui pourrait permettre d’identifier certains témoins.

Actuellement, l'identité de la mère n'est pas non plus dévoilée publiquement.

Un document médical a été présenté au tribunal par un médecin. Son contenu a été mis sous scellés.

Michaël Chicoine sera de retour en cour le 11 novembre pour la divulgation des éléments de preuve. D’ici là, il demeure détenu et l’enquête se poursuit.

L’aide s’organise

Des démarches d’aide et de soutien s’organisent au sein de la communauté. Deux collectes de fonds ont été lancées en ligne sur le site Go Fund Me pour appuyer la mère et la famille des deux jeunes garçons.

On voulait vraiment faire tout ce qu'on pouvait pour aider. On veut que la famille puisse vivre son deuil pleinement, sans avoir à se préoccuper des autres choses, affirme Frédérique Gros-Louis, une proche qui a organisé l’une des collectes de fonds.

Les finances, ça stresse tout le monde, puis avec les obsèques des enfants, ça va coûter cher, donc on voulait leur enlever ce stress-là, ajoute Ève Francis, qui participe aussi à l'organisation de cette collecte.

Au moment où s'écrivent ces lignes, un peu plus de 7000 $ ont été amassés par les deux initiatives, qui ont un objectif cumulatif de 200 000 $.

Photo de la façade de l'église Notre-Dame-de-Lorette, un jour de ciel bleu.

L’église Notre-Dame-de-Lorette

Photo : Radio-Canada / Marc-André Turgeon

L’église Notre-Dame-de-Lorette, située à une centaine de mètres des lieux du drame, est exceptionnellement ouverte lundi de 13 h à 16 h pour offrir un espace de réconfort et de recueillement.

On va y être pour offrir notre écoute. C’est un drame qui nous enténèbre tous. On a donc voulu faire de ce lieu un espace pour venir chercher de la lumière, indique le curé Mario Côté.

Il ajoute que le grand chef de la Nation Huronne-Wendat, Konrad Sioui, y passera durant l'après-midi.

Réactions et condoléances

Des réactions publiques à ce drame ont continué de s’accumuler ces dernières heures.

Une dame dépose une peluche devant l'arbre.

Des peluches ont été déposées au pied d'un arbre à côté de l'église Notre-Dame-de-Lorette à la mémoire des deux jeunes victimes.

Photo : Radio-Canada / Hadi Hassin

Lundi matin, le chef de l’Assemblée des Premières Nations Québec-Labrador (APNQL), Ghislain Picard, a réagi en entrevue à l’émission Tout un matin sur les ondes d’ICI Première à Montréal.

Le réveil a été brutal dimanche pour beaucoup, pour la communauté de Wendake en premier lieu, mais comme elle est aussi le carrefour pour beaucoup d’autres nations, la nouvelle s’est vite répandue, et tout le monde est inquiet, relate-t-il.

Il en profite pour insister sur l’importance de l’aide psychologique dans les communautés autochtones. On est en période très intense de guérison devant des séquelles de traumatismes historiques. Ça fait des années qu’on milite, principalement auprès du gouvernement fédéral, pour obtenir un meilleur soutien, plaide le chef de l’APNQL.

Le maire de Québec, Régis Labeaume, s’est exprimé dimanche soir dans une publication Facebook, qualifiant la nouvelle d’atroce et insupportable. Il y transmet les condoléances de la population de Québec à l’égard de la communauté huronne-wendat.

Deux enfants, qui n'avaient encore fait aucun choix dans leur brève existence, ainsi à la merci du monde adulte, assassinés à Wendake. […] S'il existe quelque chose comme un paradis, ces angelots y logent déjà, déplore-t-il dans son message.

Avec la collaboration d'Hadi Hassin et de Marie-Pier Mercier

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