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Internet : un petit fournisseur dénonce la concentration du marché en Nouvelle-Écosse

Un homme utilise un ordinateur.

La Nouvelle-Écosse poursuit ses efforts pour rendre accessible l’Internet à haute vitesse dans toutes les régions de la province, mais il est difficile pour les petits fournisseurs d’obtenir une part de ce marché.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

La Nouvelle-Écosse poursuit ses efforts pour rendre accessible l’Internet à haute vitesse dans toutes les régions de la province, mais il est difficile pour les petits fournisseurs d’obtenir une part de ce marché.

Un petit distributeur basé à Chéticamp, Acadian Communications, offre un service de proximité dans sa communauté et il peine à survivre.

L’entreprise a récemment ressenti de l’espoir en répondant à un appel de soumission du provincial pour devenir un fournisseur qualifié, mais c’est Bell Aliant qui a remporté le concours.

Le gouvernement de la Nouvelle-Écosse fournira 59 millions de dollars au projet qui doit améliorer l'accessibilité à Internet haute vitesse en milieu rural.

La façon dont les critères étaient établis laissait peu de chances aux petits intervenants, selon le propriétaire d’Acadian Communications, Andrew LeBlanc.

Il déplore que le contrat a été accordé à un géant. Selon lui, cela ne fait que renforcer le déséquilibre du marché.

Le gouvernement aurait dû prévoir une clause pour que les entreprises ne gagnent pas plus de 10 % ou 15 % du financement de façon à ne pas monopoliser l’industrie, estime Andrew LeBlanc.

Les monopoles ont des conséquences pour les consommateurs, explique Daniel Sokolov, journaliste expert en télécommunications.

Le problème, c’est qu’au Canada la [concurrence] dans le marché des télécommunications est très peu réglementée. La conséquence, c’est qu’il y a quelques géants qui contrôlent le marché dans plusieurs régions. Nous avons des monopoles et ça fait la télécommunication très chère au Canada, affirme Daniel Sokolov.

Les autorités provinciales expliquent, dans un courriel, que Bell Aliant a décroché le contrat en fonction de nombreux facteurs, dont l’échéancier, la qualité et le prix.

Daniel Sokolov critique quand même ce choix. L’argent des contribuables devrait servir à aider la région, les entreprises et ses résidents, dit-il.

Selon le Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes (CRTC), les foyers en Nouvelle-Écosse sont ceux qui paient le plus cher au pays pour une connexion Internet.

Avec les renseignements de Stéphanie Blanchet

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