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La rééducation périnéale avant de tenter la pose de bandelettes d’incontinence ?

une femme allongée auscultée

Marie-Claude Lemire, physiothérapeute, en séance privée de rééducation périnéale

Photo : Radio-Canada

Sarah Désilets-Rousseau

Alors que les bandelettes sous-urétrales ont fait des ravages chez certaines femmes, des spécialistes recommandent de miser d’abord sur la prévention, qui consiste en la rééducation périnéale.

La physiothérapeute Marie-Claude Lemire, à Trois-Rivières, en a fait son champ de pratique principal.

Elle aide chaque jour, femmes et hommes, à mieux contrôler leur périnée.

On appelle ça de la rééducation périnéale et pelvienne. En fait, ce qu'on traite, ce sont les problématiques au niveau urinaire, au niveau anal, donc les fuites. On va traiter aussi les descentes d'organes, et on va traiter les douleurs dans cette région-là, explique-t-elle.

Le périnée, c’est cette série de muscles en forme de losange, qui fait le tour du vagin et de l’anus, jusqu’au coccyx. C'est par des exercices spécifiques de respiration et de contraction qu'on réussit à renforcer la région du périnée, après un accouchement ou après des épisodes de constipation.

un périnée

Un modèle de périnée

Photo : Radio-Canada

La pratique a fait ses preuves et est enseignée dans les facultés de physiothérapie du Québec. La Dre Marie-Claude Lemieux, urogynécologue et cheffe du département de gynéco-obstétrique de l’hôpital Notre-Dame, recommande des séances de physiothérapie à ses patientes.

Ça fait partie des recommandations de première ligne pour les femmes qui présentent des symptômes d'incontinence urinaire d'efforts. Les sociétés, notamment la société des obstétriciens-gynécologues du Québec, le recommandent fortement, indique-t-elle.

Pour l’urogynécologue et la physiothérapeute, mieux vaut d’abord miser sur la prévention avant de tenter la pose des bandelettes d’incontinence.

Les opérations pour toutes les pathologies du plancher pelvien, que ce soit prolapsus, incontinence, ça reste toujours un dernier recours , explique la Dre Marie-Claude Lemieux.

Des bienfaits à long terme

Deux physiothérapeutes de Trois-Rivières se sont alliées pour permettre aux femmes et aux hommes de diminuer les problèmes liés au plancher pelvien à long terme. L’une voit les patients en consultation dans son cabinet, l’autre dans son centre sportif, Équilibre Urbain.

Elles indiquent que pour en conserver les effets à moyen et à long terme, des séances privées en cabinet sont d’abord nécessaire, puis un maintien et un développement de la force lors de séances sportives, dont le yoga.

une femme en entrainement

Marie-Anne Laperrière, phyisiothérapeute et propriétaire du centre d'entrainement Équilibre Urbain

Photo : Radio-Canada

Le bénéfice va être de mieux réussir à combiner les muscles globaux, on parle de quadriceps, extenseurs du dos, les muscles des bras, avec justement les muscles profonds, soit les muscles respiratoires, les muscles abdominaux et les muscles du périnée : ça va venir améliorer la stabilité totale de la personne, explique Marie-Anne Laperrière, physiothérapeute et propriétaire d’Équilibre Urbain.

Marie-Anne Laperrière aide donc ses clients à développer notamment les muscles de leur périnée à travers ses séances de yoga, de vélo, de course et de tonus.

Dans la littérature, il y a des articles qui ont été faits à ce niveau-là : quand quelqu'un a un suivi au privé et un suivi avec un entraîneur qui comprend bien cette préoccupation, la personne va avoir moins besoin de séances au privé et va progresser aussi beaucoup mieux, explique Marie-Claude Lemire.

Un tableau explicatif

La prévalence de l'incontinence urinaire chez la femme.

Photo : Radio-Canada

Des patientes et clientes des deux physiothérapeutes en ont d’ailleurs constaté les bienfaits. `

J’avais pas toujours des fuites, mais si j'éternuais ou si je toussais, j'avais plus de difficulté. Il fallait que j'y pense avant de le faire pour être sure. Ça s'est amélioré vraiment beaucoup.

Maude Bergeron, mère de deux enfants par césarienne.

C'est sûr que c'était là ces muscles là, mais après trois enfants, ils avaient été maganés un peu. Ça, des pertes, j'en n'ai plus, fait que c'est très heureux , explique aussi Micheline Jutras Laperrière qui a bénéficié du traitement.

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