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Des agricultrices dénoncent des failles dans le Régime québécois d’assurance parentale

Un tracteur dans un champs.

Plusieurs agricultrices rencontrent de nombreux problèmes pour accéder notamment au Régime québécois d'assurance parentale (RQAP).

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Le milieu de l'agriculture représente tout un défi lorsque vous êtes une femme qui souhaite aussi fonder une famille. Or, elles rencontrent de nombreux problèmes pour accéder notamment au Régime québécois d'assurance parentale (RQAP).

Une agricultrice de Saint-Séverin, en Mauricie, Rachel Trépanier, en sait quelque chose. Elle termine sa première saison en tant que nouvelle maman. Un parcours semé d’embûches pour accéder au RQAP et maintenir un revenu suffisant.

Je me suis rendu compte que même si on essaie de planifier notre grossesse pour ne pas nuire au développement de notre entreprise, ça ne se passe pas toujours comme on pense.

Une citation de :Rachel Trépanier

Et elle a constaté ne pas être seule dans sa situation, si bien qu’elle a décidé de recueillir de nombreux témoignages et de les présenter à la députée de Champlain, Sonia Lebel.

Caroline Poirier, de la ferme Croque-Saison, à Lingwick, en Estrie, est rapidement revenue au travail après la naissance de ses deux premiers enfants. Mais ça ne se fait pas sans risque.

Le relâchement des muscles fait que certaines femmes subissent les conséquences d'un retour au travail trop rapide, soit des descentes de vessie, des déchirements, énumère-t-elle.

Un calcul de prestations mal adapté

Pourquoi donc ce retour hâtif? L’année de référence des revenus utilisée pour déterminer le montant des prestations qui ne prend en compte que les douze derniers mois de revenus.

Ça peut être grandement faussé à cause des aléas de la météo. Donc nous, ce qu'on demandait, c'est qu'ils puissent au moins adapter le calcul pour l'agriculture pour avoir au moins cinq années de référence qui sont valides pour avoir une vraie moyenne, plaide Rachel Trépanier.

Une femme cueillant des tomates.

Rachel Trépanier termine sa première saison en tant que nouvelle maman.

Photo : Radio-Canada

À cela s'ajoute l’impossibilité d’avoir accès au programme Pour une maternité sans danger auquel elle propose de contribuer.

Mon employée peut avoir accès au programme. Mais par contre, moi qui ai les mêmes tâches à accomplir, je n'ai pas droit à ça. Et donc ça peut être dangereux sur l'issue d'une grossesse, poursuit-elle.

Par ailleurs, dans un rapport produit en 2019, le Conseil du statut de la femme soulignait en plus des problèmes pour trouver de la main-d’œuvre de remplacement pendant le congé de maternité. Cette situation met donc beaucoup de pression pour ces agricultrices, leur conjoint et leur famille.

Les deux agricultrices croient que ces difficultés d’accès au régime sont un frein pour la relève agricole, au moment où le gouvernement provincial souhaite justement stimuler l'agriculture québécoise.

Avec les informations de Pascale Langlois

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