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Des régions peu enchantées de voir des mesures de zone rouge appliquées partout

Un client fait un achat à la caisse de la boutique de chasse et pêche.

Des commerçants de la Côte-Nord envisagent mal le retour de règles sanitaires plus strictes (archives).

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

La menace de faire adopter à tout le Québec les règles des zones rouges fait réagir dans l’Est-du-Québec, notamment dans des régions relativement épargnées par le coronavirus où l’économie demeure chancelante.

Les entreprises se remettent [du confinement], elles commencent à voir un peu la lumière au bout du tunnel, déclare le président de la Chambre de commerce de Manicouagan, Antonio Hortas. Ce serait catastrophique.

La Côte-Nord ne connaît pas une envolée de cas de COVID-19 sur son territoire comme ailleurs au Québec. Depuis une semaine, on y dénombre en moyenne moins d’un cas par jour.

Les entrepreneurs de la région y voient donc mal comment Québec pourrait justifier un rehaussement des règles sanitaires.

Je le répète souvent, mais psychologiquement, ça peut avoir un grand impact sur nos gens d'affaires, explique la directrice générale de la Chambre de commerce de Sept-Îles et de Uashat mak Mani-utenam, Jessica Belisle. On le sent de plus en plus, que les gens sont fatigués. Donc de leur rajouter encore d'autres mesures, ça peut être difficile pour eux.

Jessica Belisle en entrevue devant une maison.

Jessica Belisle, directrice générale de la Chambre de commerce de Sept-Îles et de Uashat mak Mani-utenam

Photo : Radio-Canada

Ces nouvelles règles incluraient l’obligation du port du masque en classe et la fermeture des bars et des salles de restaurants.

En Gaspésie, on ne se surprendrait pas d’un passage au rouge

De l’autre côté du fleuve, en Gaspésie, la situation est toute autre : la Baie-des-Chaleurs doit composer avec plusieurs éclosions, dont la plus récente à l’hôpital de Maria.

La ville de Bonaventure interdira dès mardi l'accès aux immeubles de loisirs pour prévenir la propagation de la COVID-19. Le passage à la zone rouge ne serait qu'une question de temps selon le maire, Roch Audet.

Le point positif dans tout ça, c'est que les gens sont déjà préparés au confinement. Les mesures vont permettre quand même aux enfants d’aller à l'école, certaines activités seront encore permises, les commerces peuvent rester ouverts, estime M. Audet.

À New Richmond, l'accès à la bibliothèque, à l’aréna et à la piscine est interdit depuis mercredi dernier et, là aussi, on est prêt à se placer en état d’alerte supérieur.

Samedi, juste dans la MRC de Bonaventure, on était à 15 nouveaux cas, un record depuis le début de la pandémie, explique le maire de la ville et préfet de la MRC, Éric Dubé. On en avait huit la veille, donc c'est vraiment inquiétant.

Pour le copropriétaire du bar La P’tite grenouille, à Rimouski, le modèle à différentes couleurs permettait aux régions d’avoir un certain contrôle sur leur destinée. Or, en appliquant les mêmes règles à toute la province, cette autoréglementation pourrait être chancelante.

Même si on s’est autoréglementé, même si la région a travaillé très fort et qu’on s’est serré les coudes, on va tomber dans le rouge quand même, se désole Steven Guimond. J’ai bien peur que s’il y a une troisième vague, cet élan de solidarité régional soit moins présent.

Avec les informations de Marc-Antoine Mageau, Pierre Cotton et Marie-Isabelle Rochon

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