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L’étude de chiens laineux éclaire le mode de vie précolonial des Tseshaht

Dylan Hillis montre un crâne de chien.

Dylan Hillis tient le crâne de l'un de ces chiens laineux en 2018.

Photo : Gracieuseté de l'Université de Victoria et d'Eric Guiry

Radio-Canada

De nouvelles recherches sur l'alimentation des chiens qui vivaient sur la côte de l'île de Vancouver jettent un nouvel éclairage sur l'histoire précoloniale de la Première Nation Tseshaht.

Au cours des dernières années, la Première nation Tseshaht a collaboré avec des scientifiques et des archéologues pour enquêter sur son histoire, a indiqué Darrell Ross, un membre de la Nation et gestionnaire de ses ressources naturelles.

L'archéologie démontre sans équivoque que de grandes populations de Tseshaht vivent dans le détroit de Barkley depuis des milliers d'années, note M. Ross.

Une étude récemment publiée par Dylan Hillis, un étudiant en archéologie à l'Université de Victoria, porte sur le régime alimentaire des chiens laineux qui vivaient autrefois avec la Nation. Ces chiens avaient une fourrure blanche épaisse, très semblable à la laine de mouton.

Ces chiens étaient vraiment importants pour la production de laine pour l'économie locale, explique M. Hillis. Leur fourrure était un élément essentiel des couvertures de cérémonie, par exemple.

Après des contacts avec des commerçants européens et l'introduction de la laine de mouton moins chère de la Compagnie de la Baie d'Hudson, cependant, les chiens de laine ont disparu en tant que race distincte.

Pour garder ces chiens purs et avoir un bon approvisionnement en laine, vous deviez éviter les croisements et les garder isolés d'autres types de chiens qui ont été introduits plus tard, précise M. Hillis.

Un régime presque exclusivement marin

Les chiens étudiés par Dylan Hillis vivaient il y a 300 à 3000 ans. Le régime alimentaire des chiens, qui a été révélé par une analyse isotopique, a montré qu'ils consommaient presque exclusivement des aliments marins, comme du saumon, du hareng et de l'anchois, ainsi que des mammifères marins plus gros, comme le phoque et la baleine.

Les chiens ne sortaient pas pour attraper ces aliments eux-mêmes, ils dépendaient des gens de la Nation Tseshaht pour aller pêcher et leur fournir la nourriture, note M. Hillis.

Ces données peuvent faire la lumière non seulement sur les pratiques de pêche de la Première Nation Tseshaht, mais aussi sur leurs pratiques d'élevage et sur l'importance culturelle de leurs chiens de compagnie.

Pour Darrell Ross, les études archéologiques comme celle-ci complètent l'histoire orale et les traditions spirituelles de la Première Nation Tseshaht.

Chaque fois que nous faisons quelque chose en archéologie, une autre pièce du puzzle se présente et c'est important pour nous.

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