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St-Pierre Plamondon : Ottawa, un gouvernement « tout simplement de trop »

Paul St-Pierre Plamondon gesticule en parlant.

Paul St-Pierre Plamondon a été élu chef du Parti québécois à sa deuxième tentative. Il s'était aussi présenté en 2016, lorsque Jean-François Lisée l'avait emporté.

Photo : La Presse canadienne / Jacques Boissinot

Radio-Canada

Le nouveau chef du Parti québécois rejette l’idée qu’aux élections provinciales de 2022, le contexte sera plus propice à parler de la reprise de l’économie mise à mal par la crise de la COVID-19 que d’indépendance et d’un référendum.

Au micro de l’émission Les faits d’abord, Paul St-Pierre Plamondon (PSPP) s’est dit d’avis que c’est tout le contraire : Dans le contexte de la COVID, on a vu combien de fois Ottawa nous dire non?

[L]’armée, le contrôle des frontières, les aéroports, la PCU qui nuisait à notre relance économique, [...] c'est pas comme si la crise manque d’exemples où parce qu’on n’est pas maîtres chez nous, parce que c’est pas nous qui décidons, nos intérêts sont mal servis par un gouvernement qui est tout simplement de trop.

Paul St-Pierre Plamondon, chef du Parti québécois
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Les défis du nouveau chef du PQ

Les idées que défend le Parti québécois ne sont pas moins pertinentes dans le contexte incroyable actuel, dit-il : Que ce soit notre idée de former un pays, d’avoir un nationalisme assumé, d’être solide sur le plan de l'environnement, ces idées on va les porter peu importe les circonstances et il y a des gens qui vont adhérer à ces idées-là, peu importe les circonstances.

Il y aura des choses à dire dans le contexte de la COVID sur la légitimité des idées qu’on avance au PQ et ce sera aux gens de décider.

Du « trou noir » au « plus clair possible »

Son cheminement politique, dit-il , l’a amené à conclure que le message du PQ doit être le plus simple et le plus clair possible; un vote pour le Parti québécois c’est un vote pour notre projet de pays qui déclenche notre processus d’indépendance, martèle son nouveau chef.

Dans Les orphelins politiques, son essai paru en 2014, PSPP comparait le débat sur la souveraineté à un trou noir occultant toute autre idée politique, particulièrement les idées progressistes.

Lui rappelant son passé, l’animateur Alain Gravel a questionné l’ancien orphelin politique : n’est-ce pas une grosse marche à gravir que de qualifier de trou noir la stratégie référendaire d’un parti, puis d'en devenir le chef et promettre la tenue d’un référendum dès le premier mandat?

Loin de renier son parcours, PSPP évoque le fruit de son expérience de candidat à la direction du PQ en 2016 et ses observations lors du projet Osez repenser le PQ.

Il explique : Sur le plan médiatique, les discussions sur la mécanique référendaire ont tendance à éclipser complètement la discussion sur pourquoi des milliers de militants veulent que le Québec devienne un pays. Et la mécanique référendaire n’est pas un sujet agréable ni pertinent pour la population, selon lui.

J’en ai conclu que le plus simple et le plus clair possible sera le mieux [...] donc essentiellement si vous êtes d’accord avec le fait que le Québec devrait être un pays, votez pour nous, c’est pas plus compliqué que ça.

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