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Zone rouge : les jeunes hockeyeurs d'Avignon se tournent vers le virtuel

Plus d'une centaine de jeunes rassemblés sur la glace.

L'aréna de Carleton-sur-Mer, lieu de rassemblement des hockeyeurs de la MRC d'Avignon, a fermé ses portes en raison des éclosions de COVID-19 (archives).

Photo : Radio-Canada / Isabelle Larose

Prise de court par l’arrêt forcé des joutes de hockey dans les arénas en zone rouge, l’Association de hockey mineur de Carleton-sur-Mer fait preuve de créativité pour continuer de faire bouger les jeunes avignonnais privés de leur sport préféré.

Quelque 160 jeunes de Maria à Pointe-à-la-Croix ont dû accrocher leurs patins au moins jusqu’à la fin octobre depuis l’entrée de Carleton-sur-Mer, Maria et Nouvelle dans le niveau d’alerte rouge. Les mesures associées à ce palier d’alerte incluent notamment l’arrêt des activités sportives organisées.

C’est un arrêt complet des activités. Ça nous préoccupe, parce qu’on sait que les jeunes aiment bouger, déplore la secrétaire de l’Association de hockey mineur de Carleton-sur-Mer, Josianne Landry-Allard.

Josianne Landry Allard devant l'aréna de Carleton-sur-Mer.

Josianne Landry Allard, secrétaire de l’Association de hockey mineur de Carleton-sur-Mer

Photo : Radio-Canada / Pierre Cotton

La déception est autant sinon plus grande chez les jeunes, dont plusieurs attendaient l’arrivée de la saison avec impatience.

Je m'étais entraîné pour arriver prêt sur la glace. Je pensais qu’il y aurait une vraie saison. Je ne pensais pas que la deuxième vague frapperait dur comme ça, raconte Mathis Audet, un jeune hockeyeur de 14 ans qui s’est procuré une glace synthétique cet été pour compenser l’absence de camps d’entraînement.

Mathis Audet.

Mathis Audet s'était rigoureusement préparé en vue de la saison de hockey.

Photo : Radio-Canada

Mme Landry-Allard, elle-même mère d’une jeune hockeyeuse, croit que les impacts liés à la suspension des matchs et des entraînements d’équipe vont au-delà du simple besoin de bouger.

[Au hockey, les jeunes] apprennent des valeurs de santé et de dépassement de soi, soutient-elle.

L’arrêt de la saison de hockey signifie également un lieu de socialisation de moins pour les jeunes.

En équipe, on se fait des amis, c'est cool! Ça m’a amené de la confiance en moi, relate la fille de Mme Landry-Allard, Emma Henry, âgée de 10 ans.

Emma Henry

Emma Henry dit préférer faire du sport en équipe que seule.

Photo : Radio-Canada / Pierre Cotton

Pour maintenir le contact entre les jeunes et les garder en forme, l’Association de hockey mineur lancera des idées d’activités virtuelles en attendant la fin octobre, où l’avenir de la saison sera réévalué.

On va leur lancer des défis à faire seul ou dans leur bulle familiale à la maison, ça peut être des challenges de hockey ou des petits entraînements, précise Josianne Landry-Allard.

Bien qu’incertaine de la tournure des prochaines semaines, l'Association espère tout de même pouvoir tenir le 40e Tournoi atome à Carleton-sur-Mer en janvier, si le nombre de cas de COVID-19 diminue et si Hockey Québec le permet.

D'après un reportage de Pierre Cotton

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