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Deux éclosions de COVID-19 à l'hôpital de l'Enfant-Jésus

La façade en briques d'un hôpital avec, en arrière-plan, une grue de chantier

L'hôpital de l'Enfant-Jésus fait face à deux éclosions.

Photo : Radio-Canada / Sébastien Tanguay

Le CHU de Québec confirme deux éclosions à l'hôpital de l'Enfant-Jésus. Une quinzaine de membres du personnel et une douzaine de patients ont contracté le virus.

La direction du CHU de Québec assure que les éclosions sont maintenant « sous contrôle » et que les employés touchés ou ayant été en contact avec des cas positifs ont tous été mis en quarantaine.

Une éclosion a notamment pris naissance au deuxième étage de l'hôpital, dans une zone chaude dédiée aux patients atteints de la COVID-19. Dix soignants ont reçu une confirmation qu'ils avaient été infectés par le coronavirus.

L'autre éclosion a éclaté dans une unité de gériatrie au quatrième étage. Il ne s'agit cependant pas d'une unité sous la direction du CHU de Québec, mais bien du CIUSSS de la Capitale-Nationale. Douze patients y ont contracté la maladie, ainsi que cinq employés.

Toujours en ajustement

Des enquêtes épidémiologiques sont en cours afin de connaître le type de transmission responsable de ces éclosions. Il y a deux semaines, la directrice des soins infirmiers du CHU de Québec, Brigitte Martel, disait craindre particulièrement la transmission communautaire.

Une fois entré dans l'hôpital par du personnel infecté dans la communauté, le virus risquait particulièrement de se transmettre de soignant à soignant, disait-elle. La faiblesse du réseau résidait essentiellement dans les salles de repas, de repos et lors du covoiturage.

À ce sujet, la direction du CHU de Québec admet qu'elle adapte toujours ses pratiques. Il est important de rappeler que nos hôpitaux n’ont pas été conçus dans une perspective de distanciation physique de deux mètres, écrit Jean-Thomas Grantham, conseiller en communication au CHU de Québec.

Par exemple, nous sommes à répertorier l’ensemble des bureaux laissés vacants par le télétravail afin de donner accès aux employés présents à des espaces pour leur pause-repas, ajoute-t-il.

Même son de cloche de Nancy Hogan, présidente du syndicat interprofessionnel du CHU de Québec. Selon elle, la contiguïté des locaux rend difficile le maintien de la distanciation demandé dans l'établissement.

Qu'est-ce qui pourrait être fait? C'est assez difficile parce que déjà, dans l'Enfant-Jésus, on manque de locaux. Il n'y a pas de locaux disponibles. La seule chose à faire c'est de mettre moins de monde dans les salles à café mais où on va mettre les gens pour qu'ils se reposent, j'en ai aucune idée-là.

Nancy Hogan, présidente du syndicat interprofessionnel du CHU de Québec

M. Grantham assure cependant que, dans le cas de l'unité COVID-19, où une éclosion a lieu, les lieux ont été aménagés afin de respecter les mesures sanitaires.

Plusieurs éclosions

L'hôpital de l'Enfant-Jésus est le deuxième milieu de soins désigné COVID-19 à déplorer des éclosions en ses murs. L'Institut de cardiologie et de pneumologie de Québec est en effet aux prises avec une importante progression du virus depuis déjà plusieurs semaines.

Un dépistage massif aura lieu en début de semaine prochaine pour tous les employés de l'Institut. Plus de 80 membres du personnel ont été contaminés au SRAS-CoV-2 depuis septembre.

Des éclosions avaient également été rapportées à l'hôpital du Saint-Sacrement il y a deux semaines. Les personnes touchées avaient alors été transférées vers des hôpitaux désignés COVID-19.

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